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L'été américain 2002

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

 

 

L'été américain 2002

Dragon Rouge

Dragon Rouge ("Red Dragon")
USA / 2002
Sortie en France le 30 octobre 2002

Fiche technique

  • Réalisateur : Brett Ratner ("Rush Hour", "Rush Hour 2", "The Family Man")
  • Scénario : Ted Tally
  • Musique : Danny Elfman ("Batman", "Sleeply Hollow")
  • Photo : Dante Spinotti
  • Production : Dino De Laurentiis, Martha Schumacher
  • Distribution : UIP
  • Durée : 2h04
  • DISTRIBUTION
  • Anthony Hopkins (Hannibal Lecter)
  • Edward Norton (Will Graham)
  • Ralph Fiennes (Francis Dolarhyde)
  • Emily Watson (Reba McClane)
  • Harvey Keitel (Jack Crawford)
  • Mary-Louise Parker (Molly Graham)
  • Philip Seymour Hoffman (Freddy Lounds)

Synopsis

 

L'agent du FBI Will Graham est une légende à plus d'un titre : bien qu'il ait failli y laisser sa peau, il a réussi à arrêter Hannibal Lecter, psychiatre de renom qui s'adonnait à la dégustation de ses semblables. Après le procès retentissant qui s'en suivit, Graham se retire pour s'occuper des siens.

Mais lorsqu'un tueur en série mène son ancien boss en bourrique, celui-ci s'en vient chercher Graham pour lui demander de l'aide. D'une part parce qu'il est doué d'un sixième sens qui lui permet de penser comme les malades qu'il poursuit, d'autre part parce qu'il est à même d'établir le contact avec Lecter, qui sur les sombres recoins de l'âme humaine en connaît un rayon.

 

 

Revue de détails

 

Dragon Rouge Dragon Rouge est à l'origine un roman écrit par Thomas Harris, lequel avait déjà fait l'objet d'une adaptation au cinéma en 1986 : Le Sixième Sens (Manhunter en VO, rien à voir avec le film avec Bruce Willis) réalisé par Michael Mann avec William Petersen et Brian Cox dans le rôle de Lecter.

Par la suite, Thomas Harris fit de l'histoire d'Hannibal Lecter une trilogie avec Le Silence des Agneaux puis Hannibal, respectivement adaptés pour le grand écran par Jonathan Demme et Ridley Scott.

Dragon Rouge se déroule donc chronologiquement avant Le Silence des Agneaux et raconte la même chose que Le Sixième Sens, mais avec des acteurs différents (dont Anthony Hopkins qui jouait Lecter dans les deux "suites"). Le rôle de Francis Dolarhyde finalement interprété par Ralph Fiennes avait été proposé à Sean Penn.

Côté rumeurs, Jude Law aurait été pressenti pour jouer le docteur Lecter dans sa jeunesse (j'aurais payé cher pour voir ça, mais ça risque de rester un fantasme de cinéphile). Jodie Foster, héroïne du Silence des Agneaux, aurait été contactée pour faire une apparition clin d'oil. Réalisatrice de deuxième équipe sur Le Silence des Agneaux, la décoratrice Kristi Zea a récupéré les plans de la cellule de Lecter utilisés à l'époque puis légués à l'American Museum of Moving Image de New York, et ce afin de reconstituer le plus fidèlement possible la cellule dans Dragon Rouge.

Concernant la résidence de Lecter que l'on voit au début du film, Kristi Zea avoue s'être inspirée des appartements de Sigmund Freud. Rappelons qu'avant son arrestation, Hannibal Lecter exerçait la profession de psychiatre (ce qu'il est toujours malgré sa captivité, si je ne m'abuse). D'abord réticent à l'idée de jouer une fois de plus le plus célèbre cannibale de tous les temps, Anthony Hopkins a tout de suite accepté lorsqu'il apprit que le scénario serait signé Ted Tally, le scénariste du Silence des Agneaux. Le réalisateur Brett Ratner s'est attaché les services de plusieurs de ses collaborateurs de The Family Man : Dante Spinotti (photo), Kristi Zea (décors), Betsy Heimann (costumes) et Mark Helfrich (montage).

 

Critique

VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE PANCREAS ...@@@

Dragon RougeAprès un Hannibal de (très) triste mémoire, les De Laurentiis se sont dit qu'il serait de bon goût de profiter de son succès commercial pour refaire le premier volet de la trilogie écrite par Thomas Harris.

L'occasion pour Anthony Hopkins de reprendre le rôle de Lecter et de boucler "officiellement" la saga, de façon à ce que les trois films puissent être vus à la suite avec un minimum de cohérence visuelle.

Quelle idée géniale. Et dans une logique difficilement explicable, le projet est confié à Brett Ratner, plus connu pour ses comédies proprettes (les deux Rush Hour) que pour son sens du suspens malsain. Et, surprise, c'est une surprise ! Le bonhomme n'est pas un manchot de la pellicule et s'en sort beaucoup mieux que prévu.

Certes, le scénario de Ted Tally (malgré deux trois trucs passablement invraisemblables) aide bien, tout comme la photo de Dante Spinotti. Ce qui est déjà moins le cas avec la musique de Danny Elfman (sursautez, je le veux).

Bref, la grande réussite du film réside dans la gestion des duos. Et là, le choix de Ratner n'est plus si saugrenu que cela, puisqu'on lui doit les numéros réussis (dans leur genre) de Chris Tucker et Jackie Chan associés. Dans Dragon Rouge, ça ne rigole heureusement pas autant mais ça fonctionne du feu de Dieu. Anthony Hopkins fait absolument ce qu'il veut d'un personnage qui lui appartient tout entier. Edward Norton habite littéralement la gueule de l'emploi qu'il tient dans le film. Autour d'eux, les seconds rôles (Keitel, Hoffman.) font le boulot.

Quant aux scènes entre Ralph Fiennes et Emily Watson, c'est du grand art, tout simplement. Je vais sans doute recevoir des mails d'insultes pour écrire cela, mais lesdites scènes n'ont rien à envier à Hitchcock, qualitativement parlant. Hopkins-Norton, Fiennes-Watson, le bien le mal, l'ambiguïté des rapports bourreau-victime. parfait, l'équilibre est parfait !

Et la teneur de l'intrigue est largement au dessus de la moyenne, à tel point qu'un bon jeu vidéo n'aurait aucun mal à développer le tout pour donner lieu à quelque chose de passionnant. Si l'implication du public n'en serait que plus forte, il n'en irait malheureusement pas de même pour la qualité de la production. Le jour où des acteurs du standing d'Hopkins ou Ed Norton joueront dans des jeux, je crois que je serai mort. Raison de plus pour se précipiter sur ce genre de film, tant qu'il est encore temps.

- L@urent C@mite -

 

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