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LA
LEGENDE ALI
17
janvier 1942
Naissance
de Cassius Clay à Louisville dans le Kentucky. A 12 ans, il est
initié à la boxe par un policier irlandais du nom de Joe Martin.
Bon entraîneur, celui-ci va amener Cassius à gagner à l'âge de 16
ans le tournoi de Louisville dans catégorie de lourds légers.
1960
Le jeune Ali (18 ans) remporte le Tournoi des champions à Chicago,
la compétition des Nationales Goldes Gloves (Gants d'Or) et puis
le titre d'Amateur Athletic Union.
1960,
c'est aussi l'année de sa victoire aux jeux olympiques de Rome.
Boxeur, danseur, la finale s'ouvre sur un premier round qui s'apparente
plus à un ballet qu'à un combat. Le jeune Cassius, du haut de ses
dix huit ans, esquive, pare, évite les coups de son adversaire,
le Polonais Zbigniew Pietrzykowski.
Il
en est de même pendant le deuxième round. Au troisième round, il
sera déchaîné. Le boxeur américain s'acharne et explose. A tel point
que son adversaire, bien que toujours debout, le désigne d'un geste
vainqueur, devant une foule survoltée.
29
octobre 1964 Cassius Clay dispute son premier combat professionnel
et le remporte en six rounds sur décision de l'arbitre. Encadré
par son nouvel entraîneur Angelo Dundee, il va développer un style
de boxe bien personnel et participe lui-même à sa propre publicité.
Dès
1964, alors qu'en battant Archie Moore, il devient le principal
challenger officiel du champion du monde en titre Sonny Liston,
il développe son image médiatique. Harangueur de foule, provocateur,
il ne manque pas une occasion de vanter sa puissance, sa boxe et
sa transe poétique dans le combat.
Le
23 février 1964, il obtient son premier titre mondial en défaisant
Sonny Liston. Le lendemain, il reconnaît sa conversion à l'Islam,
et réclame à se qu'on l'appelle désormais Mohamed Ali (« digne des
louanges »). "Cassius Clay est un nom d'esclave. Je ne l'ai
pas choisi et je n'en veux pas. Je suis Mohammed Ali. Ceci est un
nom libre - un nom aimé de Dieu - et j'exige que l'on me nomme ainsi
quand on me parle ou que l'on parle de moi."
Lié politiquement et amicalement avec Malcom X, les deux hommes
se fâchent. Certains de ses supporters, blancs comme noirs, sont
déçus et contestent la profondeur de son engagement. La World Boxing
Association, va jusqu'à refuser la validation du match revanche
contre Liston, prétextant qu'il ne s'est pas battu sous le nom qui
figure sur sa licence.
Fin
64, Ali se rend pour la première fois en Afrique. C'est à cette
même époque qu'il rencontre sa première femme Sonji Roi, laquelle
réclamera le divorce un an plus tard.
1965
Le
match retour entre Liston et Ali est contesté. La victoire éclatante
d'Ali par KO dès le premier round est discutée. L'arbitre n'aurait
pas vu, trop occupé à écarter Ali de son adversaire, un traître
coup qu'il aurait porté à Liston.
Cette
année là, Ali travail sa boxe pour l'essentielle dans des matchs
d'exhibitions. Il remporte tout de même une nouvelle fois le titre
mondial, en mettant KO Floyd Patterson à la douzième reprise. "Je
suis le plus grand, le plus beau, le plus fort !. ". Malgré
ses rodomontades puériles, l'opinion le considère comme un des plus
grand sportif de son temps. et comme un des leaders important de
la communauté noire.
1966
Ali
défend pour la sixième fois son titre et le conserve.
28
avril 1967
Ali refuse officiellement d'aller combattre au Vietnam et réclame
l'obtention du statut d'objecteur de conscience. "Je ne suis
pas en conflit avec le Viet Cong", réplique-t-il à la presse.
Une
cour fédérale siégeant à Houston le juge pour désertion. Le jury,
composé uniquement de blancs, le condamne à cinq ans de prison et
à 10 000 dollars d'amende. Alors qu'il fait appel de la décision,
on lui retire son passeport, l'empêchant ainsi de quitter le territoire.
Etant
reconnu coupable d'un crime sur le territoire américain, Ali est
interdit de combat. Alors qu'il est au sommet de son art, le boxeur
n'a plus le droit d'enfiler les gants. Pour gagner sa vie, il va
donner des conférences dans les établissements scolaires et universitaires.
Il épouse Belinda Boyd et toujours fidèle de l'Islam, il va approfondir
son enseignement.
1970
Alors
que la décision d'appel n'a pas encore été rendue, Mohamed Ali annonce
qu'il prend sa retraite. Il revient sur sa décision quand le jugement
de la cour est cassé à l'unanimité. Ali gagne deux combats par KO,
l'un contre Jerry Quarry et l'autre contre Oscar Bonavena.
Mars
1971
Ali affronte Joe Frazier au Madison Square Garden pour reconquérir
son titre mondial. Il perd sur décision de l'arbitre au bout de
16 rounds.
Juillet
1971
Ali
remporte le titre de Champion d'Amérique du Nord, qu'il défendra
cinq fois jusqu'en mars 1973, où il échouera. En 1973, Ali affronte
le très impressionnant Georges Foreman pour disputer le prestigieux
titre mondial WBA. Le combat, baptisé « The rumble in the Jungle
», a lieu au Zaïre. Il remporte le match et conserve son titre dix
fois de suite. C'est Léon Spinks qui lui reprend en septembre 1978.
Décembre
1981
Mohammed Ali, range définitivement ses gants de boxe dans le casier
de son vestiaire, après sa défaite contre Trevor Burbick. Atteint
de la maladie de Parkinson, Ali va continuer à mener des combats
mais cette fois-ci, ils ne se déroulent plus sur un ring.
1990
Ali
se rend en Irak et obtient la libération de quinze otages. En 1996,
il est convié pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques
d'Atlanta pour allumer la flamme. Il va discrètement mener des activités
humanitaires ou caritatives et va soutenir des institutions, comme
des maisons de retraites juives, des paroisses chrétiennes ou de
nombreux établissements sportifs. Ses actions humanitaires lui valu
de nombreuses distinctions.
Elu
"Personnalité du siècle" par la BBC, "Athlete of
the Century" par Sports Illustrated, il obtient également le
"World sports Award" et le "World Sprotsman of Century".
Personnalité
complexe, autant adulé que détesté, son charisme et sa ténacité
ont fait de lui un personnage mythique de notre Histoire contemporaine.
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J@cques Ligonie -
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