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SYNOPSIS
Du
moindre voyou aux chefs de la pègre,
tout le monde est prevenu : "The Limey"
(soit "l'Anglais" en argot de marin)
est en ville et cherche vengeance.
L`Anglais,
c`est Wilson qui, après neuf années
de prison en Angleterre, debarque à Los
Angeles pour venger sa fille, morte dans des
circonstances suspectes.
Il
découvre un monde nouveau, dont il ne
connait pas les lois, plonge dans les bas-fonds
où il affronte des criminels endurcis.
Wilson
recherche des indices pour reconstituer un puzzle,
à partir d`une seule piste : sa fille
avait une liaison avec un producteur de disques.
CRITIQUE
SEUL
CONTRE TOUS @@@
Pour
ceux qui auraient raté les épisodes
précédents de la saga Steven Soderbergh,
l'Anglais ("The Limey") apparait comme
un véritable condensé des films
du réalisateur de "Sexe,
mensonge et vidéo" ("Sex,
lies and videotape").
Le
film se révèle en effet très
proche du méconnu (et pourtant très
bon) "A fleur de peau" (adapté de
"Pour toi j'ai tué" de Robert Siodmak,
1948) pour son ambiance glauque et ses dialogues
percutants.
"L'anglais" ne serait en réalité
qu'un bon vieux polar (armes, personnages, vengeance
...) si Steven Soderbergh n'avait eu l'intelligence
de dynamiter le genre avec ses flash-back, véritable
tic filmique du réalisateur de "Schizopolis"
(1996).
Cinéaste
instinctif et particulièrement doué,
Steven Soderbergh fait partager au spectateur,
grâce à un réçit
destructuré, l'état mental de
son héros (incarné par un Terence
Stamp surprenant). Le film est en effet raconté
du point de vue de ce dernier.
Le
choc des univers et des comédiens est
l'un des aspect les plus réjouissant
de ce thriller alambiqué, où le
désinvolte Terence Stamp et l'implacable
Peter Fonda distillent un plaisir du jeu particulièrement
communicatif.
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@ir-V Trocc@z -
| Revue
de dét@ils :
L'Anglais
("The Limey") a été tourné en
Californie du Sud, à Los Angeles dans
les collines d'Hollywood, à Boyle Heights,
sur la promenade de Long Beach et près
des falaises à pic surplombant l'océan
Pacifique à Big Sur.
Le
mot "Limey" en argot, désigne
un marin britannique. (vient de "lime",
soit citron : les marins anglais consommaient
de grandes quantités de jus de citron
afin de lutter contre les ravages du scorbut).
"Limey " signifie également
américanisme, dans un sens péjoratif.
L'un
des demeures de Valentine (Peter Fonda)
est réalité le domaine de
l'ancien conservateur du "Los Angeles
County Museum of Art", Maurice Tuchman,
située sur les collines d'Hollywood.
Pour les besoins du scénario (où
l'on voit Terence Stamp jeune jouer l'exact
réplique de son personnage d'Anglais
vingt ans plus tôt), Steven Soderbergh
a acquis les droits du film de Ken Loach,
réalisé en 1967, "Pas de larmes pour
Joy" ("Poor Cow"), dans
lequel Terence Stamp interprétait un jeune
voleur britannique nommé lui aussi Wilson.
L'Anglais
("The Limey") est par ailleurs
un hommage aux seventies : outre les deux
héros du film apparaissent dans
le film de Steven Soderberh Joe Dallessandro,
acteur vu chez Andy Warhol, et Lesley
Ann (Elaine), qui incarnait Dana Lambert
dans la cinquième saison de "Mission
: Impossible". |
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