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L'été américain 2001

L'été américain 2001

L'été américain 2001

Ghost of mars

Site officiel

L'été américain 2001

Ghost of mars
    • Ghost of mars
      USA / 2001
      Sortie en France le 21 novembre 2001

Synopsis

Sur une île isolée, près de la côte anglaise, à la fin de la seconde guerre mondiale, une jeune femme attend en vain le retour de son mari, parti au front. Grace (Nicole Kidman), élève seule ses deux enfants qui souffrent d'une singulière maladie : la moindre exposition à la lumière du jour leur serait fatale.

Ils vivent seuls dans l'obscurité d'un grand manoir aussi sombre qu'énigmatique, et se plient à des règles étranges et oppressantes, presque religieuses ("N'ouvrez jamais une porte sans avoir verrouillé la précédente.").

Seuls. jusqu'au jour où Grace doit engager un groupe de serviteurs pour tenir la maison. Leur arrivée va accidentellement briser les règles, entraînant d'inhabituels évènements ...

 

Revue de détails

Ghost of mars Voilà bien longtemps que John Carpenter n'a pas obtenu de grand succès public ni critique, depuis "L'antre de la folie" en 1993. Le tournage de Ghosts of Mars a débuté le 7 août 2000 près de la ville d'Albuquerque, au Nouveau Mexique, sur les terres sacrées d'une tribu indienne. L'occasion pour le réalisateur de respecter les traditions : la veille du début du tournage, John Carpenter a décidé d'organiser une prière dédiée aux traditions locales et à l'esprit des lieux. Une cérémonie très spéciale, présidée par un sorcier indien, qui bénit les décors.

L'équipe technique et artistique s'en souvient encore ...

Quant au casting à proprement parlé, Carpenter eu quelques difficultés. Alors que le réalisateur avait depuis longtemps jeté son dévolu sur l'ex chanteur de Nirvana, Courtney Love, (dans le rôle de Melanie Ballard), cette dernière se blesse à la cheville quelques semaines seulement avant le début du tournage. Solution de rechange et de dernière minute adoptée par le cinéaste : l'actrice d'origine canadienne Natasha Henstridge ("La mutante"), manquant du même coup les semaines de préparation physique qui avaient précédé les premières prises de vue. Restait le personnage de Jericho Butler, incarné par le britannique Jason Statham (Arnaques, crimes et botanique et Snatch de Guy Ritchie). Le comédien avait été découvert par le mari de Madonna lors d'une promenade à Londres, alors qu'il n'était à l'époque que vendeur de bijoux. A noter également que Jason Statham fut champion de plongée en Angleterre. Des aptitudes qui ont largement eu de l'attrait lors de la préparation physique du film de Carpenter.

 

Critique

 

UN MARS ET CA NE REPART TOUJOURS PAS @

Ghost of marsDans une année de cinéma qui n'en finit plus d'apporter son lot de grosses déceptions, je voudrais le dernier Carpenter. Bonne pioche. Ghosts of Mars se déroule donc sur la planète rouge au XXIIème, mais autant vous dire tout de suite que l'illusion ne fonctionne pas très bien et qu'on sent beaucoup plus l'atmosphère d'un studio de cinéma en 2001, éclairé à grands renforts de poussière rougeâtre (un moyen comme un autre de masquer la pauvreté des décors, pour le coup on est bien dans l'esprit de la série B). Dans un monde où les femmes ont pris le pouvoir (quelle audace, scénaristes !), le lieutenant Melanie Ballard (la mutante Natasha Henstridge) mène sa petite troupe vers une base martienne pour y récupérer le tueur fou James "Desolation" Williams (un surnom terrifiant, en effet) joué par le sympathique rappeur Ice Cube. A leur arrivée, aucune trace de vie, des gens mutilés et pendus un peu partout et le criminel qui attend sagement dans sa cellule. Comme le film s'appelle Ghosts of Mars et qu'on connaît bien nos classiques, on se doute que ça ne va pas chasser l'homme ou plutôt que les traqueurs vont vite se retrouver traqués. Malgré quelques ingrédients indéniablement savoureux (musique heavy-metal bien sentie, premières minutes oppressantes, martiens punks.), le film ne fait pas illusion bien longtemps.

A la première apparition du mort vivant en chef (le bien nommé Big Daddy Mars), on se demande franchement ce qu'on est venu faire dans cette galère. On peut bien sûr en rire, on peut aussi regretter qu'à la différence de The Thing le film exploite si mal l'idée de l'esprit voyageant d'un corps à l'autre. Raté dans son aspect survival horror (ça ressemble assez à un mauvais jeu vidéo), Ghosts of Mars l'est aussi dans sa dimension parabolique. On devine derrière la morale western de Carpenter une ébauche de discours politique (le colonialisme latent de certains personnages, "ce n'est plus leur planète maintenant, c'est la nôtre !", ce genre.), mais à l'instar de Tim Burton transformant la philosophie historico-sociale de La Planète des Singes en bête film d'action hollywoodien, Carpenter se contente d'enchaîner platement bastons et explosions, le montage en flash-back ne sauvant pas grand chose à l'affaire. Mais si le réalisateur n'a plus livré de bons films depuis L'Antre de la Folie en 93, il n'en reste pas moins qu'un mauvais Carpenter vaut toujours mieux qu'un blockbuster moyen.

- L@urent C@mite -

 

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