TOURNAGE
65
jours de tournage en Angleterre
La
menace fantôme a été tourné en 65 jours dans les studios
de Leavesden, en Angleterre, et sur les sites de Caserta
en Italie ainsi qu'à Tozeur en Tunisie. Résultat : le tournage
a duré soit cinq jours de moins que le tout premier Star
Wars. A titre indicatif, en 1976, le tournage en Tunisie
fut perturbé par la première tempête en cinquante ans. Cet
incident fût renouvelé lors du tournage de La Menace Fantôme.
La tempête détruisit d'ailleurs une bonne partie des décors
et du matériel.
A
l'origine, les scènes de Tatooine faillirent être tournées
au Maroc, mais le réalisateur préféra la lumière et le sable
de la Tunisie. D'un point de vue économique, le tournage
de l'Episode I a coûté près de 115 millions de dollars,
dont 60 utilisés pour les 2000 effets spéciaux. Ces derniers
sont une fois de plus signés ILM (Industry Light and magic)
: 95% des plans du film ont été remaniés par ordinateurs,
seuls 200 plans n'ayant pas été modifiés. La plupart des
"personnages virtuels" furent joués par de vrais acteurs
afin de faciliter l'interaction avec les autres acteurs,
puis ensuite remplacés par des images de synthèse en post-production.
Expérimentations
de caméras digitales
La
menace fantôme marque aussi des avancées technologiques
majeures : le tournage a aussi servi d'expérimentations
de caméras digitales, ne nécessitant plus de pellicule.
Une première. Les rumeurs inhérentes à Internet étaient
une fois de plus légion : selon Lucas, 80% des rumeurs qui
y circulent sont fausses, et il n'a même pas été nécessaire
d'introduire de fausses infos. Avec la prudence et le soin
du secret qu'on lui connaît, Lucas a très bien protégé l'intrigue
du film a été extrêmement bien protégée, le réalisateur
poussant le vice jusqu'à ne donner le texte aux acteurs,
qu'après leur arrivée sur le lieu du tournage. Sensible
aux remarques sur son pseudo-machisme, George Lucas a confié
à des femmes 35 % des rôles.
L'attaque
des clones confirme cette tendance romantique.
George Lucas a pu une fois de plus compter sur ses fans:
la première file d'attente a débutée le dimanche 11 avril
devant le Chinese Theater sur Hollywood Boulevard. Et le
marketing viral a été une fois de plus efficace : le film
aurait remporté avant même sa sortie près de 4 milliards
de dollars en achats de droits par les licenciés. Sans oublier
un chiffre qui liasse rêveur : 6104, soit le nombre d'articles
qui ont été publiés à travers la planète entre septembre
1998, date d'annonce du titre officiel et la mi-mai 1999.
Rien que les deux premières semaines de mai 3181 articles
sont parus, et ce, sans que LucasFilm n'ai à débourser un
centime.
Sûr de son pouvoir et de la force commerciale qu'elle représente,
Lucasfilm a imposé à 20th Century Fox un contrat historique
avec 8% des recettes pour Fox et en dictant ses conditions
aux exploitants : le film doit être projeté dans la plus
grande salle durant huit semaines. Et les pubs sont interdites
durant les deux premières semaines.
Pour récompenser ses fanatiques inconditionnels, George
Lucas a glissé plusieurs clins d'oil dans son film : un
oil exercé peut ainsi repérer un Chewbacca recyclé en sénateur
Wookie, le landspeeder repeint de Luke Skywalker et même
dans une scène du Sénat Galactique le E.T de Steven Spielberg.