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L'été américain 2001

L'été américain 2001

L'été américain 2001

Intelligence Artificielle (A.I)

Site officiel

L'été américain 2001

Intelligence Artificielle (A.I)

Intelligence Artificielle (A.I)
    • Intelligence Artificielle (A.I)
      USA / 2001
      Sortie en France le 24 octobre 2001
    • Fiche technique
    • Production : Warner, DreamWorks et Amblin Réalisation : Steven Spielberg
    • Scénario : Steven Spielberg d'après la nouvelle de Brian Aldiss
    • Photo : Janusz Kaminski
    • Montage : Michael Kahn
    • Musique : John Williams
    • Effets spéciaux : ILM
    • Durée : 145 mn
    • Metrage : 3994.56
    • Distribution : Warner Bros

    DISTRIBUTION

    • Haley Joel Osment (David)
    • Jude Law (Joe)
    • William Hurt (Professeur Hobby)
    • Frances O'Connor (Monica)
    • Jack Angel (voix off en V.O)

Synopsis

Dans un futur où les robots vivent avec l'homme, le Pr. Hobby crée David, un enfant-robot doué de sentiments. Adopté par un couple, David finit par être abandonné à cause des machinations de son "demi-frère" jaloux. Banni, il se tourne vers ses semblables et entame un périlleux voyage à la recherche de son identité et de sa part d'humanité...

 

Revue de détails

Références

Les références sont légions dans "Intelligence Artificielle". A commencer inévitablement par les citations plus ou moins directes à Stanley Kubrick, qui voulait adapater le film avant sa mort: "2001, l'odyssée dans l'espace" ou encore "Orange mécanique". Le dessin-animé "Il était une fois l'Espace" traite étrangement d'un sujet similaire sur le combat entre l'Homme et la machine. Sans omettre "Blade Runner" de Ridley Scott (Rouge city), "Star trek" (l'enseignement par les robots) ou encore "Sleepy Hollow" de Tim Burton (la chasse aux robots). Spielberg se permet même le luxe de s'auto-référencer : "1941", "Rencontre du troisième type" ou encore "E.T".

Marketing intelligent

Intelligence Artificielle (A.I) A l'instar du "projet Blair Witch", Spielberg exploite à fond les ressources d'Internet. Un système de marketing qui n'est pas sans rappeler celui du "projet Blair Witch" Toute l'histoire du marketing d'"Intelligence artificielle" remonte à la première bande-annonce du film diffusée sur Internet et au cinéma: des fans auront noté au générique le nom de Jeanine Salla. Cette dernière est créditée en tant que "thérapeute des machines douées de sensibilité" !

Naturellement, les cinéphiles assoiffés de nouvelles fraîches tapent le nom de "Jeanine" dans les moteurs de recherche. Résultat de leur investigation: plusieurs sites mystérieux, comme la page personnelle de la famille Salla. Ce même site renvoie à un autre sur un homme, Evan Chan, mort mystérieusement. Un lien pointe vers son lieu de travail, son rapport d'autopsie et ainsi de suite .

Un système qui n'est pas sans rappeler celui du "projet Blair Witch", film le plus rentable de l'histoire du cinéma, qui détournait habilement Internet pour en faire un efficace moyen de promotion. De cette situation découle la création de groupes de discussions et de sites qui relaient les infos toutes fraîches. Des indices apparaissent peu à peu : les robots en liberté sont recensés, l'association In Our Image milite pour la cohabitation entre robots et humains tandis qu'une agence est chargée de traquer les Intelligences Artificielles criminelles.

La frontière entre promotion et jeu virtuel demeure ténue. Les adresses e-mails et les numéros de téléphones mentionnés sur les sites miroirs fonctionnent réellement ! Mieux encore: les adresses e-mails et les numéros de téléphones mentionnés sur les sites miroirs fonctionnent réellement ! Ne vous amusez pas à laisser votre numéro de téléphone sur le site de la milice anti-robots par exemple: vous risqueriez de recevoir un appel intimidant. Mais qui se cache derrière toute cette machinerie ?

Dreamworks, le studio de Spielberg, dément avoir organisé le tout. Seul le distributeur Warner reconnaît la forte probabilité que Spielberg soit à l'origine de cette stratégie. Dans tous les cas le semi-échec d' "Intelligence Artificielle" aux Etats-Unis semble marquer les limites de l'opération marketing. Dommage au regard de la réussite de l'ensemble.

 

Critique

ALLO MAMAN ROBOT @@

Intelligence Artificielle (A.I) Kubrick et Spielberg sont des réalisateurs de renoms mais aux antipodes l'un et l'autre.

Et quand le chouchou du public décide d'accéder aux dernières volontés du maître en mettant en image son dernier projet, qu'est-ce que cela peut donner ?

"A.I" est un film somme, un film hybride où les maladresses côtoient les fulgurances. D'une brillante études de moeurs autour de l'adoption d'un enfant-robot, le spectateur passe à un pseudo-pinocchio matiné de "Blade Runner" pour terminer par un hommage inopportun et raté à "2001, odyssée de l'espace". Spielberg n'avait plus écrit de scénario depuis "Rencontre du Troisième Type". Les 25 ans d'abstinence se traduisent à l'écran par une narration heurtée entre scènes trop explicatives et ellipses mal venues. Scènes trop explicatives et ellipses mal venues.

Résultat : le spectateur est perdu et n'a plus qu'à contempler les images, par ailleurs très belle, d'une mégalopole futuriste. C'est mince.

Au rayon interprétation et autour de la comète Haley, le reste de la distribution a bien du mal à exister. Jude Law en mecha american gigolo demeure plus ridicule que drôle. La présence de son personnage est des plus discutables au contraire du savant fou campé par William Hurt sacrifié au montage.

"A.I" est une oeuvre sous influence, d'un réalisateur qui, par peur de se faire manger tout cru par son sujet, est revenu à ses plus grands travers de cinéaste (mièvrerie et démagogie). Un film qui aurait sans doute du rester à l'état de projet mais qui mérite tout de même le coup d'oeil ne serait-ce que pour entrevoir ce que l'oeuvre aurait pu être entre les mains du maître.

- @nthony Delmé -

 

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