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HARRY
DANS TOUS SES ETATS @@
Warner
a eu raison de confier à Chris Columbus ("Greemlins", "Maman j'ai
raté l'avion") l'adaptation sur grand écran de l'histoire du désormais
mythique petit sorcier Harry Potter.
Le
nouveau héros de la littérature enfantine (au moins 110 millions
de lecteurs) crève l'écran et gonfle ainsi les rangs de ses fans.
Les lecteurs fidèles de la première heure seront ravis de constater
que le chef-d'ouvre est respecté au pied de la lettre et qu'aucune
liberté n'a été prise par rapport au texte d'origine. "Harry Potter
à l'école des sorciers" ("Harry Potter and the Philosopher's Stone")
est le premier épisode d'une série de sept.
Le
film de Chris Columbus se veut, à l'instar de "Star
Wars" ou "Retour vers le futur", le premier épisode d'une
saga. Le réalisateur plante le décor, définit l'ambiance et présente
les personnages. Bon usage a été fait des 120 millions de dollars
de budget : Columbus donne aux images un ton étrange et magique
tout droit tiré de nos rêves d'enfants.
A
ce titre le plafond magique et les chandelles volantes en charmeront
plus d'un.
Même
s'il est possible de constater quelques (rares) lacunes dans le
cadre de certains effets spéciaux (certains joueurs de Quidditch
ne sont pas très convaincants), l'oil reste globalement satisfait.
Daniel Radcliffe a été merveilleusement bien choisit (parmi 70
000 candidats) pour incarner Harry et colle parfaitement bien
au décor. La liste des seconds rôles est très bien tenue (du professeur
McGonagall joué par Maggie Smith à Hedwige, la chouette de Harry,
en passant par Argus Rusars, Daniel Bradley en concierge réellement
effrayant), ce qui donne finalement une importance toute particulière
à chaque personnage et à chaque scène.
Le
tout mène le spectateur sans peine au bout des 2 h 35 de bande.
Un peu long peut-être pour un film pour enfants, mais il en vaut
la peine. Bref : tombé à point nommé pour les fêtes .
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Justine C@ssu -
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