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L'été américain 2002

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

 

 

L'été américain 2002

Austin Powers, l'espion qui m'a tirée

Austin Powers, l'espion qui m'a tirée ("Austin Powers, the spy who shagged me")
USA / 1999

Fiche technique

  • Réalisation : Jay Roach ("Mon beau-père et moi")
  • Scénario : Mike Myers, Michael McCullers
  • Photo : Ueli Steiger
  • Production : John Lyons, Mike Myers, Suzanne Todd, Demi Moore et Eric McLeod
  • Distribution : Metropolitan
  • Durée : 1 h 35
  • DISTRIBUTION
  • Mike Myers (Austin Powers / Dr Denfer / Gras Double)
  • Heather Graham (Felicity Bonebez)

Synopsis

 

L'agent Austin Powers vit désormais dans les années 90. Mais le docteur Denfer est retourné en 1969 pour voler le "modjo" d'Austin, autrement dit sa libido, son fameux sex-appeal. Brefn ce pourquoi les filles sont raides dingues de lui malgré ses dents pourries et son costume criard. Projeté à son tour dans le swinging London des sixties pour récupérer son bien, il reçoit l'aide de la pulpeuse Félicity Bonnebez, agent de la CIA.

 

Revue de détails

 

Austin Powers, l'espion qui m'a tirée On prend les meme et on recommence : si le premier épisode envoyait Austin Powers dans les années 90, c'est tout le contraire qui se produit dans le second. Avec une recette toujours identique : du mauvais goût, des sous entendus salaces, l'aspect kitsch indispensable. Après le succès du premier opus, Mike Myers rempile avec le second, qui cumule les records, notamment grace à une bande-annonce qui joue la carte de l'affrontement frontal contre Star Wars.

Après la succès du premier épisode, la suite se devait d'exister. La british et sexy Elizabeth Hurley, ex-femme de Hugh Grant, est ici remplacée par la californienne Heather Graham. Même si Hurley fait une apparition dans ce second épisode. Devant le succès d'Austin Powers, Myers a demandé 7 million de dollars pour cette suite. Il faut rappeller d'autre part que Burt Bacharach, le compositeur de standards comme I say a Little Prayer for You et Raindrops Keep Fallin' on My Head, est en quelque sorte à l'origine d'Austin Powers. Si tout le monde connait ses chansons peu savent le nom de ce symbole des swinging sixties. Mike Myers eu l'idée de son personnage en écoutant The Look of Love, chanson de Bacharah, interprété par Dustin Springfield.

Dans le premier volet, Bacharah chantait son What World Needs Now is Love au piano, sur le toit d'un bus anglais promenant Liz Hurley et Mike Myers à travers Las Vegas. Dans cet épisode, c'est I will never fall in love again qu'il reprend avec Elvis Costello. Le succès d'Austin Powers et le pillage de sa discographie par de nombreux films (Le mariage de mon meilleur ami avec Julia Roberts et Cameron Diaz, Mary à tout prix des frères Farelly avec Cameron Diaz et Ben Stiller) ont participé à son retour sur le devant de ls scène.

Quant à Mini-Moi, il est incarné par Verne Troyer. Un nain qui vit bien de sa nanitude. Il double depuis fort longtemps pour le cinéma les gens de sa taille. On a pu ainsi le voir dans "Bébé part en vadrouille" (1994), "La course au jouet" (1996) ou encore dans "Duston, panique au palace" (1996), "Men In Black" (1997), "Las Vegas Parano" (1998) et "The Grinch" au cotés de Jim Carrey, où il retrouve sa parteniare d'Austin Powers, Mindy Sterling (alias Frau Farbissina). Le succès de cet épisode au box-office US débouchera sur un troisième épisode.

 

Critique

GOLDEN AIE @@

Austin Powers, l'espion qui m'a tiréeAttention, Austin revient et il est à nouveau (dès le début du film, en fait) célibataire. Autant vous dire que ça va draguer sec dans les années 90.

Sauf que le Dr. Denfer lui vole son modjo, son fluide sexuel, dans les années 70, d'où gag-poursuite contre le temps. Vous l'aurez compris, car vous êtes des petits malins, ce n'est pas encore cette fois-ci que l'on va pouvoir s'extasier sur la complexité d'un scénario signé Mike Myers. Ce qui, me direz-vous car vous êtes vraiment trop fort, n'est pas bien grave pour un film qui parodie les autres et dont l'ambition est d'enchaîner les gags navrants jusqu'à overdose de rire.

Et là, ça coince un peu. La créativité (de mauvais goût et de faible subtilité, mais créativité quand même) du premier épisode ne se retrouve pas vraiment dans ce deuxième opus. Sourires, pouffements, mais pas crises de fou rire. Dommage, d'autant que la nouvelle Austin-girl (Heather Graham, kawaïïïïï !) fait mieux que de la décoration et le nouveau personnage de Mini-Evil est prétexte à nombre de situations comiques.

Que s'est-il perdu en cours de faille spatio-temporelle ? Pas grand chose, et l'auto-casting de Mike Myers a même gagné un personnage, le très lourd (hahaha) Grasdouble. Le change n'est pas forcément gagnant. Myers se lâche complètement (voir les interludes musicaux) et perd un peu de vue ses spectateurs. Le Dr. Denfer qui reprend One of us, c'est certes très drôle.

Austin qui boit de la merde (!) à la place du café, c'est déjà plus fatiguant. Nettement moins réussi que sa première aventure, cet Espion qui m'a tirée peut toutefois faire mouche aux yeux des plus accrocs à l'humour de Myers. Revoir Austin sur un écran, c'est un peu comme revoir un vieux copain. Ça fait plaisir.

- L@urent C@mite -

 

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