L'été américain 2001

L'été américain 2001

L'été américain 2001

Shrek

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L'été américain 2001

 

Shrek

    • Shrek
      USA / 2001
      Sortie en France le 4 juillet 2001
    • Fiche technique
    • Réalisation : Andrew Jackson, Vicky Jenson
    • Production : DreamWorks, PDI
    • Scénario : Ted Elliott, Terry Rossio,, Joel Stillman, Roger Schulman d'après le livre de William Steig
    • Montage : Sim Evan Jones
    • Musique : Harry Gregson Williams, John Powell
    • Durée : 90 mn
    • Metrage : 2462.40
    • Distribution : UIP

    DISTRIBUTION

    • Avec les voix de :
    • Mike Myers / Alain Chabat (Shrek)
    • Eddie Murphy / Med Hondo (L'âne)
    • > Cameron Diaz / Barbara Tissier (La princesse Fiona)
    • John Lithgow / Philippe Catoire (Lord Farquaad)

Synopsis

L'ogre Shrek, monstre vert, cynique et malicieux, voit sa tranquilité perturbée par l'arrivée de créatures féériques bannies par le méchant Farquaad.

Il conclut un accord avec ce dernier, promettant de délivrer sa princesse Fiona des griffes d'un dragon.

Mais la belle cache un secret qui va entraîner tout le monde dans une grande aventure.

 

Revue de détails

Shrek "Shrek", adaptation d'un livre pour enfants de William Steig, signée par les scénaristes Roger Schulman, Ted Elliott ("Aladdin"), a été sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes 2001. Un évènement : depuis 1974 ( "Les neufs vies de Fritz le chat"), aucun dessin-animé n'avait été sélectionné sur la croisette. Une sélection qui confère à Dreamworks et PDI un certain prestige et doit certainement faire rager ... Disney.

Une sorte de reconnaissance de cette nouvelle forme d'expression du septième art. projet est incontestablement un des plus couteux pour l'ex-Mr Disney Jeffrey Katzenberg, qui a rejoint l'écurie DreamWorks SKG, société de Steven Spielberg, qui a notamment produit "American Beauty". Pour l'occasion, le studio s'est associé à Pacific Data Images, les créateurs de Antz. Incontestablement les producteurs n'auront aucun mal à vendre ce qui est devenu le dessin animé le plus attendu de l'année. Le nouveau Disney, "Atlantide", devraot en toute logique en faire les frais.

D'un strict point de vue technique, plusieurs méthodes ont été utilisées, dont bon nombre sont issues du jeu vidéo. Pour le personnage principal, Shrek, les créateurs ont d'abord constitué son squelette, puis ses muscles avant de le recouvrir de sa peau verte.

En mettant tous les atouts de son côté (technologie de pointe, humour irrévérencieux, bande-originale très rock...), "Shrek" rique bien de terminer en tête du box-office de l'année, devant "Pearl Harbor"et "Tomb Raider". Au départ, une version en technologie MAX avec une fin différente devait être sortie pour Noël 2001, mais cette dernière a finalement été annulée. Suite à ce carton des deux côtés de l'Atlantique (le film a déjà accumulé 230 millions de dollars aux Etats-Unis), une suite est d'ores-et-déjà prévue.

 

Critique

 

CONTE D'EFFETS @@

Shrek- "Les ogres, c'est comme les oignons, ça a plusieurs couches..."

"Shrek", premier dessin animé sélectionné à Cannes depuis "Fritz the cat" en 1973, débarque enfin sur les écrans français. Le dernier né des studios d'animation Dreamworks, auteur du déjà excellent "Fourmiz", passe ici à la vitesse supérieure, du moins dans sa forme.

Rarement une oeuvre d'animation aura été aussi réaliste notamment dans l'expression des personnages. Shrek et ses collègues grimacent à foison. On est bien loin des visages monolithiques des "Toy Story" et consorts. Pour illustrer ces prouesses visuelles, les scénaristes ont opté pour une histoire des plus classiques en narrant le sauvetage d'une princesse par un ogre.

Si classique est l'histoire, son traitement l'est beaucoup moins. Dans "Shrek", on pète, on rote à loisir. Surtout, on brocarde joyeusement toute l'imagerie enfantine. L'univers des contes de fée en particulier ceux estampillés Disney en prend pour son grade. Certaines oeuvres du cinéma classique ne sont pas épargnés notamment le "Robin des Bois" d'Errol Flyn ou plus récemment "Matrix". Un final des plus sirupeux: dommage ... La parodie est portée à son paroxysme dans la première partie: à mesure que l'histoire se déroule "Shrek" se fait moins insolent pour se clore sur un final des plus sirupeux. En voulant contenter adultes et enfants, les scénaristes ont préféré revenir aux vieilles bases qui font le succès des contes.

Résultat, le "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" est ici de mise. Dommage. Quoi qu'il en soit et malgré cette baisse de régime, la dernière production Dreamworks par son insolence si atypique dans l'animation américaine est appelée à devenir un des fleurons du genre.

- @nthony Delmé -

 

 

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