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J.P
Rowling, a obtenu de la Warner un droit de regard sur l'adaptation
de son livre.
Pas
facile d'adapter "Harry Potter" au cinéma.
Parmi les principales difficultés qu'on rencontrées la Warner,
on peut citer en vrac : un tournage qui devait rester secret,
le choix crucial du jeune comédien qui allait incarner le héros
du film ainsi que celui du réalisateur. Et surtout le débat des
fans de la première heure qui ne supporteraient pas de voir leur
livre favori massacré.
Le
potentiel de spectateurs est énorme : près de cent million de
lecteurs d'Harry Potter à travers le monde. En Angleterre, l'engouement
est tel que 500 000 tickets ont été pré-vendus avant même la sortie
d'Harry Potter à l'école des sorciers (le 16 novembre).
Aux Etats-Unis le film sera sous le titre "Harry Potter and the
Sorcerer's stone". En Angleterre Warner le transforme en "Harry
Potter and the Philosopher's stone" (soit le titre du roman d'origine).
Un changement qui a nécessité deux versions de dialogue et par
conséquent le tournage en doublon de certaines scènes.
En
France le film sort le 5 décembre sur 800 copies, soit la deuxième
plus grosse sortie pour le studio Warner France après cette année
"La vérité si je mens ! 2" (837 copies). Mais ce n'est rien comparé
aux Etats-Unis, où le film de Chris Columbus est lancé sur plus
de 3000 écrans. Les 125 millions de dollars investis dans le film
sont d'ores et déjà amortis. Harry Potter à l'école des sorciers
a déjà rapporté au studio un peu plus de 250 million de dollars,
rien qu'en Amérique. Il faut préciser que le film a bénéficié,
tout comme "Le seigneur des anneaux" ("The fellowhip of the ring")
d'une campagne publicitaire ciblée.
Dès
le 1er janvier 2001, Warner a publié le visage de l'interprète
d'Harry Potter, Daniel Radcliffe. Et au mois d'avril, le premier
teaser était diffusé sur Internet. Le mois suivant la première
affiche révélée. Puis progressivement les partenaires commerciaux
ont pris le relais : AOL, RTL, Cartoon Network, Coca-Cola . Les
produits estampillés Harry Potter ont simultanément été lancés,
à l'instar de Mattel (qui fabrique la poupée Barbie), qui propose
des figurines à l'effigie de l'apprenti sorcier. ElectronicArts
n'est pas en reste avec des jeux vidéos.
Même
Mars a décliné sa traditionnelle gamme de chocolat en Chocogrenouilles.
Enfin, la sortie d'Harry Potter sur les écrans s'accompagne parallèlement
de la réédition des livres de J.K Rowling, dont notamment une
version lue par Bernard Giraudeau (diffusé durant l'automne 2000
sur France Culture).
Le
casting : le gratin du cinéma anglais
Le
tournage de "Harry Potter à l'école des sorciers" a débuté en
le 20 février 2001 et s'est achevé en avril de la même année.
Le reste du temps étant consacré à la post-production. Les prises
de vues se sont faites aux plateaux de Leavesden mais aussi dans
certains endroits de Londres comme le King Cross Station, le zoo
de Londres, l'abbaye de Lacock, ou encore la cathédrale de Gloucester
(900 ans d'âge tout de même .).
L'auteur
d'"Harry Potter", J.P Rowling, a obtenu de la Warner un droit
de regard sur l'adaptation de son livre. Elle a ainsi exigé que
le tournage se fasse exclusivement en Angleterre et que le casting
ne soit composé que d'acteurs britishs.
60
000 candidats ont envoyé des cassettes en espérant décrocher le
rôle d'Harry Potter. Soit mieux encore qu'Anakin Skywalker de
"Star Wars".
Daniel
Radcliffe, onze ans, décroche finalement le rôle. Un jeune acteur
qui incarnait le magicien David Copperfield enfant dans un téléfilm
homonyme. Il devance ainsi Gabriel Thomson (vu dans "les nouvelles
aventures de Pinnocchio"), un temps envisagé. S'ensuit la recherche
des autres acteurs. Alan Rickman remplace Tim Roth qui a préféré
tourner avec Tim Burton, ("La planète des singes").
Le
reste de la distribution demeure tout aussi royal, le gratin du
cinéma anglais : John Cleese des Monthy Python, John Hurt ("Elephant
Man"), Julie Walters la prof de danse de "Billy Elliot", Richard
Harris vu dans "Gladiator" sans oublier Maggie Smith ("Sister
Act").

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