Albert
Uderzo
Albert
Uderzo est né le 25 avril 1927.
Ses
prédispositions pour le dessin se déclare
dès la maternelle. A sept, il lit avec
assiduité le journal de Mickey, Popeye
et Guy l'Eclair.
Et
commence à dessiner lui-même à dessiner
des histoires. A cette même époque il
découvre qu'il est daltonien, ce qui
l'empêchera de peindre mais pas de dessiner.
A
treize ans à peine il est pris à l'essai
pour deux mois par la société Parisienne
d'Edition où il restera finalement un
peu plus d'un an.
Dans
les couloirs, il croise Alain Saint-Ogan
et surtout Calvo, qui en fait son poulain.
C'est le début du rêve et de la fin
de l'école.
Uderzo
est avant tout un autodidacte. Il devient
par la suite aide-machiniste chez un
luthier de Ménilmontant, puis il apprend
la soudure autogène derrière les moulins
de Pantin. Mais secrètement, il rêve,
à l'instar de son futur complice René
Goscinny, d'être un jour dessinateur
d'animation, car il vient de découvrir
les fabuleux premier dessins-animés
de Walt Disney.
En 1945, il répond à une annonce des
éditions du Chêne, qui organisent un
concours de bande-dessinée. Il invente
alors le personnage de Clopinard, ancien
grognard unijambiste qui doit sa longévité
à l'absorption massive de poudre à canon.
Albert Uderzo est engagé comme intervalliste
dans un studio de dessin-animé, mais
comprend assez rapidement que le dessin
à la chaîne n'est pas sa vocation première.
L'année
suivante il crée Arys Buck, Prince Rollin
et Belloy dans le tout nouveau magazine
OK.
Au retour du service militaire toutes
les places à OK sont prises et il se
retrouve reporter-dessinateur dans France
Dimanche, où il illustre les faits-divers.
Puis France Soir l'engage pour une série
intitulée "Le crime ne paie pas".
Passionné de voitures, Uderzo achète
son premier bolide en 1950.
Vingt-huit
ans plus tard, trois ans après avoir
acheté sa première Ferrari, il devient
président du Club Ferrari. Engagé à
la World Press de Bruxelles, il rencontre
Hubinon et Charlier, avec qui il reprend
son personnage de Belloy abandonné depuis
1948.
C'est
dans les minuscules bureaux de la World
Presse qu'il va rencontrer René Goscinny.
Ainsi débute timidement une profonde
amitié.
Travaillant
ensemble à la rubrique "Savoir-vivre"
de Bonnes Soirées, ils créent ensuite
Jehan Pistolet et Luc Junior pour la
libre Junior, supplément dominical de
la Libre Belgique.
En 1951, ils donnent naissance à Oumpah-pah,
dans l'indifférence générale ( la bande
ne sortira qu'en 1958 dans le Journal
de Tintin).
Puis
un beau jour de 1959 Albert Uderzo et
René Goscinny créent Astérix, un petit
gaulois sympathique, pour la sortie
du tout nouveau magazine Pilote.
Sur
les premières planches, Astérix est
un vaillant guerrier au torse puissant
mais se transforme très vite en sorte
de nabot râleur et rigolard.
Quant
au personnage d'Obélix, son tour de
taille ne fera qu'augmenter d'année
en année.
A
partir de cette période, Albert Uderzo
travaille un rythme d'enfer : chaque
semaine il produit cinq planches : deux
pour le journal de Tintin (Oumpah-pah),
trois pour Pilote (Tanguy et Astérix).
Débordé par le succès du héros gaulois,
il cèdera la personnage de Tanguy à
son ami Jijé.
En
1974 l'éditeur Dargaud, Uderzo et Goscinny
créent ensemble les studios Idéfix (du
nom du chien d'Astérix).
A
la mort de René Goscinny trois ans plus
tard, Albert Uderzo se retrouve seul
à sa tale de dessin.
Mais
il décide toute de même de continuer
les aventures d'Astérix et crée en 1979
les éditions Albert René.
Désormais
chaque nouvel album est géré de A à
Z par Uderzo : trois mois pour le scénario
et les dialogues et six mois pour le
dessin -