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DU
LIVRE AU FILM : HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS
Des
pages aux images.
Le
film est une adaptation, on le sait. Malheureusement, il ne pourra
n'être vu que si le premier l'a déjà été, ou, bien sur, si le
livre a été lu. Sans cela, il parait un peu plus ardu de saisir
le pourquoi du comment.
Après la scène de la poudre de cheminette, où Harry n'atterrit
pas où il fallait. Dans cet endroit sordide, il voit pour la première
fois cet homme étant au teint pâle et au nez pointu, qui a les
mêmes yeux gris et froids qu'une personne qu'il n'apprécie guère.
Homme qu'il identifie de suite comme le père de Drago Malfoy.
Cette scène a une réelle fonction dans le roman.
En
effet, on y entend (Harry est caché dans un placard ! ) Malfoy
père et fils dire ce qu'ils pensent des autres personnages du
roman. Et tout le monde y passe, les Weasley, Harry, et même Hermione.
On comprend que les Malfoy sont des habitués de l'Allée des embrumes,
et qu'ils sont encore bien plus vicieux, sombres et mystèrieux
que ce qu'on veut bien nous montrer dans le film.
La
scène qui jouxte celle de la librairie : le réalisateur a
sans doute trouvé préférable de ménager le jeune spectateur puisqu'il
lui a épargné une scène de bagarre entre Lucius et Mr. Weasley.
Elle a lieu dans la librairie où apparaît le personnage de Lockhart.
Toutefois, ce Malfoy là a déjà l'air bien assez détestable dans
le film, probablement pas la peine d'en rajouter !
Harry
est un Fourchelang : dans ce deuxième épisode, on apprend
qu'il parle la langue des serpents. Dans le livre, J.K. Rowling
n'a eu d'autre choix que de faire expliquer aux autres personnages
ce qu'Harry avait fait, mais ce que le réalisateur nous montre
est beaucoup plus beau, et voir le petit sorcier parler cette
langue étrange donne un cachet de plus à un univers magique qui
n'en manquait déjà pas.
Plus
épais que le premier:
ce
deuxième volet a nécessité quelques raccourcis. Nombreux, certes,
mais jamais fâcheux.
Bien
au contraire, les scènes désobligeantes pour des enfants sont
maintenues à leur plus strict dispositif, et des scènes comme
la discussion qu'a Harry avec le journal de Jedusor sont épargnées
puisque les images parlent d'elles-mêmes.
Harry
à l'école des sorciers comptait 302 pages adaptées en 2h30.
Harry et la chambre des secrets en compte 358, adaptées en 2h40.
dix minutes de plus donc, pour 56 pages de plus.. 5 minutes et
demi la page donc. Grosses pages !
Question
personnages. Toujours rien à redire, si ce n'est qu'il semblerait
qu'on ait voulu accentuer un peu les traits. Ainsi, lockhart est
d'autant plus ridicule, Harry plus "héroique" et Rogue mystèrieux.
On accueille avec plaisir l'importance de nouveaux personnages,
toujours aussi fidèles à leur description d'origine.
En
bref : le respect de l'ouvre est incontestable, à se demander
qui de J.K.Rowling ou de Chris Columbus à réalisé le film
!
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Justine C@ssu -
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