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Le
Silence des agneaux est tiré d'un roman de Thomas Harris
du même nom et met en scène deux personnages déjà existants
dans "Le Sixieme Sens" (Manhunter) de Michael
Mann (le réalisateur de "Heat" et "Ali"),
toujours adapté d'un ouvrage de Harris, Dragon
Rouge, à savoir Hannibal Lecter et Jack Crawford.
Dans
un souci de réalisme, Scott Glenn et Jodie Foster
furent mis en relation avec des agents du FBI, et passèrent
beaucoup de temps à se familiariser avec les techniques,
mais également avec l'état d'esprit de ces personnes.
Scott
Glenn a même visionné des photographies de scènes de
crimes. A regarder le ventre vide....De même, afin de
mettre en scène un psychopathe crédible, le réalisteur
et son équipe se sont lancés dans de longues recherches,
qui ont abouti à la naissance de James "Buffalo Bill"
Gumb, un mélange de trois tueurs en série ayant existé.
L'un d'entre eux avait déjà inspiré le
personnage de Norman Bates dans Psychose d'Alfred Hitchcock.
Le
film fut un énorme succès et propulsa
définitivement Jodie Foster comme superstar.
D'autre part, Le
Silence des agneaux est le seul film, avec New York-Miami
de Franck Capra en 1934 et Vol au-dessus d'un nid de
coucou de Milos Forman en 1975, à avoir remporté les
cinq oscars majeurs : meilleur film, meilleur réalisateur
(Jonathan Demme), meilleur acteur (Anthony Hopkins),
meilleure actrice (Jodie Foster) et meilleure adaptation
(Ted Tally). Le succès est tel qu'une suite fut
mise en chantier. Mais elle n'arrivera que neuf ans
plus tard sur les écrans, "Hannibal"
de Ridley Scott, suivi deux ans plus tard de "Dragon
Rouge" (Red Dragon) avec Edward Norton.
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CA
VA SAIGNER ! @@@@
En
prime de la redécouverte de Jodie Foster après sa
prestation dans "Taxi Driver" de Martin Scorcese,
ce "Silence des agneaux" délivre un plaisir certain
à voir l'inquiétant et ambigu Anthony Hopkins - alias
Hannibal Lecter - manipuler ses interlocuteurs tout
autant que les spectateurs, non sans une certaine
félicité.
D'où
des scènes franchement tendues, qui feraient passer
"Scream" et consorts pour un aimable feuilleton de
dimanche après-midi. L'ensemble est d'une noirceur
réjouissante et le réalisateur joue habilement sur
les clairs-obscurs pour mieux attiser notre curiosité
et notre tension. Soit l'utilisation avec parcimonie
et succès des recettes qui ont fait le succès des
maîtres à penser Alfred Hitchcock et Roger Corman
(qui fait d'aileurs ici une apparition).
Résultat
: dix ans après, le suspens fonctionne toujours. A
tel point que le film de Jonathan Demme est devenu
un classique du genre, influençant bon nombre de films
contemporains (en tête "Les rivières pourpres" de
Mathieu Kassovitz).
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@ir-V Trocc@z -
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