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Tous
les secrets du tournage de "Moulin Rouge" en 4 parties: repérages,
musique, décors, costumes...

L'intrigue
de "Moulin Rouge" s'inspire librement du mythe d'Orphée, ce jeune poète-musicien
qui descendit aux enfers à la recherche de l'amour parfait.
Une
démarche qui n'est pas sans rappeler celle des frères Coen, qui avaient
remis au goût du jour l'Odyssée d'Homère.
Dans
"Moulin Rouge" Orphée prend les traits du poète du poète Christian,
incarné à l'écran par Ewan McGregor. L'amour passionné de ce dernier
pour Satine aura hélas une fin tragique. Ce mythe ne pouvait qu'attirer
Baz Luhrmann, réalisateur de "Roméo + Juliette", au style très théâtral.

- Lurhmann
voulait créer un monde intense, plus grand que nature
Après
avoir décidé que son "Rideau rouge" comme il l'appelle, se lèverait
cette fois sur un musical, Luhrmann commença le développement de "Moulin
Rouge" avec deux de ses plus proches collaborateurs.
Sa
démarche première: se rendre à Paris afin de rédiger un script, se pénétrer
de l'ambiance de la capitale de la France et surtout de recueillir un
maximum d'informations sur la vie parisienne à la fin du XIX ème siècle.
Dans
cette optique Baz Luhrmann et ses collaborateurs se documentèrent sur
tout ce qui pouvait servir leur projet, du cancan à Toulouse Lautrec
sans omettre les écrivains et autres chroniqueurs qui évoquèrent dans
une prose le Paris by night fin de siècle.
Immédiatement
le réalisateur fut intéressé par la dimension sociale du célèbre cabaret.
Quel autre lieu aurait permis à de riches bourgeois de côtoyer des ouvriers,
des danseuses et des artistes bohèmes ?
Luhrmann souhaitait donc dépeindre au mieux une société à un temps défini,
comme l'avait si bien réussit James Cameron dans "Titanic".
Au
retour de ce voyage, l'assistante Catherine Martin réalisa une véritable
synthèse des informations recueillies à Paris pour les traduire en décors
et en costumes.
Au
lieu de coller étroitement à la réalité historique, Catherine tint davantage
compte du désir de Lurhmann de créer un monde intense, plus grand que
nature.
Une
sorte d'artificialité réaliste, du "Rideau Rouge", qui fut une composante
essentielle de cette création. A travers des références croisées, Lurhmann
dévoile ainsi les personnages et l'intrigue d'entrée de jeu et non par
petites touches discrètes.
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