La
BD
Astérix
et Obélix ont été créés en 1959 par
René Goscinny et Uderzo pour le journal
Pilote
Trente
albums ont été publiés à ce jour.
Ces mêmes trente albums ont été traduits
en 57 langues et vendus à 280 millions
d'exemplaires dans le monde entier.
Ce
qui en fait la bande-dessinée la plus
vendue à ce jour devant "Tintin"
et ses 200 millions d'exemplaires Astérix
et Obélix, recordman absolu des ventes,
est une bande-dessinée culte et populaire
dans le bon sens du terme.
Le village gaulois appartient désormais
autant aux souvenirs qu'au patrimoine
francophone. A l'origine de ce symbole
culturel, un véritable esprit s'est
instauré, né de deux cerveaux, ceux
de Rné Goscinny et Albert Uderzo,
un beau jour de 1959.
Principale
caractéristique de cette BD pas comme
les autres : elle peut se lire à tout
âge, comme la formule consacrée "de
7 à 77 ans", avec chaque fois un
degré de lecture différent.
Les
enfants apprécient les batailles de
romains, apprennent la géographie mais
aussi l'économie (Obélix et compagnie).
Tandis que les adultes goûtent à un
humour particulier, basé sur les citations
latines, des allusions, des détournements
de mots en un sens ridicule.
Et
notent les clins d'oil subtilement parsemés
par les auteurs dans les vignettes.
Astérix
et Obélix trouve sa force et une certaine
forme de jouissance chez le lecteur
dans les multiples métaphores sur le
monde contemporain : chaque épisode
est le reflet de notre société. Les
HLM (Habitations à Loyer Modéré) deviennent
ainsi. Les Habitations Latines Mélangées.
L'allégorie va encore plus loin avec
des clins d'oil appuyés aux classiques
du septième art (allusion à Ben Hur
dans l'album "La serpe d'Or"),
aux stars (Lino Ventura (Caius Aerobus),
Kirk Douglas (Spartakis), Jean Gabin
(Ponce Penates), Sean Connery (zérozérosix
dans "l'odyssée d'Astérix").
Tous prêtent leurs traits à des personnages.
Astérix
se permet également de faire fait des
liens hyper bulles avec d'autres personnages
célèbre de bande-dessinée comme comme
Iznogud et Dupond & Dupont (cf Astérix
chez les Belges).
Point
commun entre tous ces personnages :
une certaine forme de sympathie inhérente
à chacun d'entre eux. Même les méchants
comme César ou les pirates ont un certain
attrait, grâce à des caractères bien
trempés.
Enfin, on ne pourrait pas parler d'Astérix
sans occulter son comique de répétition,
un des principaux ressorts de la BD
: les légendaires batailles de poissons,
le nez de Cléopâtre, le barde ligoté
sont autant d'éléments récurrents à
chaque fois attendus avec impatience
par le lecteur.
On
pourrait également disserter à l'infini
des morales de ces histoires et de la
résistance à l'envahisseur. Astérix
est une BD passionnante aussi bien visuellement
que par ses dialogues.
Dans
tous les cas Astérix est profondément
français et trouve ses racines dans
une culture cent pour cent frenchy.
A
l'heure du passage à l'euro, Astérix
incarne une certaine forme de résistance,
qui n'a cependant pas eu lieu (à ce
titre les anglais ont pour l'instant
fait preuve de davantage de patriotisme).
Dorénavant la cervoise a été remplacée
par un soda et César se prénomme désormais
George Bush.
A
moins qu'Astérix ne soit vraiment le
dernier mythe pouvant résister à l'occupant.
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@ir-V Trocc@z -