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Le voyage de Chihiro
Synopsis
Fiche Technique
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Critique
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Réalisateur
Interview
Studio
Musique

Critique

MALICE AU PAYS DES MERVEILLES @@@@

Le voyage de ChihiroA la base de ce Voyage de Chihiro, il y a donc Alice au Pays des Merveilles, le classique de Lewis Carroll et son adaptation animée par Walt Disney, toute aussi classique, dont Miyazaki est un fervent admirateur. Le postulat de départ (au bout du tunnel, un monde inconnu et merveilleux), le principe narratif (succession de rencontres avec des créatures surréalistes) et la symbolique générale (sortie de l'enfance par les épreuves) sont ainsi similaires. Mais venant d'un cinéaste de la trempe d'Hayao Miyazaki, il ne faut pas s'attendre à un simple portage d'Alice dans la mythologie et le folklore japonais.

Au studio Ghibli, ils voient les choses en grand et Alice devient une sorte de néoclassique appelé Chihiro. Si les premières minutes peuvent laisser perplexe par l'aspect rudimentaire de l'animation et la platitude des dialogues, c'est en réalité pour mieux mettre en relief la rupture opérée par le basculement de l'héroïne dans "l'autre monde". Un monde coloré, foisonnant, plein d'habitants étranges tour à tour drôles ou inquiétants, mais aussi un monde complexe (cf. le temple où se déroule une bonne partie de l'action, avec ses résidents, employés, coutumes.) et très cohérent, dont la configuration peut même changer au gré des événements climatiques.

On a beau être dans le domaine du merveilleux, le script n'en reste pas moins très crédible, l'immersion est totale et la communion entre le film et son public va bien au-delà de ce que le cinéma de consommation courante nous a habitués.

Le voyage de ChihiroLe meilleur exemple en est une scène de poursuite dans le fameux temple qui déclenche l'effervescence des nombreux personnages y assistant et, dans une sorte d'osmose irréelle, celle des spectateurs dans la salle. Euphorisant.

C'est que tout, dans ce film, est tellement expressif que l'impression de regarder un dessin animé s'estompe rapidement. Il s'agit avant tout (et surtout) de cinéma. Et si les enfants y trouveront largement leur compte, les parents et les grands frères ne devraient pas être en reste, car Miyazaki ne sous-estime pas son public.

Comme souvent dans ses films, il n'y a pas de personnages intégralement vertueux ou intégralement abjects (à l'exception peut-être de l'héroïne). Miyazaki nous lance de plus quelques messages sous-jacents en rapport à nos préoccupations sociales (le non respect d'autrui, la cupidité face à la richesse.) qui, s'ils ne seront sans doute pas perçus directement par les plus jeunes, touchent à quelques principes qu'il n'est jamais inutile de rappeler (surtout de nos jours).

Si je vous dis en plus que Chihiro ne souffre pas des longueurs de Princesse Mononoké, qu'elle est dotée d'une bonne dose d'humour et que sa musique est constituée des inusables mélodies à quatre notes de Joe Hisaishi, vous comprendrez qu'il est urgent d'aller découvrir son sublime voyage. Un émerveillement de tous les instants avec lequel Miyazaki atteint ce qu'il serait vraiment mesquin de ne pas appeler des sommets.

- L@urent C@mite -

PRINCESSE CHIHIRO @@@@

Quand on arrive à un tel niveau de perfectionnement, de richesse formelle et scénaristique, doublée d'une musique limpide et magique, le spectateur ne peut être QUE touché par la grâce de la Princesse Chihiro. Un enchantement de tous les instants. Sublime, hypnotique et envoûtant.

- @ir-V Trocc@z -

 

 

 
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