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PAS
STITCH @@
Cruel
constat : depuis quelque temps la firme Disney ne s'avère pas franchement
en forme. L'avènement de l'image de synthèse serait-elle en cause
?
Pas vraiment. Il faudrait davantage regarder du côté du scénario,
qui ne prend aucun risque et ne transcende en aucun cas les conventions,
malgré ce que voudrait bien nous faire croire les dirigeants du
studio. Après le laborieux "Atlantis", "Lilo
& Stitch" s'immisce dans un opportunisme de bon aloi, tranchant
ainsi avec les grandes fresques grandiloquentes qui avait fait son
succès par le passé ("Le roi lion"). Comme tout bon produit
marketing destiné à un public en bas âge à qui on ne peut rien refuser,
rien n'a été laissé au hasard afin de séduire le plus grand nombre.
Ne versons pas pour autant dans un mépris hautain devant un dessin-animé
somme toute agréable mais qu'on aurait aimé encore plus trash.
Car
après le désopilant "Shrek" qui brocardait l'image candide
de Disney, le personnage de Stitch, présenté comme la terreur ultime
de l'univers Disney, se révèle finalement très gentillet. La prise
de risque a été réduite au minimum, et l'auto-parodie érigée en
marque de fabrique, à l'image de cet extraterrestre muni d'un oil
unique qui n'est sans rappeller un certain Bob de "Monster
Inc".
Sans
omettre bien sûr le clin d'oeil appuyé et le pastiche ("pas
Stitch" devrait-on dire) de "Men In Black".
Pâtissant de sa volonté de fédérer un maximum de spectateurs plus
ou moins âgés, "Lilo et Stitch" ne doit sa singularité
qu'à l'usage de l'aquarelle, bienvenu en ces temps de l'hégémonie
de l'image de synthèse. Les séquence de surf n'en sont que plus
limpides.
Seul
bon point donc pour ce nouveau Disney certes plaisant, mais pas
forcément appelé à bien vieillir.
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@ir-V Trocc@z -
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