|

DU
LIVRE AU FILM : HARRY POTTER A L'ECOLE DES SORCIERS
Des
pages aux images.
Comme
toutes les adaptations, le film est dédié à deux spectateurs différents
: le curieux (il n'a pas lu le livre, est entré dans la salle
parce que la bande annonce lui avait plu) et l'érudit (il a lu
le roman, est fan, connaît les répliques par cour et craint fort
un ratage de l'adaptation). Intéressons-nous au point de vu de
ce dernier.
Chris
Columbus a eu le flair de nous épargner le long passage d'introduction
qui raconte une journée avec Vernon Dursley (l'oncle d'Harry).
Passage sans grand intérêt mais malheureusement nécessaire au
livre pour lancer l'intrigue.
Le
film débute à "Privet Drive" (les fans reconnaîtront le panneau
à cette effigie), lors de l'arrivé d'Harry. Nous y retrouvons
un professeur McGonagall beaucoup plus accueillante et aimable
que dans le livre où elle est décrite comme "froide, sévère
exaspérée et grimaçante".
Albus
Dumbledore : il reste fidèle à la description : longue barbe
blanche, l'air sévère mais gentil.
Les
premiers chapitres du livre couvrent le lecteur d'une montagne
de détails sur les personnages, les situations passée et présentes..
Columbus préserve quant à lui un certain mystère autour de ses
héros (Harry en particulier), ce qui pimente un peu l'intrigue.
Le
personnage d'Harry Potter : Harry reste l'enfant décrit par
Rowling. Daniel Radcliff colle précisément au personnage. Le Harry
du film est parfaitement joué quoi que légèrement moins démonstratif
que celui du livre. En lisant le premier volume des aventures
de nos petits sorciers, on constate la présence importante de
la mère de Ron dans bon nombre de discussions. Mme Weasley est
appelée à avoir un rôle plus important dans les adaptations suivantes.
Chris
Columbus n'a cependant pas eu besoin de recourir au même procédé,
les images à elles seules suffisant à donner son importance à
un personnage.
L'arrivée
au château : c'est un des grands moments du film. Joliment
décrite par Rowling, l'arrivée en est devenue féerique après le
passage de Columbus. La beauté des effets spéciaux (les barques,
le plafond magique, les chandelles,.) ajoutent à la magie de la
description.
Le
miroir du Risèd : Dans le livre, Harry lit au-dessus du miroir
du "désir" une inscription étrange : "Risèd elrue ocnot edsi
amega siv notsap ert nomen ej" (on comprendra "je ne montre
pas ton visage mais de ton cour le désir").
On ne retrouve malheureusement pas ce détail à travers les images,
problèmes de traduction obligent.
La
suppression d'une épreuve : Nous retrouvons dans le dernier
chapitre du livre les mêmes étapes de la quête de Harry. Cependant,
dans le film, une manque à l'appel : L'énigme. C'est un épisode
cours, par lequel l'auteur à voulut renforcer les liens entre
Harry et Hermione (puisqu'elle le suit en laissant Ron derrière
elle). Un peu long peut-être pour un dénouement en image. mais
l'histoire n'y perd pas vraiment.
En bref : le respect de l'ouvre et du texte en lui-même
est tels que le film donne simplement envie de (re?)lire le livre.
N'est ce pas là l'essentiel d'une adaptation ?
-
Justine C@ssu -
|