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CIA a recensé une vingtaine de pays capables d'acquérir
ou même de fabriquer une arme de destruction massive.
Des terroristes peuvent-ils en importer une sur le sol
américain et la déclencher ? On dénombre 164 têtes nucléaires
égarées dans la nature.
Jack Ryan (Ben Affleck) est confronté à ces interrogations
tandis qu'un groupe extrêmiste néo-nazi européen plannifie
de faire exploser une bombe lors du Superbowl, l'évènement
national tant attendu par des milliers d'américains.
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A
l'origine "La somme de toutes les peurs",
l'auteur Tom Clancy. L'écrivain est à son plus
haut niveau de ventes lorsqu'il sort les nouvelles aventures
de Jake Ryan.
Le
premier film adapté des aventures du héros de
la CIA est sorti un an avant ("A la poursuite
d'Octobre rouge"). Le livre "La Somme
de toutes les peurs" en 1991, et se vend à
six millions d'exemplaires.
Depuis, trois de ses livres ont été adaptés au cinéma
: "A la poursuite d'Octobre Rouge"
avec Sean Connery ("The Hunt for Red october"),"
Jeux de Guerre" ("Patriot Games") et
"Danger Immédiat" ("Clear and Present
Danger") avec Harrison Ford. Les trois épisodes
réalisent 580 millions de dollars de recettes
dans le monde. Une franchise très rentable.
Cette
fois c'est Ben Affleck ("Will Hunting") qui
s'y colle. Le comédien a le vent en poupe depuis
"Pearl
Harbor" de Michael Bay avec Josh Hartnett
(actuellement à l'affiche de "40
jours et 40 nuits"). On lui a adjoint l'impeccable
et implacable Morgan Freeman, vu notamment dans "Seven".
La série change de réalisateur aussi : John Mc Tiernan
pour le premier ("Une journée en enfer",
"Piège de Cristal"). Philip
Noyce, qui avait tourné le deuxième opus,
devait touner le présent épisode. Mais
le réalisateur n'était pas libre après avoir
accepté le remake de "L'Homme Tranquille",
tourné à la meme période. Phil Alden Robinson
est connu pour Field of Dreams (avec Kevin Costner)
et Sneakers (Robert Redford, Sideny Poitie).
Depuis, Robinson a essentiellement réalisé
des documentaires et des séries.
Le
tournage de "La somme de toutes les peurs"
débuta en février 2001 à Montréal (où le Pentagone et
le siège de la CIA furent reconstitués) en passant par
Washington, Baltimore, Moscou, le désert californien
et Israel pour s'achever fin juin.
Par rapport au livre, quelques différences dans le scénario
durent être apportées. Avant même les attentats du 11
septembre 2001, la production décida de transformer
les arabes en néo-nazis. Le stade de Denver muta en
celui de Baltimore. A noter aussi que dans le roman,
Ryan est déjà un directeur de la CIA. Hors ici Ben Affleck
est beaucoup trop jeune pour atteindre ce poste. Le
héros n'a également pas de femme dans
cet épisode et qu'il a perdu du gallon (il est
juste un simple analyste qui écrit des rapports).
Des
modifications qui aboutissent à une interprétation
qui convient parfaitement à Tom Clancy. A tel
point que l'auteur a remis en chantier une série de
romans sur les jeunes années de Jack Ryan dans le but
de les faire adapter plus tard. Reste un certain nombre
de livres écrits par Clancy à adapter : Sans
aucun remords, Dette d'honneur, Sur ordre, sans
omettre Le Cardinal du Kremlin. Ce dernier fut
longtemps en développement mais l'histoire, ancré
dans la Guerre froide, l'a un peu démodé. Résultat
: à l'instar de Bad Company, Paramount
a préféré choisir le thème très en vogue
de la menace terroriste nucléaire.
La
franchise s'est révélée une fois
de plus rentable aux USA : avec un budget de 68 millions
de dollars, le film en a rapporté 120 millions.
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SPY
GAME @
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"Mais qui peut donc bien acheter çà
? - Il y a toujours un preneur pour ces merdes".
Première
constation : depuis "A la poursuite d'Octobre Rouge"
("The Hunt for Red October") aucun film de la
série n'a réussit à atteindre la qualité du premier
opus.
"La
somme de toutes les peurs" confirme cette tendance.
En guise de peurs en tout genre et d'adrénaline le spectateur
a droit à une simulation improbable. Tout sonne faux,
à l'instar de cette première scène avec le Président.
Le
script, trop aseptisé en action et en suspens, n'arrive
pas à se hisser au niveau de ses prédécesseurs. Les
scénaristes ont non seulement manqué d'inspiration,
mais de surcroît n'ont pas hésité à ôter des étapes
entre certaines séquences. Résultat : trop d'invraisemblances
comportementales nuisent à la crédibilité des personnages.
En choisissant de rajeunir le héros, le film de Robinson
présente un personnage incapable d'agir car inexpérimenté.
Sans omettre l'analyse géopolitique, d'un simplisme
affligeant, et l'inutilité du jargon stratégique qui
ne signifie rien aux profanes que nous sommes.
Sans
réel enjeu, "La somme de toutes les peurs" finit
par lasser, d'autant que les relations entre le Pentagone
et Hollywood apparaissent - après "Bad
Compagny" - plus qu'évidentes. Trop d'images
gratuites à la gloire de l'Armée.
Pas de surprise non plus coté casting : Ben Affleck
reprend donc le flambeau, sans pour autant convaincre.
Face à lui Morgan Freeman dans son éternel rôle d'enquêteur
domine le jeu, une fois de plus parfait. Trop brouillon
et concentré sur les effets spéciaux, le réalisateur
a tout simplement oublié la jubilation éprouvée devant
des films d'action à la James Bond, plus chocs et pas
tocs.
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@ir-V Trocc@z - |