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Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
("Austin Powers, the spy who shagged me")
USA
/ 1999

- Réalisation
: Jay Roach ("Mon beau-père et moi")
- Scénario
: Mike Myers, Michael McCullers
- Photo
: Ueli Steiger
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Production : John Lyons, Mike Myers, Suzanne
Todd, Demi Moore et Eric McLeod
- Distribution
: Metropolitan
- Durée
: 1 h 35
- DISTRIBUTION
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Mike Myers (Austin Powers / Dr Denfer / Gras
Double)
- Heather
Graham (Felicity Bonebez)
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| L'agent
Austin Powers vit désormais dans les années
90. Mais le docteur Denfer est retourné en 1969
pour voler le "modjo" d'Austin, autrement
dit sa libido, son fameux sex-appeal. Brefn ce pourquoi
les filles sont raides dingues de lui malgré
ses dents pourries et son costume criard. Projeté
à son tour dans le swinging London des sixties
pour récupérer son bien, il reçoit
l'aide de la pulpeuse Félicity Bonnebez, agent
de la CIA.
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|
On
prend les meme et on recommence : si le premier
épisode envoyait Austin Powers dans les années 90,
c'est tout le contraire qui se produit dans le second.
Avec une recette toujours identique : du mauvais goût,
des sous entendus salaces, l'aspect kitsch indispensable.
Après le succès du premier opus, Mike
Myers rempile avec le second, qui cumule les records,
notamment grace à une bande-annonce qui joue
la carte de l'affrontement frontal contre Star
Wars.
Après
la succès du premier épisode, la
suite se devait d'exister. La british et sexy Elizabeth
Hurley, ex-femme de Hugh Grant, est ici remplacée par
la californienne Heather Graham. Même si Hurley fait
une apparition dans ce second épisode. Devant le succès
d'Austin Powers, Myers a demandé 7 million de
dollars pour cette suite. Il faut rappeller d'autre
part que Burt Bacharach, le compositeur de standards
comme I say a Little Prayer for You et Raindrops Keep
Fallin' on My Head, est en quelque sorte à l'origine
d'Austin Powers. Si tout le monde connait ses chansons
peu savent le nom de ce symbole des swinging sixties.
Mike Myers eu l'idée de son personnage en écoutant
The Look of Love, chanson de Bacharah, interprété
par Dustin Springfield.
Dans
le premier volet, Bacharah chantait son What World Needs
Now is Love au piano, sur le toit d'un bus anglais promenant
Liz Hurley et Mike Myers à travers Las Vegas.
Dans cet épisode, c'est I will never fall in
love again qu'il reprend avec Elvis Costello. Le succès
d'Austin Powers et le pillage de sa discographie par
de nombreux films (Le mariage de mon meilleur ami avec
Julia Roberts et Cameron Diaz, Mary à tout prix
des frères Farelly avec Cameron Diaz et Ben Stiller)
ont participé à son retour sur le devant
de ls scène.
Quant
à Mini-Moi, il est incarné par Verne Troyer.
Un nain qui vit bien de sa nanitude. Il double depuis
fort longtemps pour le cinéma les gens de sa
taille. On a pu ainsi le voir dans "Bébé
part en vadrouille" (1994), "La course au
jouet" (1996) ou encore dans "Duston, panique
au palace" (1996), "Men
In Black" (1997), "Las Vegas Parano"
(1998) et "The Grinch" au cotés de
Jim Carrey, où il retrouve sa parteniare d'Austin
Powers, Mindy Sterling (alias Frau Farbissina). Le succès
de cet épisode au box-office US débouchera
sur un troisième
épisode.
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GOLDEN
AIE @@
Attention,
Austin revient et il est à nouveau (dès le début du
film, en fait) célibataire. Autant vous dire que ça
va draguer sec dans les années 90.
Sauf que le Dr. Denfer lui vole son modjo, son fluide
sexuel, dans les années 70, d'où gag-poursuite contre
le temps. Vous l'aurez compris, car vous êtes des
petits malins, ce n'est pas encore cette fois-ci que
l'on va pouvoir s'extasier sur la complexité d'un
scénario signé Mike Myers. Ce qui, me direz-vous car
vous êtes vraiment trop fort, n'est pas bien grave
pour un film qui parodie les autres et dont l'ambition
est d'enchaîner les gags navrants jusqu'à overdose
de rire.
Et
là, ça coince un peu. La créativité (de mauvais goût
et de faible subtilité, mais créativité quand même)
du premier épisode ne se retrouve pas vraiment dans
ce deuxième opus. Sourires, pouffements, mais pas
crises de fou rire. Dommage, d'autant que la nouvelle
Austin-girl (Heather Graham, kawaïïïïï !) fait mieux
que de la décoration et le nouveau personnage de Mini-Evil
est prétexte à nombre de situations comiques.
Que
s'est-il perdu en cours de faille spatio-temporelle
? Pas grand chose, et l'auto-casting de Mike Myers
a même gagné un personnage, le très lourd (hahaha)
Grasdouble. Le change n'est pas forcément gagnant.
Myers se lâche complètement (voir les interludes musicaux)
et perd un peu de vue ses spectateurs. Le Dr. Denfer
qui reprend One of us, c'est certes très drôle.
Austin qui boit de la merde (!) à la place du café,
c'est déjà plus fatiguant. Nettement moins réussi
que sa première aventure, cet Espion qui m'a tirée
peut toutefois faire mouche aux yeux des plus accrocs
à l'humour de Myers. Revoir Austin sur un écran, c'est
un peu comme revoir un vieux copain. Ça fait plaisir.
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L@urent C@mite -
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