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officiel US

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Les sentiers de la perdition ("Road
to perdition")
USA
/ 2002
Sortie en France le 12 septembre 2002
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Mike Sullivan (Tom Hanks) est le bon père de deux enfants
ainsi qu'un bon mari. Et accessoirement un bon mafioso.
Elevé par celui qui est aujourd'hui son patron, John
Rooney (Paul Newman). A tel point que ce dernier a davantage
d'affection pour Mike que pour Connor. C'est dire. Pire,
il considère Peter et Michael, les deux enfants de Sullivan,
comme ses petits-enfants. Mais au détour d'un règlement
de compte, Connor et Mike s'affrontent. Pour se venger,
Connor assassine la femme et le plus jeune fils de Mike,
qui n'a d'autre solution que de prendre la fuite avec
son aîné.
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Road
to perdition est adapté d'un "comics"
(bande-dessinée en américain) créé
par Max Allan Collins. Ce dernier ayant lui-même
été influencé par un classique
de la bande-dessinée japonaise ("Lone Wolf and
Cub"). Un hommage exgalement perceptible à
l'écran : Sam Mendes, le réalisateur,
s'est fortement inspiré du style de John Woo
("Mission Impossible 2", "Volte/Face"
et "Windtalkers"
- actuellement à l'affiche)...
Après
"American Beauty" avec Kevin Spacey (qui avait
obtenu un Oscar pour le rôle), Sam Mendès
devait prouver que la réussite de son premier
film ne devait rien au hasard. Le
cinéaste a mis toutes les chances de son côté
en s'entourant d'une équipe de choix. Road to
perdition marque ainsi la deuxième collaboration entre
le réalisateur et le directeur de la photographie Conrad
L. Hall. Les deux hommes avaient déjà travaillé ensemble
en 1999 sur American Beauty. Le casting est lui aussi
royal, à commencer par Tom Hanks, dont on ne
compte plus les succès au box-office ("Il
faut sauver le soldat Ryan", "Seul au monde",
"Forrest Gump", "Vous avez un message"...).
Le
comédien voit ainsi l'occasion d'élargir encore
un peu plus le registre de ses interprétations. A contrario
de ses précédents films, Tom Hanks incarne
un personnage très sombre et violent dont le métier
est de tuer. A tel point que dans le scénario, son personnage
est surnommé " l'ange de la mort ". C'est dire. Sam
Mendès lui a adjoint le vétéran
Paul Newman et la star montante Jude Law ("La
sagesse du crocodile", "Intelligence
Artificielle", "Stalingrad").
Au final, un beau trio d'acteurs qui n'hésite
pas à jouer sur du velours.
La
subtilité est de mise jusque dans le titre, dont
le sens est double : Perdition est à la fois le nom
de la ville vers laquelle se dirigent Michael Sullivan
et son fils, mais également une expression métaphorique
de l'Enfer, la route dont Sullivan espère bien détourner
son enfant...
Quant
à Anthony LaPaglia, il a joué dans certaines
scènes des Les Sentiers de la perdition (Road to perdition)
le rôle d'Al Capone. Sam Mendès ayant finalement
décidé que le gangster ne devait pas apparaître dans
le film, la performance d'Anthony LaPaglia a tout simplement
été supprimé au montage final. Dommage. Par galanterie,
le cinéaste a néammoins crédité
le nom de l'acteur au générique...
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AMERICAN FAMILY
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Annoncé
en grande pompe comme la première apparition de Tom
Hanks en bad guy, ce Road to Perdition en décevra
plus d'un sur ce point.
Certes,
on voit le brave Tom tuer des gens dans ce film (pas
mal, même), mais le script de David Self et la mise
en scène de Sam Mendès insiste bien (voire lourdement)
sur ce point : s'il tue, c'est pour le bien des siens,
pour que sa famille ne manque jamais de rien, puis
pour la venger et préserver l'innocence de son fils.
Sans
ces "conditions", l'acteur n'aurait vraisemblablement
pas accepté le rôle (incapacité de jouer un vrai méchant
ou véritable choix de carrière et d'image ?). Qu'importe,
Hanks est (très) bon dans ce rôle de porte-flingue
consciencieux (au sens propre comme au figuré) et
puis de toute façon, la performance géniale de Jude
Law ne laissait guère de place pour un affreux de
plus. L'acteur, toujours aussi magnétique, est tout
bonnement fascinant dans son ambigu personnage de
photographe tueur à gage et dans un sens, le film
n'aurait sûrement pas été aussi réussi sans lui.
Pourtant,
il y a Paul Newman en troisième tête d'affiche, et
ce n'est pas rien, surtout lorsqu'il la joue classe
comme c'est le cas ici. Mais depuis Hitchcock, il
est de notoriété publique que lorsque le bad guy est
réussi, le film l'est aussi.
Autre
élément plus que réjouissant au pedigree de ce film-de-gangsters-avec-chapeaux-et-longs-manteaux,
la mise en scène classieuse agrémentée d'une photo
qui l'est toute autant. Rien de tape-à-l'oil ou de
foncièrement original (encore que.) mais une sobriété
tout terrain qui nous porte aux côtés des différents
personnages de ce polar à l'ancienne qui, sans tous
ces gages de qualité, aurait pu paraître un brin longuet.
Peut-être
pas le coup du chef-d'ouvre façon American Beauty,
mais la preuve que Sam Mendès a plus d'un tour de
manivelle dans sa caméra.
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L@urent C@mite -
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