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L'été américain 2002

 

L'été américain 2002

L'été américain 2002

Windtalkers

Site officiel

L'été américain 2002

Windtalkers

Windtalkers, les messagers du vent ("Windtalkers")
USA / 2002
Sortie en France le 4 septembre 2002

Fiche technique

  • Production : Lion Rock / John Woo, Terence Chang, Tracie Graham, Alison Rosenzweig
    Réalisation : John Woo ("Mission Impossible 2", "Volte/Face")
    Scénario : John Rice et Joe Batteer
    Montage : Steven Kemper, Jeff Gullo, Tom Rolf - A.C.E.
    Photo : Jeffrey Kimball, ASC
    Décors : Holger Gross
    Costumes : Nick Scarano
    Son : Mark P. Stoeckinger
    Musique : James Horner ("Titanic")
    Durée : 2h 14

    DISTRIBUTION :

    Nicolas Cage (Joe Enders)
    Adam Beach (Ben Yahzee)
    Christian Slater (Pete "Ox" Anderson)
    Frances O'Connor (Rita)
    Peter Stormare (Hjelmstad)

Synopsis

 

1944, durant la Seconde Guerre mondiale. Les Etats-Unis ont utilisé une méthode de codage face aux Japonais : le langage Navajo, uniquement compris et parlé par certains soldats indiens. Ces code talkers transmettaient les messages codés entre les bases américaines disséminées sur les îles du Pacifique. Le marine Joe Enders sort blessé d'une bataille sanglante sur les îles Salamon. Après avoir récupéré dans un hôpital, il est chargé d'une nouvelle mission consistant à assurer la sécurité de deux soldats navajos, Ben Yahzee et Charlie Whitehorse, et à "protéger le code à tout prix" pour l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi. En clair : sacrifier, si besoin est, leurs frères d'armes. Durant ce périple, Joe se voit accompagner d'Ox Anderson et d'autres soldats. En pleine bataille de Saïpan, des liens d'amitié se tissent entre les Navajos et leurs "anges gardiens".

 

Revue de détails

 

WindtalkersUne fois n'est pas coutume, ce n'est pas John Woo n'est pas à l''origine du projet "Windtalkers", mais bien les productrices du film Alison R. Rosenzweig et Tracie Graham. La première découvrit l'existence des "code talkers" grâce à son frère. Ce dernier l'incita à développer ce chapitre peu connu de la Seconde Guerre mondiale en long métrage. En découvrant la résonnance dramatique de cet épisode, les produtcrices décidèrent de contacter le réalisateur de "Volte/Face" et mirent alors le projet en développement. L'occasion idéale pour John Woo de sortir du carcan du film d'action qui a fait son succès en occident ses dernières années.

Le titre du film, "Windtalkers", fait référence à la culture Navajo, car le vent joue un rôle éminent dans la vision du monde et des croyances religieuses de leur culture. L'occasion surtout de réaliser un film en forme d'hommage aux héros méconnus de la Seconde Guerre mondiale : les "code talkers" Navajos. Ces derniers, enrôlés dans les Marines, purent transmettre de nombreux messages cryptés d'une importance cruciale basés sur leur langue maternelle. Une méthode efficace qui porta ces fruits et permit aux américains de remporter la Guerre du Pacifique. Connaissant la complicité entre John Woo et ses comédiens, on ne sera guère étonné de retrouver deux acteurs avec que réalisateur de "Mission Impossible 2" ("M: I -2") avait déjà dirigé : Nicolas Cage (sur "Volte / Face") et Christian Slater (sur "Broken Arrow").

Pour l'imposant tournage du film, le cinéaste s'est entouré d'une équipe performante, en particulier le directeur de la photographie Jeffrey L. Kimball (avec lequel il avait déjà travaillé sur "Mission: impossible 2" avec Tom Cruise). Au total, les prises de vues se sont étalées sur une durée de 20 semaines et ont été effectuées à Hawaï et en Californie du Sud. (à l'instar de "Pearl Harbor" de Michael Bay). Cette décision a entraîné d'importants bénéfices financiers pour l'île : on estime qu'au moins 30 millions de dollars (sur les 100 alloués au budget total du film) ont ainsi été déversés dans l'économie locale.
Quant à la principale bataille du film (la bataille de Saïpan), elle s'est déroulée dans un ranch d'Honolulu, à la superficie d'environ 1,6 hectares. Tout ceci a nécessité une préparation d'envergure, particulièrement en ce qui concerne la bataille de Saïpan. Pour leur donner le maximum de crédibilité, la production a enrôlé 700 figurants, dont 250 soldats japonais, des réservistes et d'anciens Marines. Et les acteurs ont été regroupés dans la base de Kaneohe, où durant une semaine, ils apprirent comment marcher, parler, penser et réagir comme de véritables Marines. Une préparation psychologique adéquate. Sans oublier le souci de réalisme dans les costumes : au total le chef costumier a conçu 1.300 uniformes de Marines et un millier d'uniformes japonais à l'identique de ceux de l'époque. Parallèlement, la production s'est procurée 500 armes d'époque ainsi que des tanks et des chars. On imagine la note, plutôt salée ... Hélas, malgré tous ces moyens déployés, "Windtalkers" n'a pas obtenu le succès escompté aux Etats-Unis, face des films plus apte à attirer un public jeune : "Spider-Man", "Ice Age", "Men In Black 2" ...

Quant aux Navajos, à qui on rend hommage dans ce film, le Congrès des Etats-Unis a décerné sa médaille d'or à quatre d'entre eux des Navajos (et aux familles de 25 autres) en juillet 2001. A noter enfin que la sortie initialement prévue pour le 9 novembre 2001 aux Etats Unis a été repoussée à l'été us 2002 pour éviter les contre coups suite aux attentats du 11 septembre au World Trade Center. Une attente qui ne fût pas profitable au film, l'exploitation sur le sol américain ne parvennant pas à rembourser la moitié de son budget de 100 M de dollars.

 

Critique

 

 

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