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BLACK
EST D'EQUERRE @@@
A
contrario des autres blockbusters (films à gros
budget), le réalisateur Barry Sonnenfeld a su
apporter à "Men In Black" sa
vision personnelle et son humour subversif qui lui avait
si bien réussit dans "La famille Adams".
Dès le générique de début,
où un moustique vient s'écraser sur un
pare-brise, le ton est donné : pas question de
se prendre au sérieux en réalisant un
énième film avec des martiens envahissant
la Terre.
Tout
ici n'est que dérision, traitée avec sérieux.
Mais sous cette apparente bonne humeur et son second
degré affiché (usage de gadgets en tous genre), Barry
Sonnenfeld a réalisé un film somme toute plutôt pessimiste.
Pour
intégrer l'unité spéciale des hommes en noir, dont l'existence
est inconnue du grand public, les héros qui protègent
la terre de "la racaille de l'univers" doivent
renoncer à leur identité. Leurs empreintes digitales
sont effacées, leur nom transformés en numéro.
Sans omettre l'absence de tout contact avec leur famille
et leurs amis. Tel est le prix à payer pour intégrer
cette élite. Cet univers, qui lorgne largement du côté
de chez Franz Kafka, semble cloisonné.
L'analogie
n'est d'ailleurs pas fortuite : le menaçant extraterrestre
que doivent poursuivre les "Men In Black",
un immense insecte, prend l'apparence humaine d'un dératiseur
spécialisé dans l'extermination des cafards. Soit la
même de métamorphose d'hommes en insectes que chez Kafka.
Mais si effectivement le nouveau film du réalisateur
de "La famille Adams" empreinte beaucoup à d'autres
classiques du cinéma de science-fiction ("S.O.S fantômes",
"X-Files", "Independance Day", "Mars Attacks !"
pour ne citer que ceux-là), "Men In Black" réussit
à installer un univers qui lui est propre.
Viennent
s'ajouter comme une cerise à ce gâteau
déjà copieux : un duo antinomique parfait
(le bougon Tommy Lee Jones et l'énergique Will
Smith), des dialogues ciselés, des effets spéciaux
à la pointe de la technologie, des décors
sublimes (le QG des MIB) et des gadgets incroyables
(ah, le neuroliseur qui efface la mémoire ...).
A
ce titre "Men In Black" mérite d'être
marqué d'une pierre blanche dans l'histoire de la science-fiction
paranoïaque.
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@ir-V Trocc@z -
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