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L'été américain 2002

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

Site officiel (US)

L'été américain 2002

The majestic

The Majestic
USA / 2001
Sortie en France le 8 mai 2002

Fiche technique

  • Production : Castle Rock Ent/ Darkwoods
  • Réalisation : Franck Darabont ("The green Mile", "Les évadés")
  • Scénario : Michael Sloane
  • Montage : Jim Page
  • Directeur de la photographie : David Tattersall (B.S.C.)
  • Son : Mark Ulano ( C.A.S.)
  • Décors : Gregory Melton
  • Musique : Mark Isham
  • Durée : 2 h 29

DISTRIBUTION :

  • Jim Carrey (Peter Appleton)
  • Martin Landau (Harry Trimble)
  • Laurie Holden (Adele Stanton)
  • David Ogden Stiers (Doc Stanton)

Synopsis

 

Dans les années 50, Peter Appleton est cinéaste à Hollywood. Homme honorable et sans histoire, il se voit un jour accusé à tord d'être communiste et d'oeuvrer contre les intérêts de l'Amérique. Ivre d'avoir noyé son chagrin dans l'alcool, il est victime d'un accident de voiture, et perd la mémoire.

Il est recueillit par leshabitants d'une petite ville ou on lui administre les premiers soins. Là, un vieil homme, Harry Trimble, croit reconnaître en Pete son fils Luke, un brave soldat porté disparu pendant la seconde guerre mondiale.

Ignorant son identité véritable, le scénariste joue le jeu et entreprend de retaper un cinéma désaffecté : Le Majestic.

 

Revue de détails

 

The majesticAu départ le film de Frank Darabont síintitulait "The Bijou". Finalement il sort sous le nom de "The Majestic" pour une question de droits réservés.

"The Majestic" est le troisième long-métrage de Franck Darabond, connu pour ses téléfilms. Ses deux premiers longs, intitulés "Les Évadés" et "La Ligne Verte" sont tous deux tirés de best-sellers de Stephen King.

En tournant "The Majestic", Frank Darabont a voulu rendre hommage au cinéma hollywoodien d'antan et notamment aux films idéalistes de Frank Capra, tel le classique "La vie est belle" ("It's a wonderful life") datant de 1946, où l'imaginaire rejoint la réalité. Sans omettre des allusions plus ou moins marquées à "Un tramway nommé désir" ("A streetcar named desire"), "Un Américain à Paris" et "Le Jour où la Terre s'arrêta" ("The day the earth stood still").

Le réalisateur a choisi comme principal décor pour "The Majestic" le ville de Ferndale, une charmante localité de style Victorien, nichée aux abords de la forêt de Redwood. Ferndale étant dépourvue de cinéma, le chef décorateur Grégory Melton dut en construire un de toutes pièces sur le parking public de la ville. Ce dernier et son équipe créèrent également la cafétaria ainsi que la mairie de la ville fictive de Lawson.

Pour tourner "The Majestic", Frank Darabont a díailleurs fait appel à certaines personnes qui avaient fait équipe avec lui sur le tournage de "La Ligne verte" ("The Green Mile" avec Tom Hanks) : le directeur de la photographie David Tattersall, la chef costumière Karyn Wagner et le compositeur Mark Isham. On ne change pas une équipe qui gagne. Pourtant malgré le casting et cette équipe de choc, le film níest pas rentré dans ses frais.

Dommage pour Jim Carrey, qui avait réalisé un carton historique au box-office avec le film de Ron Howard ("A beautiful mind" - "Un homme d'exception"), "The Grinch".

Résultat : le film ne parviendra pas à couvrir la moitié de la somme sortie par le studio. Contre-performance imputable à un contre-emploi pour l'acteur de "The Mask", plus habitué il est vrai à drainer les foules avec des rôles de contorsionniste grimaçant.

 

Critique

 

LE CARREYSTIC @@

A l'origine de "The Majestic" figure la même équipe que celle de "La ligne verte" ("The Green Mile" avec Tom Hanks). De sérieuses références donc.

A l'instar de son précédent film, le réalisateur Frank Darabont livre ici un film simple et ampli de nostalgie, mettant à l'honneur l'époque regrettée où le spectateur était envoûté par le septième art, dans une ambiance propice à la nostalgie : vieux décors, vieilles affiches.

Et s'inscrit par ailleurs dans un cadre politique délicat : líépoque de la "chasse aux sorcières" de McCarthy, comprenez la chasse aux communistes.

Dans le rôle principal, Jim Carrey ("The Mask", "Batman Forever") prouve après "The truman show" tout son potentiel d'un strict point de vue dramatique, à mille lieux des rôles de clown grimacier qui líont fait connaître. Espérons qu'il renouvellera à l'avenir ce genre de performance fort appréciable.

A ses côtés, Martin Landau ("La mort aux trousses", "Pinocchio", "Sleeply Hollow"), dans le rôle d'Harry Trimble, s'avère profondément émouvant et attachant. Sa prestation, discrète et sans accrocs, apporte un peu d'efficacité à ce film qui en manque singulièrement.

Si la profondeur de certaines scènes (la réconciliation, la tirade du tribunal qui paraît un peu légère) a été sacrifié au prix de longueurs inutiles, le spectateur sera à coup sûr touché par cette histoire qui fleurte avec le réalisme, sans pour autant tomber dans le pathétique. On regrettera alors d'autant plus ces mêmes longueurs qui viennent plomber un scénario plutôt efficace.

- Justine C@ssu -

 

 

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