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SYNOPSIS
Mère
élevant seule ses trois enfants, Erin
Brockovich n'avait vraiment pas besoin d'un
accident de voiture.
D'autant
que le responsable sort du tribunal financièrement
indemne.
Obligée de trouver rapidement un travail
pour couvrir tous ses frais medicaux et de justice,
Erin obtient de son avocat de l'employer comme
archiviste dans son cabinet. Son allure et son
franc-parler ne lui valent pas des debuts faciles
mais elle apprend vite.
En
classant des documents, Erin Brockovich déterre
une affaire louche d'empoisonnement et décide
de se jeter dans la bataille.
CRITIQUE
LE
FABULEUX DESTIN D'ERIN @@@
Avec
"Erin Brockovich", Steven Soderberg
brise les clichés. Son héroïne est une jeune
femme deux fois divorcée et mère de trois enfants
en bas-âge. C'est tout l'idéal américain
de la bombe plantureuse qui est ébranlé.
Le réalisateur impose ses couleurs et son style,
qui s'affirmera définitivement dans "Traffic"
: des couleurs d'intérieures et d'extérieures
qui traduisent les chauds et les froids. Les
chauds pour les sourires et les froids pour
les larmes.
A
cheval entre le film cinématographique et le
documentaire biographique, Steven Soderbergh
filme la réalité dépourvue d'artifice, de mièvrerie
et de sensiblerie. Soderberg veut du vrai.
Dans
la vie de tous les jours les personnages ne
sont pas tous beaux, heureux et en bonne santé.
Naturellement le réalisateur de "Sexe,
mensonges et vidéo" donne à
son film des allures de coup de poing. Il n'est
plus question de fiction, il s'agit de la vie.
Celle
d'Erin Brockovich, merveilleusement interprétée
par Julia Roberts. L'actrice semble avoir rencontré
son personnage a tel point que l'on pourrait
les confondre. L'actrice de "Pretty Woman"
interprète cette héroïne avec autant de conviction
que son personnage peut défendre la causes de
ses clients.
Un
rôle fort, surprenant pour une actrice qui s'affirme
pleinement. Bien entourée, entre Albert Finney
("Breakfast of Champion"), qui redore
le blason des avocats et Aaron Eckhart ("Nurse
Betty", "L'enfer du Dimanche")
qui incarne George, son compagnon, elle réussit
à tenir sur le ring grâce à ses deux compagnons
de tendresse.
Soderberg,
victime de la difficulté et de l'originalité
de son entreprise (le cinéma documentaire) montre
parfois quelques carences dans la maîtrise du
temps. Les relations fédératrices ou belliqueuses
surviennent parfois trop vite et sans explications.
Le film révèle aussi quelques longueurs qui
ne s'avèrent au final peu pesantes :
elles renforcent le spectateur dans se position
de témoin passif. Soderberg, a 30 ans, invente
ainsi une nouvelle forme de cinéma : le cinéma-journalisme.
L'émotion
brute, y est encore plus intense car elle n'y
est ni déguisée, ni maquillée, ni grossie.
On
peut raconter "les choses de la vie"
simplement, en prenant son temps. Erin Brockovitch
est le portrait d'une femme magnifique et forte,
au proie avec un thème de société, la pollution
de l'eau.
L'occasion de mettre en avant une actrice dont
la beauté n'a d'égal que son talent et de confirmer
la maîtrise d'un réalisateur, figure originale
dans les productions américaines contemporaines.
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J@cques Ligonie -
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