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- Dès
la première semaine, le tournage prend une journée
et demie de retard
Après
deux ans de pré-production, Christophe Gans laisse
tomber son projet de long métrage sur le sous-marin
Nemo. Usé, il contacte son ami François Cognard,
qui lui avait parlé d'un script sur la bête
du Gévaudan: coup de foudre immédiat du réalisateur
de "Crying Freeman".
Christophe
Gans contacte alors Stéphane Cabel, l'auteur du scénario,
pour s'engager dans la réalisation du projet.
Ce dernier démarre très fort: Canal + Ecriture
et Richard Grandpierre, l'un de ses fondateurs, soutiennent
le film.
Et
la création entre temps de la branche de production
StudioCanal France permettra à Gans de disposer de tous
les moyens nécessaires pour mener à bien le tournage.
Ce dernier débute le 14 février 2000. Mais dès
la première semaine, le film prend une journée et
demie de retard. Retard qui va s'accumuler pour porter la
durée du tournage à 23 semaines au lieu des
15 initialement prévues.
Le film est par ailleurs composé de 140 scènes avec vingtaine
de personnages principaux jouant dans 85 décors différents.
Le travail de découpage et de logistique était de ce fait
énorme.
Gans a préféré ne pas couper plusieurs
scènes d'action, afin de préserver l'ambition commerciale
du film. De plus, la venue sur le plateau du maître en chorégraphie
de combat Philip Kwok (qui a travaillé avec Tsui Hark, Chang
Cheh et John Woo) était une chance inestimable pour la qualité
des scènes de combats.
La
post-production: après les problèmes rencontrés
durant le tournage, elle connait elle aussi des difficultés.
Au bout de quelques semaines, David Wu (chef monteur Hongkongais
de John Woo) quitte le projet pour rallier d'autres engagements.
Sébastien
Prangère (jeune monteur français) reprend les rennes. Une
tâche difficile: il a fallu suivre le rythme donné
au film par David Wu, qui allait contre le rythme naturel
des plans.
Enfin,
le retard de la sortie du "Pacte des Loups" est
allongé par la mise en oeuvre d'une nouvelle technique:
l'étalonnage numérique.
Elle
permet de conserver toutes les couches de couleurs sur l'image
après l'incrustation des effets de synthèse, puisque le
film est tiré directement sur support numérique avant d'être
transposé sur la bobine de pellicule destinée aux copies.
Toutes ces avaries cumulées portent à plus
de 50 millions de Francs le dépassement du budget
initial. Un budget pharaonique, dû en partie aux effets
spéciaux pour donner vie à la Bête du Gévaudan.
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