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Barry Egan est un trentenaire timide, lunaire et complexé.
Il passe le plus clair de son temps à collectionner
les bons d'achat d'une marque de gâteaux. Depuis sa
plus tendre enfance, il est accaparé par ses sept
harpies de soeurs, si bien qu'il n'a jamais eu le
temps de faire sa vie, ni de tomber amoureux.
Jusqu'au
jour où l'une d'entre elles lui organise un rendez-vous
avec une troublante jeune femme se nommant Lena Leonard...
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Trois
ans après son Ours d'or à Berlin pour le très
remarqué "Magnolia" (avec un surprenant
Tom Cruise qui avait reçu un Golden Globe pour
sa performance); le jeune prodige du cinéma
US, Paul Thomas Anderson, rafle avec "Punch Drunk
Love" le prix de la mise en scène.
A
contrario de ses deux précédents films
("Magnolia" donc, mais aussi "Boogie
Nights"), le cinéaste a écrit un
script simple, dont l'idée lui est venue lors de la
lecture d'un article paru en 2000 dans le Time.
Ce
dernier racontait l'histoire de David Phillips, un
ingénieur civil de l'université de Californie qui
a participé à une offre promotionnelle sur des voyages
en avion. Il a accumulé les coupons de 12150 pots
de pudding Healthy Choice. "Pudding Guy" a ainsi remporté
deux millions de kilomètres en avion pour un investissement
de seulement 3000 dollars ! David Phillips a donc
servi de modèle pour la création du personnage Barry
Egan.
Dans le rôle principal, un magnifique contre-emploi
: Adam Sandler. Le célèbre comique de
l'autre côté de l'Atlantique, n'a jamais
connu de réel succès en Europe.
Autre
contre-emploi : l'excellente Emily Watson, qui fut
révélée à Cannes avec
Breaking the Waves de Lars Von Trier en 1996, récemment
vue dans Gosford Park de Robert Altman.
Pour une fois que l'actrice ne joue pas un rôle
dramatique de mourante ...
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Ivre
d'humour @@@
Si
vous allez voir Punch-Drunk Love dans l'espoir de
voir un Magnolia 2, vous serez soit déçus, soit surpris.
Si vous y aller pour voir une comédie romantique,
vous risquez très fort d'être enthousiasmés.
Le
nouveau film du surdoué Paul Thomas Anderson est en
effet suffisamment original et ambitieux pour faire
oublier quelques guimauves souvent appréciées au delà
du compréhensible. Dans comédie romantique, il y a
d'abord comédie. Et à moins d'être en phase terminale
de dépression nerveuse, vous aurez là de quoi exploser,
et largement. La mise en scène d'Anderson est au moins
aussi étourdissante et maîtrisée que dans ses précédents
opus, ce qui nous offre quelques séquences parfaitement
agencées pour produire leur effet comique.
Et
dans un registre un peu absurde nettement plus convaincant
que ses précédents efforts, Adam Sandler n'a aucun
mal à convaincre. Mais dans comédie romantique, il
y a aussi romantique, et Anderson relève le défi avec
une superbe qu'on ne se souvient pas avoir vu chez
ses confrères, qu'ils soient anglais ou américains
(français on n'en parle même pas, arf !). Emily Watson
est craquante, les paysages d'Hawaii laissent rêveur.
Et
dans un rôle décidément de premier choix pour lui,
Sandler apporte la dose de naïveté nécessaire. Charmant,
coloré, et parfaitement enrobé, ce "petit" film d'une
heure trente ne devrait pas décevoir les fans du cinéaste.
A quand la comédie musicale avec Fiona Apple, monsieur
Anderson ?
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L@urent C@mite -
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