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Minority Report
USA
/ 2002
Sortie en France le 2 octobre 2002

- Production
: 20th Century Fox, DreamWorks
- Réalisation
: Steven Spielberg
- Scénario
: Dcott Frank, Jon Cohen d'après une nouvelle
de Philip K.Dick
- Montage
: Michael Kahn
- Photo
: Janusz Kaminski
-
Musique : John Williams ("Star Wars")
- Effets
spéciaux : ILM
- Durée
: 145 mn
- DISTRIBUTION
-
Tom Cruise (John Anderson)
-
Max Von Sydow (Lamar Burgess)
- Colin
Farrell (Danny Witwer)
-
Samantha Morton (Agatha)
-
Lois Smith (Dr. Iris Hineman)
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2054. Washington. Les magasins vous reconnaissent et
anticipent vos désirs. Votre rétine permet de vous identifier.
On ne vous parle pas des journaux, en papier électronique.
Qaunt aux rues, elles sont désormais plus sûres
: grâce à Precrime, les meurtres n'existent plus. Ce
système innovant permet de prévenir, détecter, arrêter
et réprimer avant que le crime n'ait lieu. A quelques
jours d'un vote qui permettrait à Precrime de devenir
un instrument fédéral, John Anderton, un des plus brillants
membre de la Precrime, voit son destin se compliquer
: Agatha (Samantha Morton), l'un des pré-cogs devinant
les crimes, prévoit qu'Anderton va lui même commettre
un crime d'ici 36 heures...
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Adapté d'une nouvelle de l'auteur de science-fiction Philip K. Dick,
"Minority Report", fut publiée pour la première
fois en 1956 dans le journal Fantastic universe.
L'auteur de SF était déjà à l'origine de films tels
que Blade Runner de Ridley Scott ou encore Total Recall
de James Cameron.
A l'origine Matt
Damon ("La mémoire dans la peau") devait
jouer le rôle de l'inspecteur Ed Witwer, le héros de
Minority report. Mais le comédien ne put assurer
le tournage en raison d'emploi du temps incompatible
avec le tournage d'Ocean's
Eleven de Steven
Soderbergh. La star montante Colin Farrell le remplaça
au pied levé.
Et
malgré le semi-échec d"Intelligence
Artificielle", Spielberg continue à
affectionner la science-fiction, genre qui a fait son
succès ("Rencontres du troisième
type", "E.T"). Mais si le réalisateur
de "La liste de Schindler" a tout de suite
été emballé par le sujet, c'est
en revanche Tom Cruise qui se trouve lié à la naissance
de Minority Report.
Durant le tournage de Eyes wide shut de Kubrick, le
comédien tomba sur la nouvelle de l'auteur Philip K.
Dick. Conquis, il décida immédiatement d'en faire part
à Steven Spielberg en vue d'une adaptation cinématographique.
Spielberg, réalisateur contemporain le plus influent
associé à la superstar. On peut difficilement
rêver plus belle affiche. Les deux stars
ne cessaient de se croiser et envisageaient depuis longtemps de collaborer ensemble. Leur première
rencontre remonte à 1983, à l'époque de Risky
Business (qui révéla le jeune Tom Cruise).
Mais le projet a mis longtemps à se mettre en
place : le tournage du film a d'abord été décalé de
deux ans : Tom Cruise bossait sur M: I - 2 (Mission:
impossible 2) et Spielberg sur A.I.
Intelligence artificielle.
Un soin particulier a également
été apporté à l'environnement
et l'univers qui devait être cohérent :
Spielberg a souhaité que le public
voie en Minority Report "une extension du monde actuel".
Une extrapolation qui permette de le percevoir comme
une évidence, afin que le spectateur finisse par l'oublier
pour concentrer toute son attention sur le mystère.
Le cinéaste a rassemblé seize spécialistes du
futur pour définir au mieux ce que sera notre futur
en 2054.
Les plus grands spécialistes en technologie,
environnement, lutte contre le crime, médecine, transports,
informatique ont été réunis afin
de discuter de ce que sera le future dans cinquante
ans. Le réalisateur d"Il faut sauver le
soldat Ryan" a ainsi convié dans un hôtel de Santa
Monica des scientifiques du M.I.T. tels que John Underkoffler
mais également des urbanistes, des architectes, des
inventeurs ou des écrivains tels que l'auteur de "Generation
X", Douglas Coupland. Rien que çà.
Quant à la photographie, elle tient une place
primordiale dans le film. D'où une image granuleuse,
froide, ancrée dans l'univers âpre et brutal du film
noir. Tout le contraire des couleurs chaudes d'"A.I.
Intelligence artificielle".
A noter enfin un certain nombre de
références à son ami Stanley Kubrick
(les deux réalisateurs de génie étaient
d'excellents amis). On peut ainsi citer parmi
les nombreux clins d'oeil : le personnage de Max von
Sydow est nommé Burgess comme l'auteur du roman Orange
mécanique (1971), Anthony Burgess. Et quand l'agent
Anderton interprété par Tom Cruise subit une opération
des yeux, ils sont maintenus par des attaches très proches
de celles utilisées sur Alex dans Orange mécanique.
Le personnage d'Anderton est d'ailleurs assez proche
de celui d'Alex, héros d'Orange mécanique. Comme lui,
il est accroc aux drogues et aime la musique classique...
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SUSPENSE ARTIFICIEL
@@@
Il y a vraiment plein de trucs rigolos avec le marketing
au cinéma, et les affiches de films n'en sont pas
le moins bon exemple, loin s'en faut.
Prenez les films de Spielberg. "Intelligence
Artificielle" (A.I)
était selon son affiche "le chef d'ouvre de Steven
Spielberg". Admettons qu'un spectateur n'ait vu que
celui-ci, ça ne devrait pas l'inciter à en voir d'autres.
Et Minority Report, alors ? "Le meilleur film de Steven
Spielberg". Mince, rien que ça ? Mieux que le chef
d'ouvre ? Diantre, ce monsieur Spielberg doit vraiment
être très fort. Mais sûrement pas aussi fort que Tom
Cruise. Lui, son nom est toujours écrit plus gros
que le titre du film dans lequel il joue sur l'affiche.
Lesdites affiches étant assez interchangeables. Le
"perfect man in the perfect world", après tout l'affiche
ne vend que lui.
Même
plus besoin du perfect world. Bon, c'est moins flagrant
sur Minority Report que sur Vanilla Sky (la palme)
ou Mission Impossible 2, meuh bon. Quelle passionnante
digression.
Et
à part ça, le film ? Rassurez-vous, il est bien plus
satisfaisant que l'interminable Intelligence
Artificielle" (A.I)
, même si Spielberg ne va pas au bout de son idée.
Vous savez, le discours d'artiste comme quoi il veut
se faire plaisir, maintenant, après avoir fait plaisir
au public. genre. alors que viennent faire dans une
adaptation de Philip K. Dick ces dernières images
new age toutes droit sorties du Seigneur des Anneaux
(vous avez bien lu), précédées (et c'est presque un
pléonasme) de la perspective d'un avenir meilleur
(réconciliation, bébé en route. au secours !) ?
Ne
soyons tout de même pas trop intransigeants avec l'ami
Steven qui semble s'amuser comme un gosse avec la
science-fiction. Les effets spéciaux sont juste parfaits,
la maîtrise technique indiscutable (cette scène de
fuite, my God !) et mine de rien, le futur décrit
dans le film ne verse jamais dans la surenchère megalopolisante
(Le Cinquième Elément de Luc Besson, pour ne pas le
citer) et garde un visage humain qui le rend extrêmement
crédible.
De
son côté, Tom Cruise ne démérite pas malgré le pari
idiot qu'il a dû perdre avec un copain et qui l'oblige
à apparaître défiguré dans chacun de ses films (depuis
Vanilla Sky). Une bonne partie du contrat est donc
rempli, malheureusement le scénario se révèle un chouia
décevant. Pas que l'on s'ennuie, non (humour et seconds
rôles sont O.K.), mais pas que l'on ait souvent l'occasion
de se dire "ouah, dément !" non plus.
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L@urent C@mite -
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