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TOURNAGE
UN
FILM INSPIRE D'UNE BD PLUS SOMBRE ET VIOLENTE
Durant
l'été 1992 que les producteurs Walter Parkes et Laurie
MacDonald découvrent un feuilleton publié en bande dessinée
dans un des innombrables "comics" qui existent aux Etats-Unis.
L'histoire s'appelle "The Men in Black", elle
est dessinée par Lowell Cunningham. Il y est question
d'une agence gouvernementale ultrasecrète chargée de
surveiller les ressortissants extraterrestres vivant
sur la Terre. Les aventures de ces fonctionnaires ayant
à traiter les situations les plus extraordinaires dans
le plus grand secret les enthousiasment immédiatement.
Car
si la plupart des bandes dessinées de science-fiction
parlent de créatures étranges dans des mondes futuristes
ou improbables, dans "The Men in Black", les héros étaient
deux hommes normaux, sans superpouvoirs, seulement dotés
de quelques gadgets pour combattre les extraterrestres.
Les personnages, bien humains, évoluent dans une organisation
administrative à l'ancienne, pour affronter une foule
d'extraterrestres, et offre par conséquent un
univers à la fois décalé et cohérent. Tous les éléments
étaient réunis pour donner naissance à une comédie de
science-fiction étonnante et rythmée.
A
l'origine, la série originale de Cunningham était plus
sombre et plus violente. En développant le projet du
film, les producteurs ont souhaité mettre en valeur
le potentiel comique de l'histoire. C'est ce souci qui
les a poussés à en confier la réalisation à Barry Sonnenfeld.
Son humour unique et son style visuel inimitable en
ont fait un atout de taille pour le projet.
Dans
les premières versions du scénario, l'histoire
de "Men In Black" se déroulait en plusieurs
endroits différents. Mais Sonnenfeld, né à New York,
suggéra de tout centraliser dans sa ville natale. Les
prises de vue de Men In Black ont commencé en mars 1996.
Les 18 semaines de tournage débutèrent à Los Angeles
dans les studios Sony avant de poursuivre à New-York
dans différents endroits de Manhattan et ses environs.
L'univers de Men In Black est né de la combinaison du
jeu des acteurs, de créatures-marionnettes conçues par
Rick Baker et d'images de synthèse réalisées par la
forme de George Lucas, Industrial Light and Magic (ILM).
Au printemps 1995, le réalisateur et les producteurs
commencèrent à imaginer toute une population d'extra-terrestres
, en collaboration avec Rick Baker qui a créé parmi
les personnages imaginaires les plus célèbres de ces
dernières années, dont "Gremlins".
LE QUARTIER GENERAL DES MIB
Situé
dans le New-York contemporain, le quartier général des
Men In Black est un hommage à l'architecture des années
60 et une vision du futur tel qu'on l'imaginait en 1964.
L'intérieur du décor fût construit sur les fameux plateaux
12 et 15 des studios Sony dans lesquels ont été tournés
des films comme Le Magicien d'Oz et Hook. Welch s'est
inspiré de diverses influences et, notamment, de l'architecte
finlandais du vingtième siècle, Eero Saarienen, créateur
des plus grands terminaux d'aéroports du monde. Welch
a également conçu la route du désert et la morgue de
New-York, et ses décors étaient essentiels à la création
des effets visuels : en studio, l'environnement lumineux
et climatique pouvait être entièrement contrôlé et permettait
le tournage en Vista Vision névessaire à ILM. La précision
du travail de Peterman à la caméra se révéla elle aussi
essentielle à la délicate combinaison du jeu des acteurs
et des images de synthèse. Perterman a utilisé des pellicules
Eastman au grain le plus fin pour créer la lumière très
crue et les silhouettes nimbées d'ombres qui sont la
marque des hommes en noir. A Manhattan, l'équipe a tourné
dans des lieux aussi divers que le musée Guggenheim,
le Shea Stadium, Soho, Battery Park et Orchard Street.
Tourner à New-York permit d'un autre côté de renforcer
l'idée maîtresse du film : la réalité est souvent au-delà
des apparences. Sonenfeld et Welch ont ainsi choisi
un de ces buildings étranges pour figurer l'extérieur
du quartier des MIB : la voie d'accès au Holland Tunnel.
MIKEY
Dès
la scène d'ouverture du film apparaît Mikey, une créature
haute de 2,50 mètres et camouflée dans le corps d'un
Mexicain corpulent tentant de passer illégalement la
frontière. La séquence nécessita des mois de préparation
pour l'équipe de Baker qui dessina et créa avec un infini
souci du détail un " corps " de mousse de latex et de
vinyle thermoformé pour l'acteur britannique John Alexander.
Il
fallait une heure au comédien pour se vêtir et devait
respirer par une petite fente faite dans le cou de latex
et camouflée en branchie. L'ensemble du costume de Mikey
pesait 75 kilos avec des extensions aux jambes et aux
bras, et une tête mécanique disposant de plus de 60
contrôles électriques actionnant les nageoires. Chacune
de ces dernières devait être indépendante et se mouvoir
en fonction des répliques. Le tronc de la créature était
mobile, comme les yeux protubérants ornés d'une peau
spéciale pour les paupières.
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