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L'été américain 2001

L'été américain 2001

L'été américain 2001

Atlantide

Site officiel

L'été américain 2001

Atlantide
    • Atlantide, l'empire perdu ("Atlantis, the lost empire)
      USA / 2001
      Sortie en France le 21 novembre 2001

Synopsis

Babylone, tu déconnes. Milo Thatch est cartographe, mais comme il est jeune, empoté et qu'il prétend démontrer l'existence de la mythique cité d'Atlantis, personne ne le prend très au sérieux. Personne sauf Preston Whitmore, millionnaire excentrique qui a connu son grand père et lui a promis de découvrir la cité engloutie. Ni une ni deux, Thatch part en expédition dans un sous-marin high-tech accompagné d'un équipage de mercenaires plus caricaturaux les uns que les autres.

 

Revue de détails

Atlantide Mythe ou réalité ? Continent virginal ou cité maudite enfouie sous les eaux à, le destin de l'Atlantide fascine l'homme depuis l'Antiquité. Le philosophe grec Platon ("L'apologie de Socrate") fut le premier à rapporter l'histoire de l'Atlantide dans deux de ses dialogues : le Timée et le Cristias. Au fil des siècles, diverses théories ont situé l'Atlantide au milieu de l'Atlantique, en Islande, dans le Caucase, au Bénin ou encore en Crète. Rien que çà. Plus récemmment, en 1882 précisément, Ignatius Donnelly publie Le Monde antédiluvien qui devient une bible pour tous ceux qui veulent croire à l'existence de l'Atlantide. Selon ce dernier, la citée engloutie est le berceau de notre civilisation. Depuis, le mythe n'a cessé d'inspirer de nombreux auteurs tels que Jules Verne, Arthur Conan Doyle ou encore H.G. Wells. En ce qui concerne l'idée d'un film à proprement parlé, il faur remonter à 1992. A l'automne 1996, le projet est confié au duo de réalisateur Gary Trousdale-Kirk Wise, qui vient de signer Le Bossu de Notre-Dame (The Hunchback of Notre-Dame), hit planétaire.

L'animation proprement dite débute en 1997. Près de 350 artistes, animateurs et techniciens sont réquisitionnés pour le projet, en Californie et à Paris. De mai 1999 à novembre 2000, les membres du Walt Disney feature animation France ont peint 213 des 1392 décors du film. De plus, le personnage d'Helga Sinclair a été totalement créé et supervisé, toujours à Paris, par Yoshimichi Tamura.
Et le projet apparait très vite ambitieux : avec plus d'une dizaine de rôles principaux, Atlantide, l'empire perdu (Atlantis, the lost empire) est l'un des films Disney où apparaissent le plus de personnages. Les effets spéciaux du film ont, pour leurs parts, nécessité l'élaboration de 362 plans à effets numériques, mobilisant une équipe de 22 spécialistes de l'animation par ordinateur. Rien que çà. Bref, entre l'idée d'origine et la sortie en salle, près de nuf ans se sont écoulés.

Les animateurs ont ajouté une difficulté supplémentaire en réalisant un film au format Cinémascope. Plus large de 30% par rapport à un écran traditionnel, il permet une vision panoramique plus importante et met les décors en valeur.Avant Atlantide, on compte très peu de films en Scope : La Belle et le Clochard (Lady and the Tramp), La Belle au bois dormant et 1001 Pattes (A Bug's Life). Ne reculant devant aucune difficulté, les réalisateurs n'ont pas hésité à imaginer une nouvelle langue de A à Z pour les besoins du film. Une tâche confiée au linguiste Marc Okrand, créateur de la langue vulcain dans Star Trek 2: la colère de Khan (Star Trek 2). Marc Okrand s'est basé sur les langues indo-européennes pour fabriquer un alphabet de 29 lettres et de 10 allant de 0 à 9.

 

Critique

 

ATLANTIDE, LE PIRE PERDURE @

AtlantideDepuis Platon (dont une citation ouvre le film), l'Atlantide n'a jamais rien donné de très probant sur le plan scientifique comme sur le plan artistique. On peut s'étonner que ce mythe pourtant riche de fantasmes historiques n'ait jamais inspiré de manière très heureuse le cinéma, et ce n'est pas ce dernier né des studios Disney qui changera la donne. L'animation et les graphismes laissent dubitatif.

En comparaison, la vision de la récente édition DVD de Blanche Neige et les Sept Nains (film qui date quand même de 1937), donnerait presque l'impression qu'on a régressé techniquement depuis. L'esthétique du film accouche ainsi d'une Atlantide qui ressemble vaguement à une vieille cité aztèque, et les atlantes parlent anglais couramment par un miracle linguistique comme seuls les scénaristes Disney peuvent oser l'imaginer.

Les raccourcis de ce genre semblent d'ailleurs avoir été érigés en cahier des charges par les pontes de la production : un livre donne l'emplacement précis de la cité, un sous-marin y va en dix minutes et les atlantes accueillent les visiteurs à bras ouverts. La suite ne s'embarrasse pas non plus de subtilités (les méchants qui ne pensent qu'à leur profit personnel contre les gentils humanistes), on cherchera plutôt du côté des jeux vidéo et de Indiana Jones and the fate of Atlantis, passionnante enquête archéologique et ludique, pour trouver quelque chose de consistant inspiré par l'Atlantide. Pas de quoi s'emballer au sujet du nouveau Disney, donc, mais les enfants y trouveront leur compte grâce à un humour omniprésent et les adultes (qui les accompagnent) ne risquent pas d'être horripilés par les "jolies" chansons habituelles, car au moins Atlantide est construit comme un véritable film d'aventures. Pas de statues ou de chaises se mettant à danser et chanter au beau milieu d'une conversation, c'est toujours ça de sauvé.

- L@urent C@mite -

 

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