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KILOS,
BOULOT, LIBIDO @@@

- Globalement,
le film de Sharon Maguire reste fidèle à l'esprit du livre,
non sans certaines compromissions
Fidèle
au proverbe, "le malheur des uns fait le bonheur des autres",
"le journal de Bridget Jones" tente de faire rire
les spectateurs des questions existentialo-romantiques d'une
trentenaire anglaise.
La recette a fait ses preuves aussi bien sur le petit ("Ally
McBeal", "Sex and the city") que sur le grand écran (Hugh
Grant, trentenaire désespéremment solitaire dans "Notting
Hill" et "4 mariages et un enterrement").
Il
demeurait donc logique de confier l'adaptation du célèbre
livre d'Helen Fielding à l'équipe des films précités.
Difficile
de transposer à l'écran un roman qui s'est vendu à plus
de quatre millions d'exemplaires dans le monde: un lecteur
passionné est un spectateur d'autant plus exigeant.
Globalement,
le film de Sharon Maguire reste fidèle à l'esprit du livre,
non sans certaines compromissions: quasi-absence de voix
off (prépondérante dans le livre), seconds rôles inexistants
et mise en scène sans relief desservent le film.
Ces réserves mises à part, le spectateur est heureux de
retrouver la "patte" du scénariste Richard Curtis ("4 mariages
et un enterrement", "Coup de foudre à Notting Hill").
Au programme: dialogues ciselés, personnages loufoques et
situations hilarantes: la caserne des pompiers, la soupe
bleue et les déguisements demeurent autant d'instants hilarants.
- Le
spectateur rit à gorge déployée et craque devant cet adorable
chou à la crème au parfum de névrose.
Le
scénario décline l'humour sous toutes ses formes, du grivois
au subtil.
Aux cotés d'un Colin Firth insipide, Renée Zellweger et
Hugh Grant enflamment l'écran. Ce dernier continue de perfectionner
sa facette romanesque, usant de son charme pour mieux se
faire détester par la suite.
Jouant
à merveille sur les deux tableaux attraction-répulsion,
l'acteur de "4 mariages et un enterrement" excelle et affine
de film en film son jeu déjà subtil.
Bridget
Jones existe grâce à la craquante Renée Zellweger, dont
le franc-parler et les bafouillements (qui lorgnent justement
du coté d'Hugh Grant) font merveille.
Naturelle
et rayonnante, la texane irradie et confirme tout le charme
et l'immense talent qu'elle dévoile depuis sa composition
dans "Jerry Maguire".
Son plaisir à interpréter Bridget Jones transparaît à l'écran:
le spectateur rit à gorge déployée et craque devant cet
adorable chou à la crème au parfum de névrose.
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@ir-V Trocc@z -
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