L'été américain 2002

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

 

 

L'été américain 2002

Hannibal

Hannibal
USA / 2000

Sortie en France le 28 février 2001

Fiche technique

  • Réalisateur : Ridley Scott ("Gladiator", "Blade Runner")
  • Scénario : David Mamet et Steven Zaillian
  • Musique : Hans Zimmer ("Gladiator")
  • Photo : John Mathieson
  • Production : Dino et Martha De Laurentiis, Ridley Scott
  • Distribution : UIP
  • DISTRIBUTION
  • Anthony Hopkins (Hannibal Lecter)
  • Julianne Moore (Clarice Starling)
  • Gary Oldman (Mason Verger)
  • Ray Liotta (Paul Krendler)
  • Giancarlo Giannini (Rinaldo Pazzi)

Synopsis

 

Depuis dix ans qu'il se planque des services du FBI, Hannibal Lecter se dore la pilule à Florence, où il s'occupe d'un musée en plus de s'adonner à ses péchés mignons. A savoir les concerts de musique classique et le manger anthropophage.

Pendant ce temps, l'inspectrice Clarice Starling, ancienne "coéquipière" de Lecter, est contactée par un certain Mason Verger. Celui-ci mène une vie misérable après s'être fait cuisiner par Lecter, à tel point que sa seule raison de continuer est de le retrouver pour se venger.

Et pour ferrer la bête, pas de meilleure appât que Clarice.

 

Revue de détails

 

Hannibal Deuxième apparition pour Anthony Hopkins dans le rôle d'Hannibal Lecter, le cannibale né de l'imagination de l'écrivain Thomas Harris.

La première, dans Le Silence des Agneaux au côté de Jodie Foster, valut à l'acteur un Oscar.

Ridley Scott était particulièrement motivé à l'idée de travailler avec Anthony Hopkins, a fortiori dans le rôle d'Hannibal. Persuadé qu'il restait beaucoup à faire avec ce fascinant personnage, le réalisateur de Blade Runner a trouvé dans Hannibal, dernier volet de la trilogie littéraire de Thomas Harris, la matière nécessaire au développement du docteur Lecter.

Le tournage d'Hannibal a nécessité une bonne centaine de décors.

Parmi eux, citons la ferme du président James à Montpelier (en Virginie, pas en France), la propriété de Biltmore Estate à Asheville, et à Florence : Ponte Vecchio (où sont réunis les plus grands joailliers du monde), le Palazzo Vecchio (palais ducal à la gloire des Médicis), la pharmacie de la Santa Maria Novella (datant de 1221), le Duomo (symbole de l'architecture du Quattrocento).

Florence est décidément une ville des plus cinématographiques. On se souvient entre autre de Un thé avec Mussolini (Franco Zeffirelli), Ils vont tous bien (Giuseppe Tornatore), Le syndrome de Stendhal (Dario Argento), Obsession (Brian De Palma), La viaccia (Mauro Bolognini).

 

Critique

CA SENT L'PATE -

HannibalRidley Scott est un réalisateur estimé depuis bien des années, et la vision répétée de Blade Runner justifie complètement cette réputation.

Pas toujours aussi inspiré que pour son adaptation de Philip K.Dick, Scott s'est néanmoins rappelé à notre bonne mémoire visuelle avec un certain brio et un Gladiator glaneur d'Oscars. Et bien avec Hannibal, cet esthète se double d'un homme courageux.

Ted Tally, scénariste du Silence des Agneaux, n'est plus de la partie pour adapter la suite du bouquin de Thomas Harris. Sérieux handicap, même si ses remplaçants n'écrivent pas comme des manches.

Hannibal, le livre, donnant dans la surenchère et l'auto-dérision, en faire un thriller sérieux et angoissant n'est pas mince affaire. Et de fait, l'impression d'assister à du grand n'importe quoi se fait rapidement récurrente. La visite touristico-gastronomique de Florence par Lecter, Gary Oldman non crédité au générique pour cause de assholehead, les phacochères mangeurs d'hommes, la dégustation de cervelle en plein air (comprenne qui verra).

Courageux, j'vous l'dis. Enfin bon, donnez le pire des scénarios au meilleur des réalisateurs, il n'est nullement dit que cela donnera un bon film à chaque fois. A la limite, il y aurait bien une raison de se laisser tenter par ce Hannibal. Dans un rôle où tout le monde attendait Jodie Foster, Julianne Moore fait mieux que de l'intérim.

Les seules scènes à sauver sont ainsi celles où la géniale actrice de Magnolia est confrontée à Anthony Hopkins. Quelque chose naît dans la séquence du centre commercial, où Lecter et Clarice se cherchent, s'effleurent, se croisent sans se trouver. Puis la tension ne réapparaît qu'à la fin, confrontation directe.

Diagnostic : insuffisant pour sauver ce festin annoncé de l'indigestion.

- L@urent C@mite -

 

Publicité

Copyrights 1998-2002 - Graphisme : @ir-V Trocc@z