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LA NIECE QUI EN SAVAIT TROP @@@

L'histoire:
Oakley est suspecté être l'assassin de plusieurs riches veuves. Il se réfugie chez sa soeur, qui est persuadée
de son innocence. Charlie, sa nièce, commence à le soupçonner
d'être l'auteur de ses meurtres lorsqu'un détective, Jack
Graham, arrive en ville pour enquêter. Découvert, Oakley
tente de supprimer la jeune fille.
- Le
film préféré d'Hitchcock, mais pas
forcément son meilleur
Réalisé
un an seulement après "La cinquième colonne",
"L'ombre d'un doute" repose sur une solide intrigue
policière et un scénario subtil.
La
mise en scène, maîtrisée de bout en
bout, et l'usage d'éléments du décor
symboliques (l'escalier) autorise de multiples lectures
du films.
Tout
comme "Manhattan" concentre les thèmes
chers à Woody Allen, "L'ombre d'un doute"
stigmatise les obsessions d'Alfred Hitchock.
Son
sens aigu du détail distille dans les moindre recoins
(voir le café tea-Two) un jeu délibéré
sur le dédoublement (deux enfants, deux détectives
...) dont le cinéaste était coutumier ("Psychose",
"Rebecca", "Vertigo" ...).
Ce
thème du double se prolonge même au travers
du nom des personnages: l'oncle Charly et sa nièce
Charlie.
La
psychologie trouble des personnages principaux joue parfaitement
sur le phénomène attraction-réplusion.
Film
préféré d'Hitchcock, "L'ombre
d'un doute" examine subtilement les liens inextricables
entre le bien et le mal.
La
perfection n'étant pas de ce monde, on pourra simplement
émettre quelques réserves.
"L'ombre
..." ne possède pas le charme de "Vertigo"
ou des "Oiseaux" ("The birds"), la mécanique
implacable qui tient le spectateur en haleine, le
suspens qui a fait toute la réputation du réalisateur
de "L'homme qui en savait trop".
Thriller
exaltant, "L'ombre d'un doute" n'en reste pas
moins un film majeur, qui influencera un certains nombre
de cinéastes contemporains.
Les thèmes comme l'ambiance annoncent "Blue
Velvet" de David Lynch ou encore "L'homme qui
n'était pas là" ("The man who was'nt
there") des frères Coen.
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@ir-V Trocc@z -
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