zoomavant.com

Publicité

zoomavant.com > Dossiers > Eté américain 2002 > Films > 40 jours et 40 nuits (40 days and 40 nights)

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

L'été américain 2002

Sex Academy

Sex Academy

L'été américain 2002

40 jours et 40 nuits

40 jours et 40 nuits (40 days and 40 nights)
USA / 2002
Sortie en France le 10 juillet 2002

Fiche technique

  • Production : Miramax, StudioCanal
  • Réalisation : Michael Lehman ("Entre chiens et chats")
  • Scénario : Robert Perez
  • Montage : Nicholas C.Smith
  • Photo : Elliot Davis
  • Musique : Rolfe Kent
  • Durée : 1 h 36
  • DISTRIBUTION :
  • Josh Hartnett (Matt)
  • Shannyn Sossamon (Erica)
  • Paulo Costanzo (Ryan)
  • Griffin Dune (Jerry)

Synopsis

 

Matt (Josh Hartnett) a du mal à se remettre de sa séparation avec Nicole. En rendant visite à son frère qui est prêtre, il a l'illumination : 40 jours et 40 nuits d'abstinence pour évacuer le sexe de sa tête.

Un voeu de chasteté très difficile à tenir. Surtout quand ses collègues forment une association de parieurs misant sur son échec, que toutes les filles décident de l'allumer et que même son père parle de sexe à table. Un comble de malchance renforcé par une rencontre heureuse et hasardeuse, Erica.

Matt va-t-il pouvoir tenir son pari tout en séduisant Erica ?

 

Revue de détails

 

40 jours et 40 nuitsAu départ le scénariste Robert Pérez a eu l'idée de ce carême sexuel à partir de sa propre expérience personnelle.

A l'origine, le rôle principal devait revenir à Ashton Kutcher connu et reconnu pour son rôle de Michael Kelson dans "That 70's show".

Au final, c'est Josh Hartnett qui en hérite. Depuis "Virgin Suicides" de Sophia Coppola, le comédien a sû imposer son physique de beau gosse dans des grosses productions : "Pearl Harbor" de Michael Bay, "La Chute du faucon noir" ("Black Hawk Dawn" de Ridley Scott).

Le réalisateur Michael Lehman lui a adjoint la craquante Shannyn Sossamon ("Chevalier"), Vinessa Shaw ("Eyes Wide Shut" de Stanley Kubrick), Paulo Costanzo ("Road Trip") et Griffin Dune ("After Hours", "Le Grand Bleu", "Quiz Show" de Robert Redford ). Le réalisateur, Michael Lehman, lui, est plus connu pour ses bides ("Hudson Hawk", "Airheads") que pour ses semi-succès ("Entre chiens et chats", pas un chef-d'ouevre quand même ...).

"40 jours et 40 nuits" a été tourné fin 2000 pour un budget de 17 millions de dollars. Les producteurs du "Journal de Bridget Jones" ("Bridget Jones Diary") supervisent le tout. Le film a déjà rapporté 38 millions de dollars aux USA. Succès en demi-teinte donc.

 

Critique

 

LE CHASTE SUR UN MOIS BRÛLANT @@

- "Ils ont bien le droit de savoir que la locomotive de leur mère fonctionne toujours !"

40 jours et 40 nuitsAu départ un concept prétexte à une avalanche de gags. Soit une ville romantique aux couchers de soleil rougeoyants (San Francisco et son Golden Gate), un playboy (Josh Hartnett, qui lit le magazine en question), un métier dans l'air du temps (une start up avec ambiance conviviale à la clé). Empacté s'est pesé.

La recette manque plutôt d'originalité d'autant que le réalisateur cumule les élements irréalistes : une ville capitale des gays transformée en cité hétérosexuelle blanche, des tops models à chaque coin de rue (y compris le prêtre au sourire angélique digne d'Email Diamant).

Un monde éducoloré où la psychologie est annihiliée. Encore faut-il préciser que Michael Lehman n'est guère connu pour sa finesse. Son dernier film confirme cette tendance, avec les éternels archétypes sur les rapports hommes/femmes : les nanas adorent exhiber leur string. Et les hommes ne pensent qu'à "çà", c'est bien connu...

La sensibilité et les complexes sont complètement occultés. On va vu pire en matière de misogynie certes. Mais le formatage hollywoodien empêche tout délire et par conséquent le développement de tout point de vue.

Durant ce carême du sexe, on ne voit pas ce qu'il y a de bon dans l'absence de sexe. Une sorte de jeu où jouir est un objectif en soi. Cette bestialité est renforcée par la quasi-absence de sujets intéressants, ces derniers étant à peine effleurés (le porno sur le web, le doute...).

Le spectateur surfe de clichés en caricatures sans avoir la chance de voir à l'écran ne serait-ce qu'un embryon de réflexion sur l'abstinence (surtout quand on sait que Président des USA lui-même prône ce genre d'attitude dans sa politique contre l'avortement). Et en ces années sida, cette sexualité débridée sans protection apparente fait froid dans le dos.

Bon produit marketing, "40 jours et 40 nuits" n'en reste pas moins plaisant à regarder : Shannyn Sossamon, dans le rôle d'Erica, a non seulement un joli sourire à la Julia Roberts et s'avère plutôt convaincante.

Et le spectateur retiendra, espérons-le, une jolie scène d'amour virtuelle entre les deux amants. Une séance de sexe à fleur de peau (un pétale frôlant l'épiderme) et de souffle délicat (pour que le contact fasse frissonner la belle).

Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes : deux minutes de bonheur sur 1 h 36. C'est peu.

- @ir-V Trocc@z -

 

 

Publicité

Copyrights 1998-2002 - Graphisme : @ir-V Trocc@z