zoomavant.com

Publicité

zoomavant.com > Dossiers > Le Boulet > Critique
Le Boulet
Interview José Garcia
Interview Gérard Lanvin
Interview Benoit Poelvoorde

SynopsisFiche Technique

PhotosPersonnages

TournageCritique

Critique

L'EMMERDEUR @

Le BouletFils de Claude Berri, Thomas Langmann a voulu de toute évidence avec ce boulet redonner le goût du cinéma populaire à la française dont la réputation survit à toutes les époques (La chèvre, Les Tontons flingueurs).

Les ingrédients sont connus : des scènes spectaculaires, des paysages exotiques, des acteurs en verve .

Aucun ne manque dans "Le Boulet".

Mais suite au générique stylisé et alléchant, le film ne cesse de décevoir : les coutures du scénario craques et demeurent trop visibles, les effets spéciaux s'avèrent un peu gratuits. La faute à une abondance de référence qui ne permettent pas au film de décoller : un duo antinomique si cher à Francis Veber ("La chèvre", "L'emmerdeur"), le dépaysement du cinéma d'aventures. Un doigt de poursuite à la "Taxi" et un épilogue avec des simili-"Yamakasi" pour attirer le public jeune en période de vacances scolaire.

Car le producteur ratisse large, de 7 à 77 ans comme le veut la formule. Mais malgré tous ces moyens mis en couvre le film reste au raz des pâquerettes.

Comment ne pas également émettre des réserves en ce qui concerne la vision plus que douteuse des étrangers (décidément maltraités après "le Raid" de Djamel Bensalah) : l'excellente Rossy De Palma est affublée du surnom "Conchita" par un José Garcia macho et les berbères sont présentés comme hommes inhospitaliers, avides d'argent. On a vu mieux comme image du Maroc.

Le BouletSans omettre l'absence totale d'enjeu qui retire tout intérêt à l'histoire : au bout d'une demi-heure, le spectateur sait où est situé le fameux billet de loto tant convoité. Quel intérêt dès lors à nous balader dans des paysages exotiques ?

Et la double réalisation par Alain Berbérian et Frédéric Forestier nuit à l'ensemble : le manque de cohésion apparaît évident. Les raccords entre les scènes d'action, confiées à Frédéric Forestier, et celles de comédie pure, placées sous la tutelle d'Alain Berbérian, sont plus que limites. L'ensemble manque profondément d'homogénéité.

Heureusement, Benoît Poelvoorde, entouré de deux partenaires de choix en la personne de José Garcia et Gérard Lanvin, crève une fois de plus l'écran. Son phrasé inimitable, ses grimaces hilarantes, son charisme en font un acteur de première classe, qui sauve un film de la catastrophe. Est-il utile de souligner encore le génie de cet acteur définitivement hors-norme ?

Le BouletLe couple qu'il forme Gérard Lanvin est on ne peut plus idéal, dans la grande tradition des duos comiques ("La Grande Vadrouille"). A l'instar du duo Clavier et Depardieu, il y a fort à parier que l'on retrouvera les complices très prochainement dans un nouveau film, tant le duo fonctionne à merveille.

Si certaines scènes resteront dans les annales (la poursuite en voiture avec la chute d'une grande roue, s'avère impressionnante et inédite dans l'histoire du cinéma français de part son gigantisme), l'ensemble pêche par son parcours balisé, ses gags téléphonés dont on ne sort que grâce au jeu des acteurs (mention spéciale au passage au roquet énervé hilarant, José Garcia).

Les fans de l'acteur de "la Vérité si je mens !" et de Benoit Poelvoorde (dont nous faisons parti) savoureront leurs numéros d'acteurs formidables.

Les autres se contenteront d'un divertissement à l'humour lourdingue et aux scénario laborieux.

 
Publicité
  © Copyrights 1998-2002 - Graphisme : @ir-V Trocc@z - Rédaction :Séb@stien Rue et @ir-V Trocc@z