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Acteur,
réalisateur, producteur. Et amoureux de la nature, surtout et
avant tout. Homme surdoué et polyvalent, Jacques Perrin a toujours
réussit ses paris avec "Microcosmos" ou encore "Himalaya".
Des films à priori non-destinés à un large public mais qui ont
obtenu à chaque fois un succès retentissant.
Avec
son dernier film, "Le peuple migrateur", Jacques Perrin risque
bien de renouveler l'exploit .
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comme ciném@: d'où vous est venu l'idée du "Peuple Migrateur "
?
Jacques
Perrin: " alors que je présentais "La 25 ème heure", j'ai
été fasciné par une séquence de vol d'oies. Un reportage de Bill
Lishman. Une version longue aurait été difficilement réalisable.
Je me suis alors penché sur le sujet, dans un désir de comprendre
cet étonnant mystère qu'est le sens inné du déplacement pour survivre".
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Quelles difficultés avez-vous rencontré lors du tournage ?
Jacques Perrin:" la première année de tournage s'est
avérée très difficile, nous avons enchaîné plusieurs échecs d'affilés.
Nous avons beaucoup appris durant cette période grâce à des spécialistes.
Des plates-formes aériennes stabilisatrices ont été
mis au point pour les zones de turbulences. Nous avons également
conçu un spectre de 360 degrés pour obtenir une image plus lyrique.
Résultat: nous avons inventé une autre manière de faire du cinéma,
bien loin des standards Hollywoodiens."
@ A quel genre cinématographique appartient "Le peuple migrateur"
?
Jacques
Perrin:" pourquoi se cantonner aux deux styles cinématographiques
définis depuis plus d'un siècle, à savoir le documentaires et
la fiction ? Une oeuvre est-elle obligée de se ranger dans une
de ces cases ? Il
faudrait inventer d'autres appellations !
Je
décrirais ainsi "Le peuple migrateur" davantage comme une "fiction
naturelle", un "opéra fauve". Pourquoi serait-on tout le temps
obligé d'établir une dramaturgie qui irait du point A au point
B ? Et si les réalisateurs essayaient de donner un regard furtif
sur leurs personnages, de décrire seulement un pan d'une vie ?"
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Quelle ligne directrice avez-vous voulu suivre ?
Jacques
Perrin:"nous
voulions avoir un rapport lyrique avec les oiseaux.
Chacun
avait sa plage de liberté. L'équipe a été élargie à quatorze directeurs
de la photo. Une
première dans l'histoire du cinéma ! Nous
ne cherchions pas obligatoirement un dénominateur commun mais
davantage une harmonie.
"Le
peuple migrateur" ne devait en aucun cas être la perception d'une
seule personne. La seconde équipe a pris ici toute son importance.
Je trouve d'ailleurs que ces derniers ne sont pas souvent mis
en valeur. Un film est un travail d'équipe.
Trop
souvent c'est le réalisateur qui est mis en avant, mais on oublie
les techniciens qui l'ont aidé. Je connais beaucoup de films qui
ne seraient d'éclatantes réussites sans une deuxième équipe ."
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Comment avez-vous opéré pour le montage ?
Jacques
Perrin:" nous avions un peu plus de 300 heures de bande
disponible ! Cependant nous n'avons eu aucune frustration.
Thierry Machadeau, qui a collaboré à la prise de vue, était particulièrement
inquiet sur la forme du film. "Le peuple migrateur"
a réellement pris forme au montage.
Tout
était à ce moment précis remis en cause. Il fallait créer une
nouvelle identité, une nouvelle naissance au film. Une démarche
très particulière: nous devions avec Marie-Josèphe Yoyotte (la
monteuse - NDLR) trouver une clé pour entrer dans le film."
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Propos recueillis par @ir-V Trocc@z -
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