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FIGHTER
FINCHER
David
Fincher est né en 1963 dans le Colorado.
Alors qu'il est encore un tout jeune garçon, David Fincher déménage
très vite à Marin County, en Californie. Et dès l'âge de 8 ans décide
de devenir réalisateur.
Désireux
d'acquérir de l'expérience dans le domaine du cinéma et alors qu'il
n'est encore qu'un adolescent, il décide de rejoindre Korty Films,
société de production de films d'animation. Jeune surdoué, David
Fincher se fait très vite remarquer et se voit engagé à dix-huit
ans chez la filiale de LucasFilm (société de George Lucas), Industrial
Light and Magic, spécialiste mondial des effets spéciaux, à qui
ont doit déjà les effets surprenants et impressionnants de Star
Wars, Jurassic Park, La
Momie.
David
Fincher y restera quatre années, au cours desquelles il aura le
privilège de travailler sur "Le
retour du Jedi" de George Lucas et "Indiana Jones
et le temple maudit" de Steven Spielberg.Sans doute lassé d'exécuter
les commandements de ses supérieurs hiérarchiques et désireux de
devenir réalisateur, Fincher quitte ILM pour se lancer dans le tournage
de films publicitaires. Le succès est tel qu'il fonde en 1986 sa
propre société de production, Propaganda Films.
Devenu une référence en son domaine, les annonceurs les plus prestigieux
et les chanteurs lui confient volontiers leurs clips ou leurs pubs.
Durant ces années, David Fincher travaillera notamment pour des
marques et stars aussi différentes que Coca Cola, Nike, les jeans
Levi's, Chanel, les Rolling Stones (le clip "Love Is Strong"),
Madonna ("Vogue", "Express Yourself", "Oh Father"). Mais
il faudra attendre 1992 pur qu'enfin David Fincher réalise son rêve
: diriger un film. Devant le talent du jeune metteur en scène, la
Fox lui confie la réalisation d'Alien3
avec Sigourney Weaver. Après Ridley Scott ("Gladiator", "Hannibal"),
Anthony Dawson, James Cameron ("Titanic"), et avant Jean-Pierre
Jeunet ("Le
Fabuleux destin d'Amélie Poulain", "Délicatessen",
"La cité des enfants perdus"), Fincher réalise le film le plus
claustrophobe de la série.
A
peine trois ans plus tard, Fincher enfonce le clou et scotche les
spectateurs sur leur siège avec Seven,
variation sur le thème des sept pêchés capitaux qui marque sa première
collaboration avec Brad Pitt.
Son troisième film, intitulé The
Game, avec Michael Douglas ( dans le rôle d'un homme
d'affaires rigide) et Sean Penn, déçoit beaucoup la critique et
les fans du cinéastes.
Le film ne remportera pas le même succès commercial que le précédent
opus de Fincher. Pourtant, à y regarder de plus près aujourd'hui,
The Game
demeure un film brillant, sorte de Rubik's Cube cinématographique,
injustement sous-estimé.
Le
réalisateur de "Seven"
ne se laisse pas abattre pour autant et s'attaque au projet Fight
Club, d'après le roman de Chuck Palahniuk. Un électrochoc
qui transpire la perfection.
L'histoire
? Un jeune cadre (Edward Norton) qui en a marre d'être dynamique
rencontre un anarchiste charismatique (Brad Pitt). Ensemble, ils
créent le Fight
Club, une société secrète d'hommes désabusés qui
organisent des combats de boxe à mains nues dans des sous sols de
bars. La dernière chance pour les blasés de cette fin de siècle
de se donner enfin des sensations.
L'occasion
de retrouver Brad Pitt, à mille lieux des rôles pour midinettes
de ses débuts et pour Edward Norton le caméléon une prestation qui
confirme tout le bien de cet acteur d'exception. Semi-échec commercial
à nouveau.
Afin
de rassurer les studios, sans doute décontenancés par les connotations
subodorées anarchistes de Fight
Club, Fincher réalise Panic
Room avec Jodie Foster et Forest Whitaker ("Ghost
Dog" de Jim Jarmush), thriller efficace dans une chambre forte,
mais somme toute très classique. Le film cartonne naturellement
aux USA.
Depuis,
on prête trois projets au réalisateur d'"Alien
3" : une adaptation du "Dahlia noir" de James
Ellroy, la réalisation de "Mission : Impossible 3" et "Rendez
vous with Rama" où Morgan Freeman tiendrait le rôle principal.
Comme le dit l'expression consacrée : wait and see ...
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