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L'été américain 2002

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

Les sentiers de la perdition

Site officiel US

L'été américain 2002

Les sentiers de la perdition

Les sentiers de la perdition ("Road to perdition")
USA / 2002
Sortie en France le 12 septembre 2002

Fiche technique

  • Production : Dreamworks, 20th Century Fox, Zanuck
    Réalisation : Sam Mendès
    Scénario : David Self
    Photo : Conrad L.Hall
    Montage : Jill Bilcock
    Musique : Thomas Newman
    Durée : 125 mn

    • DISTRIBUTION :

      Tom Hanks (Michael Sullivan)
      Paul Newman (John Rooney)
      Jude Law (Maguire)
      Jennifer Jason Leigh (Annie Sullivan)

Synopsis

 

Mike Sullivan (Tom Hanks) est le bon père de deux enfants ainsi qu'un bon mari. Et accessoirement un bon mafioso. Elevé par celui qui est aujourd'hui son patron, John Rooney (Paul Newman). A tel point que ce dernier a davantage d'affection pour Mike que pour Connor. C'est dire. Pire, il considère Peter et Michael, les deux enfants de Sullivan, comme ses petits-enfants. Mais au détour d'un règlement de compte, Connor et Mike s'affrontent. Pour se venger, Connor assassine la femme et le plus jeune fils de Mike, qui n'a d'autre solution que de prendre la fuite avec son aîné.

 

Revue de détails

 

Les sentiers de la perdition Road to perdition est adapté d'un "comics" (bande-dessinée en américain) créé par Max Allan Collins. Ce dernier ayant lui-même été influencé par un classique de la bande-dessinée japonaise ("Lone Wolf and Cub"). Un hommage exgalement perceptible à l'écran : Sam Mendes, le réalisateur, s'est fortement inspiré du style de John Woo ("Mission Impossible 2", "Volte/Face" et "Windtalkers" - actuellement à l'affiche)...

Après "American Beauty" avec Kevin Spacey (qui avait obtenu un Oscar pour le rôle), Sam Mendès devait prouver que la réussite de son premier film ne devait rien au hasard. Le cinéaste a mis toutes les chances de son côté en s'entourant d'une équipe de choix. Road to perdition marque ainsi la deuxième collaboration entre le réalisateur et le directeur de la photographie Conrad L. Hall. Les deux hommes avaient déjà travaillé ensemble en 1999 sur American Beauty. Le casting est lui aussi royal, à commencer par Tom Hanks, dont on ne compte plus les succès au box-office ("Il faut sauver le soldat Ryan", "Seul au monde", "Forrest Gump", "Vous avez un message"...).

Le comédien voit ainsi l'occasion d'élargir encore un peu plus le registre de ses interprétations. A contrario de ses précédents films, Tom Hanks incarne un personnage très sombre et violent dont le métier est de tuer. A tel point que dans le scénario, son personnage est surnommé " l'ange de la mort ". C'est dire. Sam Mendès lui a adjoint le vétéran Paul Newman et la star montante Jude Law ("La sagesse du crocodile", "Intelligence Artificielle", "Stalingrad"). Au final, un beau trio d'acteurs qui n'hésite pas à jouer sur du velours.

La subtilité est de mise jusque dans le titre, dont le sens est double : Perdition est à la fois le nom de la ville vers laquelle se dirigent Michael Sullivan et son fils, mais également une expression métaphorique de l'Enfer, la route dont Sullivan espère bien détourner son enfant...

Quant à Anthony LaPaglia, il a joué dans certaines scènes des Les Sentiers de la perdition (Road to perdition) le rôle d'Al Capone. Sam Mendès ayant finalement décidé que le gangster ne devait pas apparaître dans le film, la performance d'Anthony LaPaglia a tout simplement été supprimé au montage final. Dommage. Par galanterie, le cinéaste a néammoins crédité le nom de l'acteur au générique...

Critique

AMERICAN FAMILY @@@

Les sentiers de la perditionAnnoncé en grande pompe comme la première apparition de Tom Hanks en bad guy, ce Road to Perdition en décevra plus d'un sur ce point.

Certes, on voit le brave Tom tuer des gens dans ce film (pas mal, même), mais le script de David Self et la mise en scène de Sam Mendès insiste bien (voire lourdement) sur ce point : s'il tue, c'est pour le bien des siens, pour que sa famille ne manque jamais de rien, puis pour la venger et préserver l'innocence de son fils.

Sans ces "conditions", l'acteur n'aurait vraisemblablement pas accepté le rôle (incapacité de jouer un vrai méchant ou véritable choix de carrière et d'image ?). Qu'importe, Hanks est (très) bon dans ce rôle de porte-flingue consciencieux (au sens propre comme au figuré) et puis de toute façon, la performance géniale de Jude Law ne laissait guère de place pour un affreux de plus. L'acteur, toujours aussi magnétique, est tout bonnement fascinant dans son ambigu personnage de photographe tueur à gage et dans un sens, le film n'aurait sûrement pas été aussi réussi sans lui.

Pourtant, il y a Paul Newman en troisième tête d'affiche, et ce n'est pas rien, surtout lorsqu'il la joue classe comme c'est le cas ici. Mais depuis Hitchcock, il est de notoriété publique que lorsque le bad guy est réussi, le film l'est aussi.

Autre élément plus que réjouissant au pedigree de ce film-de-gangsters-avec-chapeaux-et-longs-manteaux, la mise en scène classieuse agrémentée d'une photo qui l'est toute autant. Rien de tape-à-l'oil ou de foncièrement original (encore que.) mais une sobriété tout terrain qui nous porte aux côtés des différents personnages de ce polar à l'ancienne qui, sans tous ces gages de qualité, aurait pu paraître un brin longuet.

Peut-être pas le coup du chef-d'ouvre façon American Beauty, mais la preuve que Sam Mendès a plus d'un tour de manivelle dans sa caméra.

- L@urent C@mite -

 

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