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Cinéma 2001

 
Cinéma 2001 Cinéma 2001 Cinéma 2001 Cinéma 2001

UN MILLESIME D'EXCEPTION

Amélie Poulain2001 aura été une année exceptionnelle pour le septième art, à tous les points de vue :

fin d'une longue bouderie entre les spectateurs et le cinéma français, film au succès incroyable, fréquentation record, films de qualité.

Quatre films français ont franchi cette année la barre des 5 million d'entrées. 19 sont millionaires.

Autant dire : un cru exceptionnel.

On n'avait pas vu un tel phénomène depuis .1947, avec cette année-là "Quai des Orfèvres", "Bataillon du ciel", "Rebecca", "Qui sonne le glas" et "Monsieur Vincent".

C'était l'époque où le cinéma français refaisait surface, deux ans après la fin du second conflit mondial.

Un sentiment comparable de renaissance, toutes proportions gardées, après une année marquée par les attentats du 11 septembre, les évènements tragiques de Toulouse .

Jamais les entrées n'avaient été aussi bonnes, et ce, des deux cotés de l'Atlantique.

Aux Etats-Unis, les américains ont eu besoin de se changer les idées suite aux attentats, et se sont rués en masse dans les salles.

En France, la fréquentation pourrait atteindre près de 185 million de spectateurs. Un chiffre à mettre en rapport avec l'indice de satisfaction du public : 89,4 % des spectateurs se disent satisfaits après avoir vu un film français. Du jamais vu !

ChaosMais la question demeure : pourquoi une apothéose maintenant et pas avant ? S'agit-il d'une coïncidence sans lendemain ? Principal facteur : la spontanéité inhérente à chaque film.

Même pour un film commercial comme "La vérité si je mens 2", les acteurs, les réalisateurs, les producteurs ont fait preuve de sincérité autour de projets qui n'étaient pas forcément gagnés d'avance.

Tous les professionnels ont investi dans les genres le plus divers (film de genre, film d'auteur .). Le public ne s'y est pas trompé.

Désormais le cinéma français fait jeu égal avec Hollywood, après des années moroses où seuls quelques cinéastes faisaient exception : Jean-Marie Poiré et ses "Visiteurs", Francis Veber et son "Dîner de cons" ou encore Luc Besson qui baignait dans son "Cinquième élément".

Talent et travail ont été récompensés à leur juste mesure.

Hélas, les récentes déclarations de Jean-Marie Messier, patron de Vivendi-Universal, laissent augurer un désengagement de Canal plus (sans qui bon nombre de films français ne verraient pas le jour) dans les années à venir.

La fin d'un rêve, d'une parenthèse enchantée ?

- @ir-V Trocc@z -

 

 
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Rédaction : Rémi Morv@n, @ir-V Trocc@z

Graphisme : @ir-V Trocc@z - Copyrights 1998 - 2001