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Fight Club


:: PORTRAIT
David Fincher
 

D'Alien 3 à Panic Room, en passant par les sulfureux Seven et Fight Club, portrait du Fighter Fincher. [> Lire]



David Fincher
Panic Room Fight Club The Game Seven Alien3

 
::Synopsis
Jack (Edward Norton) a tout pour être le gendre idéal : après avoir passé brillamment ses diplômes, il est devenu agent d'assurances et possède tout ce que l'homme moderne se doit de posséder en terme de confort. Pourtant, Jack est insomniaque, il ne dort plus depuis six mois et sa vie lui semble de plus en plus fade. Jusqu'au jour où il rencontre Tyler Durden (Brad Pitt), fabricant de savons anarchiste. Et là.
::Fiche technique

Brad Pitt (Tyler Durden)

Edward Norton (Jack/Narrator)

Helena Bonham Carter (Marla Singer)

Meat Loaf Aday (Robert Paulsen)

Jared Leto (Angel Face)

Zach Grenier (Richard Chesler)

Réalisation : David Fincher

Scénario : Jim Uhls d'après le roman de Chuck Palahniuk

Musique : The Dust Brothers

Photo : Jeff Cronenweth

Montage : James Haygood Décors : Alex McDowell (Crying Freeman.)

Costumes : Michael Kaplan (Blade Runner.)

Production : Art Linson, Cean Chaffin, Ross Grayson Bell

Durée : 2 h 13

::Revue de détails

Fight ClubChuck Palahniuk, l'auteur du roman original dont le film est tiré, dit que son "but était d'écrire un roman sur le fait d'être avec des gens et de les écouter". Il s'est donc basé sur de nombreux faits ou souvenirs liés à son entourage, et a écrit son livre en moins de trois mois, dans des bars, des salles de sports, au bureau et même sous les camions qu'il réparait en tant que garagiste.

Après avoir vu le film pour la première fois, Palahniuk le trouvait tellement réussi qu'il avouait avoir "un peu honte du roman". David Fincher aurait souhaité que l'affiche du film soit uniquement composée du savon rose sculpté du titre Fight Club, mais les producteurs lui ont répondu quelque chose du genre "non, nous avons Brad Pitt dans le film, vous comprenez, il faut qu'il soit sur l'affiche".

Autre coquetterie que Fincher n'obtiendra pas, les bandes-annonces chocs. Dans la première, Edward Norton nous demande calmement d'éteindre les portables et de ne pas parler pendant le film. Dans la seconde, Brad Pitt nous informe du fait que l'urine est stérile et qu'on peut donc parfaitement la boire. Ces deux trailers sont disponibles sur le DVD.

Lors de sa sortie au Etats-Unis, de nombreux critiques ont accusé Fight Club d'exploiter la violence urbaine. Il faut savoir que peu avant sa sortie là-bas, l'Amérique était encore sous le choc du drame de Colombine, où deux jeunes élèves de ce lycée du Colorado avaient ouvert le feu sur leurs camarades avant de se donner la mort. Détail "amusant": une seule personne meurt dans Fight Club.

Les règles du Fight Club :

1 - Il est interdit de parler du Fight Club

2 - Il est interdit de parler du Fight Club

3 - Si quelqu'un dit stop ou s'évanouit, le combat s'arrête

4 - Seulement deux personnes par combat

5 - Un combat à la fois

6 - Pas de chemise, pas de chaussure

7 - Le combat dure aussi longtemps qu'il doit durer

8 - Si c'est votre premier soir au Fight Club, vous devez vous battre Les deux premières règles peuvent être perçues comme un avertissement aux spectateurs du film. En effet, il ne vaut mieux pas parler de Fight Club pour ne pas risquer d'en dévoiler les nombreuses surprises (dont la fin).

::Critique
UN PAIN VAUT MIEUX QUE TU L'AURAS @@@@

Fight ClubRègle n°1 : il est interdit de parler du Fight Club. Règle n°2 : il est INTERDIT de parler du Fight Club.

Véritable casse-tête pour le critique encore K.O, abasourdi, assommé, vidé par un film qui l'a acquis tout entier à sa cause. Fight Club, ça ne ressemble pas vraiment à quoi que ce soit de déjà-vu.

Et si ça n'y ressemble pas, c'est justement parce qu'un tel film découvert sans avertissement préalable vaudra toujours mieux que toutes les tentatives visant à l'expliquer réunies.

Règle n°1 : il est interdit de parler du Fight Club. Très bien, n'en parlons pas. Pas de son intrigue en tout cas. La bande-annonce nous vend une histoire de deux types qui montent un club de boxe clandestin et qui tombent malencontreusement amoureux de la même femme. Encore de la violence, encore de la noirceur post-Se7en. mouais, méfiez-vous quand même des étiquettes toutes faites, des fois que le film parlerait de complètement autre chose. "Pamphlet anarchiste" ? C'est vrai qu'il y a un certain plaisir à voir Brad Pitt, l'icône des kleenex girls, s'adonner à toute sorte d'activités réprimées par la morale et les bonnes mours. A ses côtés, le définitivement génial Edward Norton l'aide à pervertir la lisse société de consommation américaine, action d'une certaine résonance universelle, par correspondance avec ce mode de vie docilement partagé par une bonne partie du monde.

Règle n°2 : il est INTERDIT de parler du Fight Club. N'en dévoilons pas plus sur le fond du film, bien plus percutant que tout ce qui pourrait être écrit dessus. Percussion démultipliée par sa mise en forme : il y a dans Fight Club plus d'inventions visuelles de folie que dans toute la dernière décennie de cinéma. Oh ! la tache sur la pellicule pointée du doigt par Brad Pitt ; Oh ! Le salon d'Ed Norton qui se meuble numériquement comme dans un catalogue Ikéa. Oui, vraiment, "des inventions visuelles de folie", voilà quelle pourrait être la devise de ce film. Folie furieuse : Fight Club est un film qui a des choses à nous dire, qui fait le coup de poing pour réveiller le spectateur assoupi par toutes les productions sans saveur dont il est abreuvé à longueur d'année.

Ça déchire, et ça peut toujours se faire massacrer par les bien-pensants de tout poil, peu importe : Fight Club est un film à VOIR, pas à disserter.

- L@urent C@mite -


 

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Rédaction L@urent C@mite et @ir-V Trocc@z

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