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L'été américain 2002

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

La somme de toutes les peurs

Site officiel

L'été américain 2002

La somme de toutes les peurs

La somme de toutes les peurs ("The sum of all fears")
USA / 2002
Sortie en France le 24 juillet 2002

Fiche technique

  • Production : Paramount, Mace Neufeld
    Réalisation : Phil Alden Robinson
    Scénario : Paul Attanasio, Daniel Pyne
    d'après le roman de Tom Clancy
    Photo : John Lindley
    Montage : Neil Travis
    Musique : Jerry Goldsmith
    Durée : 124 mn

    DISTRIBUTION :

  • Ben Affleck (Jack Ryan)
    Morgan Freeman (William Cabot)
    James Cromwell (Président Fowle)
    Liev Schreiber (John Clark)

Synopsis

 

La CIA a recensé une vingtaine de pays capables d'acquérir ou même de fabriquer une arme de destruction massive. Des terroristes peuvent-ils en importer une sur le sol américain et la déclencher ? On dénombre 164 têtes nucléaires égarées dans la nature.


Jack Ryan (Ben Affleck) est confronté à ces interrogations tandis qu'un groupe extrêmiste néo-nazi européen plannifie de faire exploser une bombe lors du Superbowl, l'évènement national tant attendu par des milliers d'américains.

 

Revue de détails

 

La somme de toutes les peursA l'origine "La somme de toutes les peurs", l'auteur Tom Clancy. L'écrivain est à son plus haut niveau de ventes lorsqu'il sort les nouvelles aventures de Jake Ryan.

Le premier film adapté des aventures du héros de la CIA est sorti un an avant ("A la poursuite d'Octobre rouge"). Le livre "La Somme de toutes les peurs" en 1991, et se vend à six millions d'exemplaires.
Depuis, trois de ses livres ont été adaptés au cinéma : "A la poursuite d'Octobre Rouge" avec Sean Connery ("The Hunt for Red october")," Jeux de Guerre" ("Patriot Games") et "Danger Immédiat" ("Clear and Present Danger") avec Harrison Ford. Les trois épisodes réalisent 580 millions de dollars de recettes dans le monde. Une franchise très rentable.

Cette fois c'est Ben Affleck ("Will Hunting") qui s'y colle. Le comédien a le vent en poupe depuis "Pearl Harbor" de Michael Bay avec Josh Hartnett (actuellement à l'affiche de "40 jours et 40 nuits"). On lui a adjoint l'impeccable et implacable Morgan Freeman, vu notamment dans "Seven".
La série change de réalisateur aussi : John Mc Tiernan pour le premier ("Une journée en enfer", "Piège de Cristal"). Philip Noyce, qui avait tourné le deuxième opus, devait touner le présent épisode. Mais le réalisateur n'était pas libre après avoir accepté le remake de "L'Homme Tranquille", tourné à la meme période. Phil Alden Robinson est connu pour Field of Dreams (avec Kevin Costner) et Sneakers (Robert Redford, Sideny Poitie). Depuis, Robinson a essentiellement réalisé des documentaires et des séries.

Le tournage de "La somme de toutes les peurs" débuta en février 2001 à Montréal (où le Pentagone et le siège de la CIA furent reconstitués) en passant par Washington, Baltimore, Moscou, le désert californien et Israel pour s'achever fin juin.
Par rapport au livre, quelques différences dans le scénario durent être apportées. Avant même les attentats du 11 septembre 2001, la production décida de transformer les arabes en néo-nazis. Le stade de Denver muta en celui de Baltimore. A noter aussi que dans le roman, Ryan est déjà un directeur de la CIA. Hors ici Ben Affleck est beaucoup trop jeune pour atteindre ce poste. Le héros n'a également pas de femme dans cet épisode et qu'il a perdu du gallon (il est juste un simple analyste qui écrit des rapports).

Des modifications qui aboutissent à une interprétation qui convient parfaitement à Tom Clancy. A tel point que l'auteur a remis en chantier une série de romans sur les jeunes années de Jack Ryan dans le but de les faire adapter plus tard. Reste un certain nombre de livres écrits par Clancy à adapter : Sans aucun remords, Dette d'honneur, Sur ordre, sans omettre Le Cardinal du Kremlin. Ce dernier fut longtemps en développement mais l'histoire, ancré dans la Guerre froide, l'a un peu démodé. Résultat : à l'instar de Bad Company, Paramount a préféré choisir le thème très en vogue de la menace terroriste nucléaire.

La franchise s'est révélée une fois de plus rentable aux USA : avec un budget de 68 millions de dollars, le film en a rapporté 120 millions.

 

Critique

SPY GAME @

- "Mais qui peut donc bien acheter çà ? - Il y a toujours un preneur pour ces merdes".

La somme de toutes les peursPremière constation : depuis "A la poursuite d'Octobre Rouge" ("The Hunt for Red October") aucun film de la série n'a réussit à atteindre la qualité du premier opus.

"La somme de toutes les peurs" confirme cette tendance. En guise de peurs en tout genre et d'adrénaline le spectateur a droit à une simulation improbable. Tout sonne faux, à l'instar de cette première scène avec le Président.

Le script, trop aseptisé en action et en suspens, n'arrive pas à se hisser au niveau de ses prédécesseurs. Les scénaristes ont non seulement manqué d'inspiration, mais de surcroît n'ont pas hésité à ôter des étapes entre certaines séquences. Résultat : trop d'invraisemblances comportementales nuisent à la crédibilité des personnages. En choisissant de rajeunir le héros, le film de Robinson présente un personnage incapable d'agir car inexpérimenté. Sans omettre l'analyse géopolitique, d'un simplisme affligeant, et l'inutilité du jargon stratégique qui ne signifie rien aux profanes que nous sommes.

Sans réel enjeu, "La somme de toutes les peurs" finit par lasser, d'autant que les relations entre le Pentagone et Hollywood apparaissent - après "Bad Compagny" - plus qu'évidentes. Trop d'images gratuites à la gloire de l'Armée.

Pas de surprise non plus coté casting : Ben Affleck reprend donc le flambeau, sans pour autant convaincre. Face à lui Morgan Freeman dans son éternel rôle d'enquêteur domine le jeu, une fois de plus parfait. Trop brouillon et concentré sur les effets spéciaux, le réalisateur a tout simplement oublié la jubilation éprouvée devant des films d'action à la James Bond, plus chocs et pas tocs.

- @ir-V Trocc@z -

 

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