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L'été américain 2002

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

 

 

L'été américain 2002

Signes

Signes ("Signs")
USA / 2002
Sortie en France le 16 octobre 2002

Fiche technique

  • Réalisation : M. Night Shyamalan (Sixième sens, Incassable)
  • Scénario : M. Night Shyamalan
  • Photo : Tak Fujimoto
  • Décors : Larry Fulton
  • Musique : James Newton Howard
  • Production : Frank Marshall, Sam Mercer, M. Night Shyamalan
  • Distribution : Gaumont Buena Vista International
  • Durée : 1h45
  • DISTRIBUTION
  • Mel Gibson (Graham Hess)
  • Joaquin Phoenix (Merrill Hess)
  • Cherry Jones (Caroline Paski)
  • Rory Culkin (Morgan Hess)
  • Abigail Breslin (Bo Hess)

Synopsis

 

Depuis que sa femme est morte accidentellement, Graham Hess a perdu la foi et sa vocation de pasteur. Il vit dans une ferme en Pennsylvanie avec ses deux enfants et son frère Merrill, gloire prématurément déchue du base-ball. Dans ses nuits, il revoit régulièrement le soir où tout a basculé.

Un matin apparemment normal, il découvre qu'une étrange et immense figure géométrique a été formée à partir de plants écrasés dans son champ de maïs. Des voisins rancuniers ? Un canular ? Et pourquoi pas des extra-terrestres, tant qu'on y est ?

 

Revue de détails

 

Signes Signes a été tourné dans la région du comté de Bucks, en Pennsylvanie. La ferme de la famille Hess a été construite aux abords d'un champ du Delaware Valley College sur lequel l'équipe du film a fait pousser des plants de maïs.

Cette solution a été choisie au détriment du blé, pourtant céréale de prédilection des véritables crop circles. Le maïs est en effet la seule plante dont on peut prévoir avec exactitude la maturité, et a permis à l'équipe de se déplacer dans le champ ainsi créé sans laisser la moindre trace.

Comme c'était le cas avec Sixième Sens et Incassable, Signes repose en grande partie sur l'effet de surprise. Ainsi, le plus grand secret a été observé depuis l'annonce du projet, au printemps 2001. Seul élément révélé, l'apparition de crop circles dans des champs de Pennsylvanie. Dans la première version du script, le personnage principal Graham Hess était sensiblement plus âgé. Après manifestation par Mel Gibson de son intérêt pour le projet, le rôle a été réécrit sans autre forme de procès par le scénariste metteur en scène.

Quant à Merrill Hess, il devait être incarné par Mark Ruffalo, mais celui-ci dut se désister quelques jours avant le début du tournage pour subir une légère intervention chirurgicale. Joaquin Phoenix, premier choix de Shyamalan, n'avait pas pu passer le casting en raison du tournage de It's all about love (de Thomas Festen Vinterberg). Il fut donc embauché trois jours avant celui de Signes.

Comme dans ses deux précédents films, M. Night Shyamalan s'offre une apparition clin d'oil devant la caméra, à la manière d'Alfred Hitchcock ou de. Peter Jackson. Toutefois, le rôle qu'il tient dans Signes n'est pas sans importance dans le déroulement de l'intrigue. Les dessins du personnage interprété par Abigail Breslin (dont c'est la première apparition au cinéma) sont l'ouvre d'une certaine Saleka Shyamalan. La fille de l'autre, donc.

Shyamalan semble quelqu'un de fidèle, professionnellement parlant. Signes est en effet produit par Sam Mercer, Kathleen Kennedy et Frank Marshall, tous déjà producteurs de Sixième Sens, et d'Incassable pour le premier. En outre le directeur photo Tak Fujimoto et le compositeur James Newton Howard étaient tous deux de l'aventure Sixième Sens, le compositeur ayant également collaboré à Incassable.

Afin de promouvoir le film, la production aurait songé multiplier les apparitions de faux crop circles à travers le monde. Info ou intox ? Toujours est-il que 16 crop circles ont été recensés en juin et juillet dernier. Signes a été présenté en avant-première au dernier Festival du film américain de Deauville. Le 17 septembre dernier, le très sérieux site Les Ovnis a révélé que deux vieux Anglais prétendent avoir conçu eux-mêmes la totalité des crop circles apparus en Grande-Bretagne depuis plus de vingt ans. On les croit si on veut.

 

Critique

LE CHAMP DU SIGNE @@@

Signes Pour faire court, Signes est à Independance Day ce que L'été de Kikujiro de Takeshi Kitano est à Big Daddy (un sommet du grand n'importe quoi avec Adam Sandler) : une version intelligente.

Le postulat de départ est le même (l'invasion de la Terre par les extra-terrestres) mais le traitement est radicalement différent. Ici, cet événement terrifiant et potentiellement désastreux pour la planète entière est retranscrit du point de vue d'une famille un peu éloignée de tous et de la civilisation (ils ont quand même la télé, rassurez-vous). Sans compter que le père est un ancien homme d'Eglise qui ne croit plus en Dieu. La science-fiction qui devient réalité contre la religion, tout ça tout ça.

Certains dialogues mettant en exergue cette confrontation pourraient sembler indigestes mais Shyamalan est un scénariste plutôt doué qui a toujours un gag ou une réplique venant justifier l'apparente langueur.

Niveau réalisation, le garçon n'est pas mal non plus, sa mise en scène est juste hallucinante de maîtrise et se permettre dans un même film des références à Hitchcock, Spielberg et George Romero est incontestablement un gage de bon goût.

Les comédiens à sa disposition s'en sortent généralement très bien, même si les deux personnages enfantins sont un peu chargés dans le genre autiste-médium-extralucide-de-film-fantastique. Divertissement classieux et stylé, Signes tient sans problème en haleine tout en donnant l'agréable impression de ne pas ressembler à un film vu il y a six mois.

Maintenant, le fait que tout cela fonctionne très bien est une chose. La valeur intrinsèque de l'ouvre en est une autre. Au bout du compte (et sans dévoiler le "truc" du scénario), ce film qui se donne l'air de raconter de grandes choses. ne racontent pas tant de choses que ça, lorsqu'on y réfléchit bien.

Et j'y ai bien réfléchi. D'où l'impression de se faire avoir par une technique virtuose, de la poudre aux yeux. Mais après tout, c'est un peu le principe du cinéma. Et quand c'est fait avec autant de talent, et bien autant s'incliner.

- L@urent C@mite -

 

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