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| :: PORTRAIT |
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D'Alien
3 à Panic Room, en passant par les sulfureux Seven et Fight
Club, portrait du Fighter Fincher. [>
Lire]
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| Avec
la tête qu'il a (celle de Brad Pitt), David Mills aurait pu devenir
mannequin ou vedette de cinéma. Finalement, c'est détective à la
criminelle. Cela dit, on ne va pas le plaindre, il a une jolie femme
(Gwyneth Paltrow, quand même), un gentil chien et un bel appartement.
En plus, il vient d'être muté. Ce qui dans le cas présent signifie
faire équipe avec un détective proche de la retraite (Morgan Freeman)
sur une série de meurtres particulièrement morbides, dont le lien
s'avère rapidement être les sept péchés capitaux. A chaque péché,
un meurtre. A chaque meurtre, un indice. |
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| Brad
Pitt (David Mills)
Morgan
Freeman (William Somerset)
Gwyneth
Paltrow (Tracy Mills)
Kevin Spacey (John Doe)
John
C. Mc Ginley (California)
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Réalisation
: David Fincher
Scénario : Andrew Kevin Walker (8 mm, Sleepy Hollow)
Musique : Howard Shore (Le
silence des agneaux, eXistenZ, Le
Seigneur des Anneaux.)
Photo
: Darius Khondji (La cité des enfants perdus, Alien Resurrection,
La Plage.)
Montage : Richard Francis-Bruce
Directeur
artistique : Arthur Max
Production
: Arnold Kopelson, Phyllis Carlyle
Durée
: 2 h 02 |
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| Revue
de détails à ne pas lire si vous n'avez pas vu le
film !!!
Même si Se7en ne repose pas sur le principe du who's who ?, Kevin
Spacey n'est crédité ni sur l'affiche, ni au générique d'ouverture
du film. Il n'apparaissait pas non plus dans les bandes-annonces.
Pour ce rôle effectivement décisif, Spacey a remporté le MTV Awards
du meilleur "Bad Guy". La fin du film est très noire, mais Fincher
et son scénariste avait prévu d'autres issues. Dans l'une d'entre
elles, le détective joué par Morgan Freeman se sacrifie en tuant
John Doe à la place de Brad Pitt qui pourtant en meurt d'envie.
C'est un peu plus "moral", car le personnage de Freeman est beaucoup
plus âgé que celui de Pitt. Les carnets de John Doe que Pitt et
Freeman trouvent dans le film ont nécessité une charge de travail
considérable pour l'équipe artistique du film.
Le
rédacteur de ces carnets s'est ainsi plongé longuement dans la
lecture de lettres écrites par des prisonniers, des condamnés
à mort et des suicidés (la vache !).
Les
photos de cadavres torturés et mutilés qui s'y trouvent ont provoqués
l'inquiétude du labo chargé de les plastifier (qui ne savait donc
pas qu'il s'agissait de faux). Les amateurs de rock industriel
pourront reconnaître au générique la chanson closer du groupe
Nine Inch Nails, remixée pour l'occasion afin de rendre le début
plus oppressant et poisseux. |
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| SE7EN
UP, ECOUTE TA SOIF (DE SANG) @@@
A
priori, Se7en est un film policier dont l'énigme s'inspire des
sept péchés capitaux (d'où le titre) avec un tandem bien contrasté
chargé de la résoudre (le jeune chien fou et le vieux sage).
Ce
qui aurait pu donner lieu à une version plus ou moins trash de
L'Arme Fatale, sauf que le réalisateur choisi, David Fincher,
est un esthète doublé d'un brillant metteur en images. L'ambiance
générale est ainsi bien poisseuse, que l'action se déroule dans
un appartement, une boite de nuit ou même en plein désert, une
grande partie de ce mérite revenant d'ailleurs au Français Darius
Khondji.
L'intrigue
en elle même n'est pas à proprement parler pleine de rebondissements
; dès le début, le principe est très clair : les deux enquêteurs
vont de meurtres en meurtres, de cadavres en cadavres, de lieux
du crime en lieux du crime. A chaque fois, ils trouvent quelque
chose qui leur indique de quoi sera fait le forfait prochain,
le serial killer prenant bien soin de garder un certain contrôle
sur la situation. C'est là qu'intervient toute la science de Fincher
: mener le spectateur en bateau en l'étourdissant de violence
poisseuse et d'action tour à tour intense puis apaisée jusqu'au
coup de théâtre final. Dans cet ordre d'idée, l'apparition de
Kevin Spacey dans le dernier tiers du film est un véritable déroulé
de tapis rouge pour l'acteur qui n'a plus qu'à suivre tranquillement
tout ce que le film suggérait jusqu'alors.
Sur ce beau plateau d'acteurs se distinguent tout autant Brad
Pitt (charisme et énergie), Morgan Freeman (expérience des peines
et douleurs de son métier) et Gwyneth Paltrow (pourtant pas aidée
par l'épaisseur de son rôle). La machine est si bien conçue que
la fin ne devrait avoir aucun mal à surprendre le spectateur qui
devra en supporter également la noirceur (inhabituelle pour une
production de cette envergure).
Ce
qui prouve :
1
- que Fincher est un réalisateur hors norme sur lequel il faut
compter et 2 - qu'il faudra s'habituer à voir Brad Pitt ailleurs
que dans des films mièvres pour filles de treize ans.
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L@urent C@mite - |
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