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Alors que son père se meurt à l'hôpital, un Palestinien
vivant à Jérusalem vient régulièrement garer sa voiture
à proximité d'un check-point gardé par les Israéliens
afin de retrouver la femme qu'il aime, Palestinienne
de Ramallah.
Pendant
ce temps, chacun tue le temps comme il peut, en faisant
quand même attention aux conséquences de la guerre
et de l'occupation.
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Prévu
à l'automne 2002, le tournage d'Intervention Divine
a été perturbé par le début de la seconde Intifada
quinze jours plus tôt. Certains décors (le check-point,
notamment) devenus infréquentables, il a fallu en
trouver d'autres dans l'urgence.
De
fait, certaines scènes ont été tournées en France,
comme la scène des ninjas (dont les effets spéciaux
ont coûté un tiers du budget du film, c'est à dire
un million d'euros sur trois) ou celle du tank. Pour
des raisons évidentes, filmer l'explosion d'un tank
en Israël aurait été très délicat, voire impossible.
La séquence d'ouverture a été tournée en dernier.
Si
l'acteur qui joue le Père Noël est Palestinien, la
respiration que l'on entend, ajoutée en postsynchronisation,
est celle de Michel Piccoli.
Intervention
Divine est le second long métrage d'Elia Suleiman
après Chronique d'une disparition, prix du premier
film au Festival de Venise en 96. Intervention Divine,
pour sa part, a reçu le prix du Jury au Festival de
Cannes 2002.
Première apparition au cinéma pour Manal Khader. Née
à Jérusalem en 1968, elle a suivi des études de sociologie
en Allemagne avant de revenir à Ramallah pour y exercer
la profession de. journaliste.
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Chronique
d'un somnifère @
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"Un ballon essaye de passer ! On peut le descendre?"
Alors voilà, l'autre jour j'étais un peu fatigué,
levé tôt, pas beaucoup dormi, et avec ma grande ouverture
d'esprit (quand même, je regarde des films avec Jean-Claude
Van Damme...) je me suis dit "tiens, y en a marre
des gros films américains avec des voitures qui volent
dans tous les sens, et si j'allais voir un film palestinien".
Intervention Divine, donc. J'ai failli m'endormir
au beau milieu.
En
vertu de quoi, donc ? Avec ses plans souvent larges
mais simples, son goût pour le hors-champ et son humour
à froid, Elia Suleiman n'est pas sans rappeler Takeshi
Kitano, version moyenne orientale. Comme lui, il écrit,
réalise et interprète ses films avec une économie
de jeu qui passe pour de la distanciation, de la maîtrise.
Allez
savoir pourquoi, ça fonctionne moins bien en Cisjordanie
qu'au Japon. Peut-être le fait que ce pays n'est pas
en guerre. mais depuis Le Dictateur, chacun sait qu'il
est possible de rire de tout. Alors quoi ? Manal Khader
est sublime, sa traversée du check-point est un moment
d'intensité filmique surpuissante, et certains gags
produisent leur petit effet (celui du serpent, arf
!). Pourtant, il faut lutter ferme pour rester attentif.
Fatigué
ou non, un film captive s'il est captivant. Et en
l'occurrence, hum. Intervention Divine souffre peut-être
du syndrome du "point de vue occidental". Nos esprits,
quoique larges (souvenez-vous, les films de Van Damme)
se trouvent bien déroutés une fois confrontés à des
rythmes différents.
Dommage,
mais pour qui ?
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L@urent C@mite -
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