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The Game


:: PORTRAIT
David Fincher
 

D'Alien 3 à Panic Room, en passant par les sulfureux Seven et Fight Club, portrait du Fighter Fincher. [> Lire]



David Fincher
Panic Room Fight Club The Game Seven Alien3

 
::Synopsis
Cette partie n'obéit à aucune règle. Nicholas Van Orton est un homme d'affaires avisé., habitué au succès, qui gère avec la même précision ses relations et ses investissements. Sa vie parfaitement organisée va pourtant se trouver bouleversée lorsque son frère Conrad lui fait un étrange cadeau d'anniversaire : The Game. En acceptant de prendre part à ce jeu singulier, Nicholas découvre que les enjeux en sont très élevés, bien qu'il ne soit certain ni des règles, ni même de l'objectif réel.
::Fiche technique

Michael Douglas (Nicholas Van Orton)

Sean Penn (Conrtad Von Orton)

Deborah Kara Unger (Christine)

James Rebhorn (Jim Feingold)

 

 

Réalisation : David Fincher (Seven, Fight Club)

Scénario : John Brancato, Michael Ferris

Photo : Harris Savides

Musique : Howard Shore

Production : Steve Golin, Cean Chaffin

Distribution : Polygram

Durée : 2 h 08

::Revue de détails

The GameDéveloppé par David Fincher pour Propaganda Films, dont il est le cofondateur, The Game a été écrit voilà plusieurs années par John Brancato et Michael Ferris, auteurs de traque sur Internet (avec Sandra Bullock). Le réalisateur a fait appel à Andrew Kevin Walker, scénariste de "Seven", pour les rejoindre sur le projet avant le tournage ne débute en Californie du Nord.

David Fincher a confié à Harris Savides le soin de créer le style visuel nécessaire à l'atmosphère particulière de The Game. Il s'agit de leur premier film ensemble, mais tous deux ont démarré leur carrière dans le domaine des clips vidéo et de la publicité et partagent une sensibilité semblable. Le choix des acteurs qui interprétaient Nicholas Van Orton et son frère Conrad était la clé de la crédibilité de l'histoire, et David Fincher fut ravi de l'enthousiasme que témoignèrent Michael Douglas et Sean Penn quant à leurs rôles. Michael Douglas a dû faire face à un planning de tournage éreintant pour The Game : il a participé à 88 des 92 jours de prises de vues. A la même époque sa société de production, Douglas-Reuther Production, avait deux films en chantier : "The Rainmaker" de Francis Ford Coppola ("Apocalypse Now") et "Volte/Face" de John Woo avec Nicolas Cage et John Travolta.

Le tournage de The Game a débuté en août 1996 dans le parc de Filoli, un somptueux domaine de près de 300 hectares, situé en Californie, à Woodside. Construite au tout début du siècle pour une famille influente de San Francisco, la propriété tire son nom, Filoli, de la maxime de son propriétaire : "Fight for a just cause ; love your fellow man ; live a good life".

Plus de 25 hectares de jardis entourent une magnifique résidence de 43 chambres qui, pour le film, sert d'habitation au richissime Nicholas Van Orton. C'est avec l'accord du National Trust for Historic Preservation in the U.S qui gère aujourd'hui le domaine que la production a pu utiliser le fantastique potentiel visuel des jardins et de la demeure.

Toute l'équipe s'est ensuite rendue au célèbre Sheraton Palace Hotel de San Francisco. Ce bâtiment à l'architecture très particulière fut inauguré en 1875 et occupe tout un pâté de maisons. Gravement endommagé lors du tremblement de terre de 1906, il fut fidèlement reconstruit et on peut encore admirer aujourd'hui sa cour intérieure servant de décor à quelques-unes des scènes clés du film. La suite du tournage entraîne toute l'équipe au zoo de San Francisco pour une scène près des cages des lions. Michael Douglas, qui vient juste de terminer l'Ombre et la proie, n'est pas dépaysé. Le déjeuner d'anniversaire de Nicholas Van Orton orchestré par son frère Conrad (Sean Penn, mais le rôle devait revenir au départ à Jodie Foster) est tourné au City Club, un établissement privé huppé également connu pour son immense fresque murale peinte par Diego Riviera.

D'autres scènes ont été tournées au Letterman Hospital dans l'enceinte de l'ancienne base de Presidio au pied du Golden Gate Bridge. L'endroit offre quelques-uns des plus spectaculaires paysages de la ville. Sur la quai 24 est réalisé la cascade du taxi qui plonge dans l'océan après un vol plané. La scène nécessite une longue préparation pour la machinerie et les tremplins, ainsi que trois caméras. Les plans rapprochés de Michael Douglas sont tournés en studio, à Los Angeles. L'acteur est attaché à un siège dans un réservoir de 40 mètres cubes qui se remplit en quelques secondes. Les nombreuses prises et l'action exigent de sa part une réelle performance physique.

Le tournage s'est achevé juste après les vacances de Noël à Mexicali, une petite bourgade frontalière du sud.

::Critique
LES NERFS A VIF @@@

The GameA sortie, The Game fût un film sous-estimé. La presse parla même de déception après "Seven".

Pourtant "The Game" est un puzzle diabolique et efficace. Un Rubik's Cube cinématographique passionnant et ludique. A chaque instant le héros Michael Van Orton doit faire face à une situation imprévue. Une scène débouche sur un événement inattendu, puis enchaîne sur un épisode dément. Le spectateur se voit ainsi bousculé et manipulé avec plaisir pendant plus de deux heures. Fincher brouille les cartes avec un plaisir certain. Et le réalisateur se livre au passage à sa spécialité : une stylisation une fois de plus parfaite au service d'un détournement de clichés.

The Game est l'occasion de retrouver les cibles privilégiées du cinéaste : l'appât du gain, la nécessité de passer par une méthode originale pour faire sortir de ses gongs un homme d'affaires devenu mécanisé.

Son esprit à l'encontre de toutes les conventions et son penchant pour les ambiances gothiques et pluvieuses (voir "Seven" où la pluie est omniprésente) trouvent un terrain privilégié dans ce film.

Incarné par l'excellent Michael Douglas (dont les premières séquences de The Game ne sont pas sans rappeler "L'arrangement" de Kazan - avec le père de Michael, Kirk dans le rôle principal), Michael Van Orton cumule tous les clichés : il traite ses employés comme de vulgaires machines, dîne uniquement avec son plateau-repas et semble omnubilé que par les cours de la Bourse diffusés à la télévision.

L'épilogue, certainement aussi fort et machiavélique que "Seven" et "Fight Club", est d'autant plus surprenant qu'il est à double, voir triple détente.

La pirouette finale nous manipule avec classe, comme dans un bon vieux Alfred Hitchcock, façon Vertigo. Ce qui est bien sûr un compliment.

- @ir-V Trocc@z -


 

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Rédaction L@urent C@mite et @ir-V Trocc@z

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