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La
légende de la bête du Gévaudan
130
victimes en trois ans.
Une
série de meurtres sanglants débute avant la Révolution Française,
en juin 1764. Une paysanne fait paître son troupeau sur
un haut plateau de la région du Gévaudan, lorsqu'elle échappe
de justesse à l'attaque d'un animal "gigantesque". Selon
la vachère, "Il" est plus grand qu'un loup, avec une tête
énorme, une raie noire qui lui court sur le dos, et une
queue touffue.
Ce
qui aurait pu n'être qu'un incident va alors se révéler
être le début d'une effroyable tuerie qui fera près de 130
victimes en trois ans.
Hasard
ou coïncidence ? La bête du Gévaudan s'attaque uniquement
aux femmes ou à de jeunes enfants.
Dès
lors, la peur gagne toute la région: des battues sont même
organisées par le comte de Morangias. La rumeur se répand
dans tout le pays et même jusqu'au roi. Ce dernier décide
alors d'envoyer des soldats afin de tuer la bête. Peine
perdue: les soldats n'attraperont jamais la bête.
- Des
interprétations fantaisistes
Les
interprétations que l'on fit alors de la bête étaient complétement
fantaisistes: pour certains, il s'agissait d'un loup-garou,
pour d'autres d'un ours, ou même un extra-terrestre.
En désespoir de cause, le roi (exaspéré des rumeurs de complot
organisé contre lui) envoie son propre lieutenant de chasse,
Antoine de Beauternes. Ce dernier va abattre un loup énorme,
le fera empailler et le ramènera à Versailles. Histoire
de faire taire les médisants ... Mais le massacre se poursuit
inexorablement.
Ce
n'est qu'en juin 1767 que Jean de Chastel, un homme de la
région, tire et tue un autre loup. Il proclame pourtant
avoir tué la bête du Gévaudan.
A
partir de cette date, plus aucune victime ne sera dénombrée
par les attaques du monstre. Les hypothèses les folles circulent
encore ... D'après des recherches topographiques récentes
sur les lieux et les dates des meurtres, les spécialistes
s'accordent à penser qu'il ne peut pas s'agir d'un loup
en raison des trop grandes distances à parcourir entre chaque
endroit.
Autre
hypothèse: les conflits de religions. Comment en effet expliquer
un tel carnage, quand on sait que toutes les victimes étaient
catholiques ?
Mais
à ce jour, aucune preuve indiscutable n'est jamais venue
éclaircir le mystère.
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