Du
scénario à la réalité… : des différences notables
George
Lucas : "Le film fini diffère sensiblement du scénario
de tournage. Lorsque j'observe le déroulement d'une scène
à l'écran, cela m'inspire fréquemment de nouvelles idées
narratives, que j'intègre au montage ou à la faveur des
retakes. C'est cela qui me procure le plus de plaisir sur
un tournage. Je démarre avec un processus de montage et
de postproduction "normal", et je le mène aussi loin qu'il
m'est possible… et plus encore."
Pour
le monteur associé et sound designer Ben Burtt, les méthodes
pour le moins inhabituelles de Lucas sont parfaitement adaptées
à ses fins : "Les films STAR WARS se démarquent de la
stylistique contemporaine et se rapprochent du cinéma des
années Trente et Quarante. Paradoxalement, le processus
par lequel nous aboutissons à cette narration classique
est tout sauf traditionnel. George décompose le film en
fragments qu'il recombine au fur et à mesure du montage.
Ce processus est presque aussi fluide que celui d'un film
d'animation."
La
boucle est bouclée… : la post-production de STAR WARS LA
REVANCHE DES SITH
Vers
la fin de l'été 2004 ; alors que la postproduction était
déjà largement entamée, l'équipe se rendit aux Studios Shepperton
de Londres pour 11 jours de raccords, prévus depuis longtemps
dans le plan de travail. (Au début de l'année, il y avait
eu quelques jours de tournage sur fond bleu, avec les Wookiees,
à Sydney.)
Enfin,
en janvier 2005, l'équipe établirait brièvement ses quartiers
aux Studios d'Elstree, à Borehamwood, pour les ultimes prises
de vues, également programmées de longue date. Le dernier
plan tourné sur LA REVANCHE DES SITH fut une course frénétique
de Hayden Christensen. Lucas lança alors calmement le traditionnel
"Coupez, fin du tournage", et chacun sut qu'il venait d'assister
au dernier "tour de manivelle" d'un film STAR WARS. Et
quel plateau pouvait être plus approprié à la circonstance
que le n° 8 d'Elstree, celui-là même où George Lucas avait
tourné, en 1976, le premier plan de LA
GUERRE DES ÉTOILES ? "La boucle venait de
se boucler, et George en était réellement et profondément
heureux", témoigne McCallum.