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Steven Soderbergh
Steven Soderbergh
Sexe, mensonges et vidéo Hors d'atteinte - Out of sight L'anglais - The limey Erin Brockovich Traffic Ocean's Eleven
Steven Soderbergh Steven Soderbergh
 
 
Réalisation : Steven Soderbergh
Scénario : Stephen Gaghan
Production : Edward Zwick, Laura Bickford
Photo : Peter Andrews
Montage : Stephen Mirrione
Décor : Philip Messina
Musique : Cliff Martinez
Son : Paul Ledford
Durée : 145 minutes
Sortie nationale (France) : 7 Mars 2001
Métrage : 4021.92
Distribution : Bac films

 

Michael Douglas (Robert Wakefield)
Benicio Del Toro (Javier Rodriguez)
Dennis Quaid (Arnie Metzger)
Catherine Zeta-Jones (Helena Ayala)
Don Cheadle (Montel Gordon)
Luis Guzman (Ray Castro)

 

Site officiel

Comité national d'information :

du cannabis à l'héroïne.

 

 
 
 
 
 
 
Traffic
 

 

Traffic
SYNOPSIS

Michael DouglasSur fond de trafic de stupéfiants, trois histoires et plusieurs destins s'entrecroisent.

Au Mexique, un policier corrompu sombre dans une situation intenable.

Aux Etats-Unis, un juge de la lutte anti-drogue découvre que sa fille est devenue toxicomane.

Enfin, à San Diego, la femme d'un trafiquant arrêté tente de sauver sa famille...

Traffic CRITIQUE

L'HEURE HASH @@@@

TrafficAprès s'être attaqué aux multinationales avec "Erin Brockovich", Steven Soderbergh démonte le circuit de la drogue du premier maillon (le cartel mexicain) aux consommateurs ( les jeunes WASP) sans occulter ceux qui la combattent, en vivent ou en meurent.

Une sorte de kaléidoscope, où plusieurs histoires s'intercalent, se croisent, se frôlent.

En racontant trois histoires en parallèle, le réalisateur de "Sexe, Mensonge et vidéo" n'a guère choisi la facilité.

Mais à la complexité d'un récit Tarantinesque, Soderbergh substitue un scénario épuré et une mise en scène elliptique.

Michael DouglasPas besoin de générique (un simple "Traffic" en bas à gauche de l'écran), ni d'introduction préalable.

En donnant à chaque lieu une tonalité unique, Soderbergh évite les écueils.

Le travail sur la lumière, superbe, facilite l'immersion du spectateur dans le réçit: bluffant de virtuosité, prodigieux de simplicité. Les histoires se connectent préservant une vision globale du problème. Toute la hiérarchie du système devient limpide.

Entre le bleu polaire, l'ambiance froide de Washington et le jaune saturé du Mexique, le spectateur, omniscient, vit le problème de la drogue de l'intérieur. Baladé mais jamais égaré.

Benicio Del ToroEt la musique, omniprésente, participe elle aussi à l'action.

Par intermittence, elle joue sur les réverbérations jusqu'à devenir oppressante. Un bruit sourd, comme après une prise de drogue.

La psychologie des personnages, en demi-teinte, la justesse de l'interprétation, viennent parfaire le tout : Michael Douglas en lutte contre un fléau qui ravage son pays mais aussi des membres de sa famille.

Benicio Del Toro, policier intègre dans un pays oû la drogue gangrène toute l'économie, la société jusqu'à l'état lui-même.

Catherine Zeta-Jones tiraillée entre son instinct maternel et son mari emprisonné.

Catherine Zeta-JonesMieux encore: sans jamais exhiber les produits illicites, Soderbergh aborde tous les problèmes : démentèlement, répression, prévention, coercition, dépendance.

A défaut de délivrer l'ultime témoignage, Soderbergh, en totale connexion avec son époque, apporte une pierre angulaire sur un sujet délicat.

Un film passionnant, à mi-chemin entre documentaire et fiction. Une véritable synthèse sur le problème de la drogue. Ici on ne trouvera pas de bon, ou de méchants, de happy end ou de solution facile : si la solution existe, elle ne peut être que globale.

- @ir-V Trocc@z -

 Copyright 1998 - 2002 Graphisme : @ir-V Trocc@z

 
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