 |
Windtalkers, les messagers du vent ("Windtalkers")
USA
/ 2002
Sortie en France le 4 septembre 2002

|
|
|
1944, durant la Seconde Guerre mondiale. Les Etats-Unis
ont utilisé une méthode de codage face aux Japonais
: le langage Navajo, uniquement compris et parlé par
certains soldats indiens. Ces code talkers transmettaient
les messages codés entre les bases américaines disséminées
sur les îles du Pacifique. Le marine Joe Enders sort
blessé d'une bataille sanglante sur les îles Salamon.
Après avoir récupéré dans un hôpital, il est chargé
d'une nouvelle mission consistant à assurer la sécurité
de deux soldats navajos, Ben Yahzee et Charlie Whitehorse,
et à "protéger le code à tout prix" pour l'empêcher
de tomber aux mains de l'ennemi. En clair : sacrifier,
si besoin est, leurs frères d'armes. Durant ce périple,
Joe se voit accompagner d'Ox Anderson et d'autres soldats.
En pleine bataille de Saïpan, des liens d'amitié se
tissent entre les Navajos et leurs "anges gardiens".
|
|
Une
fois n'est pas coutume, ce n'est pas John Woo n'est
pas à l''origine du
projet "Windtalkers", mais bien les productrices
du film Alison R. Rosenzweig et Tracie Graham. La première
découvrit l'existence des "code talkers" grâce à son
frère. Ce dernier l'incita à développer ce chapitre
peu connu de la Seconde Guerre mondiale en long métrage.
En découvrant la résonnance dramatique de cet épisode,
les produtcrices décidèrent de contacter
le réalisateur de "Volte/Face" et mirent
alors le projet en développement. L'occasion
idéale pour John Woo de sortir du carcan du film
d'action qui a fait son succès en occident ses
dernières années.
Le
titre du film, "Windtalkers", fait référence
à la culture Navajo, car le vent joue un rôle éminent
dans la vision
du monde et des croyances religieuses de leur culture.
L'occasion surtout de
réaliser un film en forme d'hommage
aux héros méconnus de la Seconde Guerre
mondiale : les "code talkers" Navajos. Ces derniers,
enrôlés dans les Marines, purent transmettre de nombreux
messages cryptés d'une importance cruciale basés sur
leur langue maternelle. Une méthode efficace qui porta
ces fruits et permit aux américains de remporter la
Guerre du Pacifique. Connaissant la complicité
entre John Woo et ses comédiens, on ne sera guère
étonné de retrouver deux acteurs avec
que réalisateur de "Mission Impossible 2"
("M: I -2") avait déjà dirigé
: Nicolas Cage (sur "Volte / Face") et Christian
Slater (sur "Broken Arrow").
Pour
l'imposant tournage du film, le cinéaste s'est
entouré d'une équipe performante, en particulier le
directeur de la photographie Jeffrey L. Kimball (avec
lequel il avait déjà travaillé sur "Mission:
impossible 2" avec Tom Cruise). Au total, les prises
de vues se sont étalées sur une durée de 20 semaines
et ont été effectuées à Hawaï et en Californie du Sud.
(à l'instar de
"Pearl
Harbor" de Michael Bay). Cette décision
a entraîné d'importants bénéfices financiers pour l'île
: on estime qu'au moins 30 millions de dollars (sur
les 100 alloués au budget total du film) ont ainsi été
déversés dans l'économie locale.
Quant à la principale bataille
du film (la bataille de Saïpan), elle s'est déroulée
dans un ranch d'Honolulu, à la superficie d'environ
1,6 hectares. Tout ceci a nécessité une
préparation d'envergure, particulièrement
en ce qui concerne la bataille
de Saïpan. Pour leur donner le maximum de crédibilité,
la production a enrôlé 700 figurants, dont 250 soldats
japonais, des réservistes et d'anciens Marines. Et les
acteurs ont été
regroupés dans la base
de Kaneohe, où durant une semaine, ils apprirent
comment marcher, parler, penser et réagir comme de véritables
Marines. Une préparation psychologique adéquate.
Sans oublier le souci de réalisme dans les costumes
: au total le chef costumier
a conçu 1.300 uniformes
de Marines et un millier d'uniformes japonais à l'identique
de ceux de l'époque. Parallèlement, la production s'est
procurée 500 armes d'époque ainsi que des tanks et des
chars. On imagine la note, plutôt salée
... Hélas, malgré tous ces moyens déployés,
"Windtalkers" n'a pas obtenu le succès
escompté aux Etats-Unis, face des films plus
apte à attirer un public jeune : "Spider-Man",
"Ice Age",
"Men In Black
2" ...
Quant
aux Navajos, à qui on rend hommage dans ce film,
le Congrès des Etats-Unis a décerné sa médaille d'or
à quatre d'entre eux des Navajos (et aux familles
de 25 autres) en juillet 2001. A noter enfin que la
sortie initialement prévue pour le 9 novembre 2001 aux
Etats Unis a été repoussée à l'été
us 2002 pour éviter les contre coups suite aux attentats
du 11 septembre au World Trade Center. Une attente qui
ne fût pas profitable au film, l'exploitation
sur le sol américain ne parvennant pas à rembourser
la moitié de son budget de 100 M de dollars.
|