|

|
|
©
Copyrights
1998-2002 - Graphisme : @ir-V Trocc@z
Rédaction L@urent C@mite et @ir-V Trocc@z
|
|

GAZON
MAUDIT @@
Après
le gros score public obtenu par Jet Set, Fabien Onteniente
tente de ramener son équipe au sommet du box-office printemps-été
avec un film similaire dans son principe (deux mecs pas
très futés mais pleins de bonne volonté qui essayent de
se faire une place au soleil), le Tout-Paris étant ici remplacé
par le football et ses nombreux à-côtés.
L'équipe d'Onteniente peut donc difficilement perdre, Coupe
du Monde dans la foulée oblige, d'autant que l'entraîneur
cinéaste dirige ses piliers (Lorant Deutsch et Samuel Le
Bihan, qui ont encore pris de la bouteille), quelques joueurs
travailleurs de fond (Ticky Holgado, Isabelle Nanty, Serge
Riaboukine) sur lesquels on peut toujours compter, de jeunes
pousses prometteurs (Stomy Bugsy) et surtout deux recrues
en forme de pointures que sont Gérard Darmon et Gérard Lanvin,
qui apportent au collectif un salvateur supplément d'énergie
comique.
Du
côté du staff technique, Onteniente et son co-scénariste
Emmanuel Booz enregistre le renfort de Philippe Guillard,
trublion vraiment drôle du service des sports de Canal +,
sans doute pas étranger aux éclats de rire ici plus fréquents
que dans Jet-Set.
Ce
trio magique passe ainsi en revue les multiples dérives
du foot business (pubs ringardes, gloire éphémère, people
envahissant.) au travers d'un scénario solide et même plutôt
complexe pour une production aussi ouvertement populaire,
le tout agrémenté d'intrigues secondaires presque plus réussies
que l'histoire principale (comme cette improbable équipe
féminine entraînée par la gardienne de but passoire Isabelle
Nanty).
Efficace pour tout ce qui concerne l'avant et l'après match,
Onteniente bute comme beaucoup avant lui sur les scènes
purement footballistisques. Certes, les infrastructures
et les supporters du PSG sont là, et Lorant Deutsch ne démérite
pas dans le rôle du nouveau Zidane, toujours est-il que
les nombreux plans éclairs trahissent la non authenticité
des actions présentées sur le terrain.
Quant
au PSG finaliste de la Ligue des Champions avec dix points
d'avance sur le deuxième du championnat, là, on tombe carrément
dans le domaine de la science-fiction.
-
L@urent C@mite -
|